SORTIR DU MOULE - BALADO

Un média incontournable pour les personnes intéressées par l’industrie des plastiques et des matériaux composites. 

NOUVEL ÉPISODE DISPONIBLE LE 1er LUNDI DE CHAQUE MOIS. 

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AU PROGRAMME : 

  • Rencontres avec des experts : Ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs 
  • Innovations : Dernières avancées technologiques 
  • Développement durable : Solutions écoresponsables pour un avenir plus vert 
  • Histoires de réussite : Témoignages inspirants des leaders de l’industrie 
  • Enjeux et défis : Discussions sur les défis actuels et futurs 
  • Tendances du marché : Analyse des nouvelles tendances et leur impact économique 
  • Et plus ! 

Une production d’Alliance Polymères Québec, un créneau d’excellence de la démarche ACCORD du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.

 🎙️ Épisode 33 — Attirer la relève vers les carrières manufacturières

 Robotique, automatisation, intelligence artificielle, technologies de pointe : l’industrie manufacturière a profondément changé. Pourtant, les possibilités de carrière qu’elle offre demeurent encore méconnues de nombreux jeunes, et certaines perceptions dépassées persistent.

Dans cet épisode de Sortir du moule, nous recevons M. Francis Prévost de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) pour comprendre les défis d’attraction de la relève et, surtout, explorer les solutions. Comment mieux faire connaître la réalité des usines modernes? Quel rôle les manufacturiers peuvent-ils jouer auprès des jeunes, des parents et du milieu de l’éducation? Quelles initiatives MEQ déploie-t-il pour rapprocher la prochaine génération du monde manufacturier?

Une discussion tournée vers l’action pour aider l’industrie à mieux raconter ce qu’elle est devenue et à donner envie à une nouvelle génération d’y bâtir sa carrière.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

🎙️ Épisode 32 — Matériaux avancés : Une porte d’entrée vers l’aéronautique

L’industrie aéronautique est en pleine transformation, portée par la recherche de matériaux toujours plus légers, performants et durables. Pour les entreprises des secteurs des plastiques, des composites, du caoutchouc et des textiles techniques, cette évolution représente une occasion unique de se positionner dans une chaîne de valeur parmi les plus exigeantes au monde. 

Dans cet épisode, Marie-Pierre Ippersiel, présidente-directrice générale de PRIMA Québec, explique pourquoi les matériaux avancés ainsi que l’émergence des multimatériaux combinant plastiques, composites, caoutchouc et textiles techniques, sont devenus un levier stratégique pour l’innovation aéronautique. Nous discutons également du rôle déterminant de la collaboration entre les manufacturiers, les centres de recherche et les grands donneurs d’ordres pour accélérer le développement de solutions innovantes et permettre aux entreprises québécoises de prendre leur place dans ce marché à forte valeur ajoutée.

Une entrevue incontournable pour tous les manufacturiers qui souhaitent mieux comprendre les attentes de l’industrie aéronautique et découvrir comment les matériaux avancés ouvrent la porte aux marchés de demain.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

🎙️ Épisode 31 — Décrocher des contrats en défense : les leçons d’un salon international

Comment une entreprise peut-elle tirer un réel avantage de sa participation à un grand salon international consacré à la défense et à la sécurité ? Au-delà des technologies présentées, ces événements sont des lieux stratégiques pour comprendre les besoins du marché, développer des partenariats et se positionner au sein d’une chaîne d’approvisionnement mondiale.

Dans cet épisode, animé par Michel Rousseau, directeur d’InnoCaoutchouc360, nous vous proposons deux entrevues réalisées lors de l’un des plus importants salons internationaux du secteur terrestre. Pascal Lafrenière, directeur de l’ingénierie chez Soucy Caoutchouc et Soucy Défense, partage son expérience et ses conseils pour maximiser les retombées d’une mission de veille. Puis, Patrick Sirois, de Triode, livre son analyse du marché de la défense et explique pourquoi les entreprises québécoises ont tout intérêt à développer leur présence dans cet écosystème.

Un épisode riche en conseils stratégiques pour les manufacturiers qui souhaitent explorer de nouveaux marchés et mieux comprendre les occasions d’affaires qu’offre le secteur de la défense.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

🎙️ Épisode 30 — Fabriquer au front : Mass Factory et l’avenir de la production plastique décentralisée

Et si l’usine se déplaçait jusqu’au champ de bataille? Dans cet épisode, nous explorons le modèle audacieux de Mass Factory (massfactory.ai), une entreprise qui repense de fond en comble la fabrication de masse de pièces en plastique en co-développant des solutions directement avec ses clients militaires, dont l’Armée française. Entre unités de production mobiles déployables en zone opérationnelle et fabrication de drones en série, Mass Factory illustre comment le co-développement entre industriels et forces armées peut transformer non seulement les produits, mais toute la chaîne de valeur manufacturière. Une conversation qui interpelle directement les transformateurs québécois : jusqu’où peut-on repousser les frontières de l’usine?

AVIS: Les entrevues ont été réalisées au salon Eurosatory 2026 à Paris.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

🎙️ Épisode 29: Retour sur le Colloque Bois-Polymères 2026

Le 27 mai 2026 se tenait à Laval le Colloque Bois-Polymères, un événement organisé par Alliance Polymères Québec et Signature Bois Laurentides qui a réuni chercheurs, industriels et experts autour d’une question concrète : comment la biomasse forestière québécoise peut-elle alimenter une nouvelle génération de matériaux plastiques et composites?

Dans cet épisode, on décortique les faits saillants de la journée. Veille stratégique internationale sur les marchés des matériaux hybrides, présentation de composites bois-plastique performants fabriqués ici au Québec, travaux sur les résines époxy biosourcées sans bisphénol A, valorisation de l’écorce de bouleau, mousses de cellulose, bioproduits issus de la forêt et surtout, les résultats d’une étude technico-économique qui identifie six filières prioritaires à fort potentiel pour le Québec.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

🎙️ Épisode 28: De la matière à l’idée : créer autrement avec le plastique

Et si le plastique devenait un médium de création à part entière ? Dans cet épisode, nous explorons une approche où la matière, parfois issue de résidus ou de flux inattendus, est transformée en objets uniques, à la frontière du design, de l’art et de l’ingénierie.

Avec Rino Côté, de l’Atelier à côté, on plonge dans une démarche créative qui mise sur l’expérimentation des matériaux, la formulation de nouvelles matières et l’utilisation de procédés comme l’impression 3D et le moulage pour donner vie à des pièces originales. Au-delà de la technique, c’est une réflexion sur la valeur, le sens et le potentiel narratif de la matière qui se dessine.

Un épisode inspirant pour repenser le rôle du plastique, non seulement comme matériau fonctionnel, mais comme vecteur d’innovation, de créativité et de circularité.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

Épisode 27:  Faire plus avec moins : l’art de la gestion contre-intuitive

Dans un contexte où les ressources sont limitées et les attentes toujours plus élevées, comment améliorer la performance sans simplement travailler plus ? Cet épisode explore une approche souvent à contre-courant des réflexes traditionnels de gestion : faire plus avec moins, en s’attaquant directement aux problèmes et aux gaspillages.

À travers une discussion avec Mario Gaudreault*, on plonge dans les principes de la gestion contre-intuitive et de la culture d’amélioration continue. Il y est question d’impliquer les équipes, de structurer la résolution de problèmes et de transformer l’entreprise en véritable machine à créer de la valeur. Un épisode concret pour repenser ses pratiques… et améliorer durablement ses résultats.

*Mario Gaudreault, ing., est coach en Amélioration continue, Maître ceinture noire Lean Six Sigma.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

(À venir)

Épisode #26: Repreneuriat planifié : assurer la continuité et créer de la valeur

Le transfert d’entreprise est l’un des enjeux économiques majeurs des prochaines années au Québec. Dans le secteur manufacturier, chaque transition mal préparée peut fragiliser des emplois, des chaînes d’approvisionnement et des savoir-faire stratégiques. À l’inverse, un repreneuriat bien structuré peut devenir un puissant levier de croissance et d’innovation.

Dans cet épisode, Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec, nous explique pourquoi la planification est la clé d’une transmission réussie. Nous abordons les défis du transfert d’entreprise, les pièges à éviter, les occasions à saisir pour les repreneurs et les impacts concrets pour l’écosystème manufacturier québécois. Un échange éclairant pour tous ceux qui souhaitent assurer la pérennité de leur entreprise… ou en reprendre une.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Chaque année, des centaines d’entreprises québécoises cherchent une relève… et trop souvent, la transition échoue faute de planification. Et si le repreneuriat était l’une des clés les plus puissantes pour assurer la continuité et la croissance de nos entreprises manufacturières ?
Dans cet épisode, on explore comment reprendre peut devenir une véritable stratégie de développement. Restez avec nous on débute dans moins de 30 secondes.

Le repreneuriat n’est pas simplement une solution de remplacement lorsqu’un dirigeant quitte son entreprise. C’est un levier stratégique pour préserver des savoir-faire, maintenir des emplois, consolider des chaînes d’approvisionnement locales et créer de nouvelles phases de croissance. Dans un contexte où de nombreuses PME manufacturières approchent un moment charnière, la planification de la relève devient un enjeu économique majeur pour le Québec.

Pour mieux comprendre les défis, les opportunités et les conditions de succès d’un repreneuriat planifié, nous recevons Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec. Avec lui, nous verrons pourquoi reprendre une entreprise, c’est aussi entreprendre… et comment structurer cette transition pour qu’elle devienne un véritable projet d’avenir.

Épisode 25 — Déchiffrer l’avenir du véhicule électrique

L’électrification des transports bouscule les chaînes d’approvisionnement, redistribue les cartes géopolitiques et transforme les attentes des manufacturiers. Mais où se dirige réellement l’industrie automobile ? Et que peuvent en tirer les entreprises québécoises actives dans les polymères et les matériaux de performance ?

Dans cet épisode, Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile, nous aide à lire entre les lignes des grandes tendances du marché, des stratégies chinoises à l’évolution des lieux de production.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie automobile est en pleine transformation, et au cœur de cette mutation, le véhicule électrique s’impose comme un catalyseur de changements technologiques, économiques et géopolitiques. Pour nous aider à décoder les grandes tendances à surveiller, les enjeux de fabrication et d’approvisionnement, et ce que cela pourrait signifier pour les transformateurs de polymères au Québec, on reçoit un observateur aguerri du secteur : Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile.
On vous en parle dans moins de 30 secondes.

L’électrification des transports n’est plus une promesse d’avenir : elle redessine déjà les chaînes de valeur industrielles, modifie les rapports de force entre régions du globe et pousse les fabricants à se réinventer. Des batteries aux matériaux allégés, en passant par les logiciels embarqués, tout change… et vite. Mais comment ces mutations se traduisent-elles concrètement sur le terrain ? Et surtout, qu’est-ce que ça signifie pour les manufacturiers d’ici, notamment dans l’industrie des polymères ?
Pour y voir plus clair, on a fait appel à un journaliste qui suit ces bouleversements de près depuis des années…

Bonjour Paul-Robert Raymond. Merci d’être avec nous aujourd’hui.

 Épisode 24 – Du KShow à votre usine : inspirations concrètes pour innover au Québec

 Chaque trois ans, le KShow à Düsseldorf devient le centre névralgique mondial de l’innovation en plasturgie. Dans cet épisode, Éric Leclair, directeur plasturgie chez Coalia, partage ce qu’il a observé sur le terrain : percées technologiques, tendances émergentes, défis en circularité, robotique et nouveaux matériaux. Une chronique concrète pour aider les manufacturiers d’ici à se projeter, à innover… et à traduire l’inspiration mondiale en actions locales.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie mondiale des plastiques et matériaux composites est en pleine mutation. Mais derrière les vitrines technologiques du KShow de Düsseldorf, que peut-on vraiment retenir pour faire avancer nos entreprises d’ici ? Quelles innovations, quels signaux, quelles stratégies méritent qu’on s’y attarde pour bâtir une plasturgie plus compétitive, plus résiliente, mieux alignée sur les attentes de demain ?

Pour en savoir plus, restez avec nous… on débute dans moins de 30 secondes.

Notre invité d’aujourd’hui est M. Éric Leclair, directeur de la plasturgie chez Coalia, qui a pris part à la mission de veille technologique organisée par Alliance Polymères Québec et InnoCaoutchouc 360. Éric a parcouru le salon avec un œil curieux, ouvert aux innovations, aux nouvelles technologies et aux tendances fortes. Il partage avec nous les faits saillants qui l’ont marqué, les pistes prometteuses pour les manufacturiers d’ici, et les réflexions stratégiques qui émergent de cet événement d’envergure.

Un échange qui vous donnera, assurément, des idées concrètes pour faire évoluer vos pratiques… et prendre un pas d’avance afin de faire progresser vos affaires

 

Suite de la transcription à venir.

Épisode #23 Communication-choc : les dessous des coups d’éclat médiatiques 

Dans cet épisode, on s’entretient avec Jimmy Jolicoeur, conseiller senior en communication, pour décoder les fameux « stunts » médiatiques : ces gestes spectaculaires, souvent provocateurs, qui captent l’attention et déclenchent des réactions en chaîne. Pourquoi sont-ils utilisés par certains politiciens ou entreprises ? Quels en sont les risques et les retombées ? Et surtout, les entreprises manufacturières devraient-elles s’en inspirer ou s’en méfier ? Une réflexion stratégique sur l’art de frapper fort… sans frapper à côté.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Dans l’univers médiatique, certains coups d’éclat font plus de bruit que mille campagnes traditionnelles. Vous vous souvenez peut-être de cette pub ontarienne présentant des images de Ronald Reagan qui a fait réagir Donald Trump, ou de l’appel lancé par Doug Ford aux médecins québécois pour les attirer en Ontario. Derrière ces manœuvres provocatrices, il y a une stratégie de communication bien calculée.

Aujourd’hui, on plonge dans les coulisses de ce type d’opération — les « stunts » médiatiques — pour comprendre comment ils fonctionnent, qui ils servent… et ce que les entreprises, même manufacturières, peuvent en apprendre.

On vous en parle dans moins de trente secondes.

Aujourd’hui, on reçoit conseiller senior en communication et politique Jimmy Jolicoeur, pour décortiquer avec nous une arme redoutable — et parfois controversée — du monde médiatique : le stunt de communication. Quand une sortie publique ou campagne de publicité délibérément provocante déclenche une vague de réactions, de partages, voire des décisions politiques majeures… est-ce un simple coup de pub ou une stratégie calculée aux retombées réelles ?
Avec Jimmy, on explore comment ces gestes s’organisent, à qui ils profitent, et surtout, si les entreprises, y compris dans le secteur manufacturier, peuvent — ou devraient — s’en inspirer. Préparez-vous à voir la com sous un autre angle.
Sur ce bonjour Jimmy et bienvenue dans cet épisode de Sortir du moule.

Suite à venir

Épisode #22 Miser sur la cocréation pour renforcer la compétitivité

Dans un monde où la concurrence ne se joue plus entre entreprises, mais entre réseaux d’entreprises, la cocréation devient un levier essentiel de performance. Cet épisode explore comment la collaboration entre PME manufacturières peut accroître leur agilité, leur capacité d’innovation et leur compétitivité face aux marchés mondiaux.

Un regard concret sur la façon dont la mise en commun des forces, des ressources et du savoir-faire peut transformer les défis en occasions de croissance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

 

À venir

Ce que révèle le diagnostic sectoriel 2025 sur la plasturgie au Québec

Entrevue avec Marie-Hélène Hamelin, Chargée de projet – Communications, PlastiCompétences

Le secteur de la plasturgie évolue rapidement, mais quelles sont les réalités vécues par ses entreprises au quotidien ? Le Diagnostic sectoriel 2025, réalisé par PlastiCompétences, dresse un portrait détaillé de la situation notamment en matière de main-d’œuvre, de recrutement, de formation et de rétention mais aussi sur l’économie de l’industrie.

Dans cet épisode, Marie-Hélène Hamelin nous présente les faits saillants de cette étude, les défis qui préoccupent les employeurs, et les leviers possibles pour mieux outiller l’industrie à faire face à la rareté de main-d’œuvre.

Un épisode essentiel pour quiconque souhaite comprendre les grandes tendances qui influencent l’avenir de la plasturgie au Québec

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Miser sur l’humain : des initiatives concrètes pour attirer et garder ses employés

Entrevue avec Ariane Choinière, responsable RH chez Bain Magique, qui nous partage des exemples inspirants et réalistes de ce qui fonctionne (ou non) pour améliorer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre en milieu manufacturier.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Chronique estivale: Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments


Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.


L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.


Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.
 
Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.


🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.
 
Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.
 
🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.
 
Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.


🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.
 
🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.


🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été?
 

Quand recycler devient un moteur d’entrepreneuriat et d’innovation : l’approche Unique Plastique – Entrevue avec Alexandre Tanguay cofondateur de l’entreprise Unique Plastique.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

Mise à jour sur le recyclage chimique des plastiques (Réponse à la question d’un auditeur) – Entrevue avec David Gendron, Ph.D., chimiste, directeur scientifique et chercheur sénior chez Kemitek.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

La réforme de la collecte sélective au Québec et ses impacts pour l’industrie des plastiques – Entrevue avec Normand Gadoury, Vice-président, innovation et projets d’infrastructure chez Éco Entreprises Québec.

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À venir

  1. Les obstacles et opportunités liés aux échanges commerciaux au Canada et les bonnes pratiques pour sécuriser ses transactions à l’international avec les Incotermes – Entrevue avec Cloée Lamarre, Conseillère en commerce .international chez Développement PME (DPME)
  2. La nouvelle certification selon la norme canadienne CAN/BNQ 3840-100 Produits à contenu de plastique recyclé – Entrevue avec Isabelle Landry, Directrice principal au Bureau de la normalisation du Québec (BNQ).

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À venir

Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont mises à rude épreuve et où l’incertitude socio-politique complique les décisions d’affaires. Nous explorons comment le secteur manufacturier, en particulier les entreprises de la plasturgie et leurs clients, peuvent saisir des opportunités de repositionnement stratégique en misant sur une approche de collaboration locale.

Entrevue avec M. Frédéric Laurin chercheur à l’Institut de recherche sur les PME et professeur d’économie à l’École de gestion de l’UQTR.

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À venir

Donner une seconde vie aux plastiques et créer de la valeur économique. L’exemple de l’approche de développement technique du projet Irri-Blière. (Entrevue avec Audrey Diouf-Lewis, chargée de projet secteur plasturgie chez COALIA)

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À venir

 Maximiser l’efficacité : le rôle des logiciels de simulation (Entrevue avec Arnaud Divialle, directeur de l’innovation chez MayaHTT)

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À venir

1- Enjeux et défis actuels en matière de gestion des talents et de main-d’œuvre. Entrevue avec Alain Rouleau du Groupe Mission
2- Le rôle clé dans le développement, l’attraction et la rétention des talents des comités sectoriels de main-d’œuvre, notamment le cas de PlastiCompétences dédiés aux industries des plastiques et des composites.

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À venir

1-    Innovation et avenir de la fabrication additive : entretien avec Fanny Charreteur coordonnatrice du Carrefour québécois de la fabrication additive (CQFA);
2- Les abrasifs : secrets de performance inestimée avec Nicolas Trudeau représentant technique pour Les Abrasifs EA;
3- Responsabilité élargie du producteur (REP) : une approche de gestion des déchets universelle en vogue.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Opportunités d’affaire des marchés publics pour l’industrie québécoise de la plasturgie.
2- État de la situation politique aux États-Unis notamment en lien avec la campagne électorale présidentielle actuelle et ses impacts sur le Québec.

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À venir

 1- L’importance sous-estimée de l’innovation pour les entreprises avec Benoit Labbé Directeur principal – partenariats et écosystèmes du Conseil de l’innovation du Québec.
2- Innovation pratique en entreprise : stratégies et réussites avec Nathalie Quirion, présidente de Opportuna Conseil.
3- Les créneaux d’excellence et les ERAC pour propulser l’innovation des entreprises.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Les enjeux de la chaine d’approvisionnement des manufacturiers au Québec.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Le marché de la construction et de la maintenance navales au Québec offre des opportunités d’affaires sous-estimées pour l’industrie de la plasturgie.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- La fabrication additive (impression 3D) pour la fabrication des moules pour la mise en forme des pièces en matériaux composites
2- Introduction aux bénéfices de l’intelligence artificielle pour les manufacturiers québécois de l’industrie des plastiques et matériaux composites
3- L’importance des relations médias dans un contexte manufacturier même de sous-traitance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- Un nouveau temple de la technologie et de l’éducation voit le jour, Les Halles d’Innovation et de Formation Avancée (HIFA)
2-Le cuir végétal à base de pomme. Un nouveau genre de polymère qui remplace le cuir animal.
3- La collaboration avec un agent manufacturier peut être plus payant qu’on le pense même dans un marché de sous-traitance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024
3- Présentation de la nouvelle chronique «Vos questions, nos réponses»

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Simon Chrétien: Bienvenue dans l’épisode numéro trois de notre balado, Sortir du moule, où nous plongeons au cœur des débats et des innovations qui façonnent l’industrie des matériaux composites et du plastique. Aujourd’hui, nous avons un programme particulièrement riche et stimulant qui promet de vous offrir des perspectives nouvelles et approfondies sur des sujets d’actualité.
Pour commencer, nous aurons l’honneur de recevoir M. Joseph Tayefeh, auteur engagé et esprit critique du livre Plastique Bashing : L’intox ?  Dans cet ouvrage, M. Tayefeh défie les idées reçues et nous invite à reconsidérer notre vision du plastique, un matériau souvent décrié mais essentiel dans notre quotidien.


Ensuite, nous vous proposerons une chronique exclusive sur les faits saillants du JEC World 2024. Le rendez-vous incontestable de l’industrie des composites qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024. De la transition énergétique aux innovations en matière de recyclage en passant par les avancées technologiques telles que l’impression 3D et l’utilisation de matériaux biosourcés, nous couvrirons les moments forts et les découvertes qui marqueront l’avenir de l’industrie. Préparez-vous à être inspiré et informé car cet épisode promet de bousculer les idées reçues et de mettre en lumière les innovations qui dessinent l’avenir de l’industrie, des matériaux composites et du plastique.


Restez avec nous, nous plongerons au cœur de cette discussion captivante dans moins de 30 secondes.


Sortir du moule est une production d’Alliance Polymères Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’économie, de l’innovation et de l’énergie du Québec. Plongez avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Restez connecté sur l’avenir de l’industrie, l’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1 – Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
Simon Chrétien: Nous avons le plaisir d’accueillir un invité très spécial, M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale des filières des plastiques et des composites en France et auteur engagé du livre Plastique Bashing : L’intox ? À travers son livre, M. Tayefeh nous invite à reconsidérer notre approche critique du plastique en mettant en lumière les idées reçues et en questionnant les réactions souvent émotionnelles que suscite ce matériau. Plastique Bashing : L’intox ? ne se contente pas de défendre l’industrie du plastique, il cherche plutôt à équilibrer le débat en présentant les faits, les chiffres et en soulignant l’importance du plastique dans notre société moderne, tout en reconnaissant les défis environnementaux qu’il pose.


Sans plus tarder, plongeons dans le vif du sujet. M. Joseph Tayefeh, bonjour et merci de participer à cet épisode de notre balado Sortir du moule. C’est un plaisir de vous recevoir.


Joseph Tayefeh : Bonjour, c’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui.
Simon Chrétien : Si vous permettez, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet.
Afin de mettre les auditeurs de notre balado en contexte, surtout pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire votre livre, est-ce que vous pourriez nous parler brièvement de votre livre Plastique Bashing : L’intox ? en précisant ce qui vous a inspiré, voire motivé à l’écrire?
Joseph Tayefeh : Oui, tout à fait. Alors effectivement, j’ai rédigé ce livre pour défendre le plastique et notre belle industrie. C’est actuellement le seul livre sur cette thématique écrit en français
J’ai remarqué, ces dernières années, qu’il y avait une attaque massive et vraiment concentrée de la part du gouvernement français contre les emballages plastiques. Cette attaque commence même aujourd’hui à se propager vers des secteurs autres que les emballages. Cela a commencé vers 2018, la fameuse année où les Chinois ont refusé de récupérer les déchets des pays occidentaux. Il y a effectivement eu un électrochoc. Beaucoup de gens se sont rendus compte que les emballages plastiques en France n’étaient pas recyclés mais plutôt envoyés à l’étranger. Donc, dès 2018, il y a une grande campagne de plastique bashing notamment via les médias, le service public et sur internet; il y avait une volonté de faire culpabiliser le consommateur en montrant des images effroyables, mais réelles, d’animaux marins étouffés, de plages jonchées de plastique ou de fleuves complètement bouchés par des débris plastiques. Souvent d’ailleurs des images qui n’étaient pas européennes et ni françaises se soit dit en passant.
Et, le gouvernement français, en 2020, a mis en place la fameuse loi AGEC contre le gaspillage et pour l’économie circulaire. C’est le premier pays et le seul dans le monde qui a prévu un tel objectif, soit la fin des emballages plastiques à usage unique, quels qu’ils soient en 2040. Et donc, ça a été effectivement un grand tremblement de terre. Aujourd’hui, l’emballage représente 40 % à peu près en termes de secteur d’activité au niveau du plastique, le deuxième étant le bâtiment avec près de 20 % et l’automobile avec près de 10 %.
Pastalliance, en tant qu’organisation, nous essayons effectivement de nous faire écouter. Mais, nous nous rendons compte, par exemple, que beaucoup de médias refusent de nous recevoir alors qu’ils donnent le micro sans aucun problème, sans contradiction et sans pouvoir à soit des associations environnementaliste, soit des personnes qui ont un intérêt plus ou moins caché à ce que l’industrie plastique française s’affaiblisse. Et donc, à moment donné, je me suis dit il faut prendre la plume ou plutôt le clavier pour répondre.
Ce livre fait une revue un peu historique des commencements du plastique, d’il y a quelques siècles jusqu’à aujourd’hui en parcourant l’ensemble des différents secteurs d’activité sur lesquels le plastique intervient. Concrètement, ça veut dire partout.
Si je dois vous faire un petit résumé, quand vous sortirez du premier chapitre déjà, vous comprendrez qu’on ne peut pas se passer de plastique.
Ça, c’est déjà la première chose que les gens vont comprendre, c’est qu’on est dans quelque chose qui est vraiment le fruit de la science et le fruit de la recherche. Et par la suite dans le livre, j’expose cette fameuse pollution. J’essaie effectivement de présenter et de regarder les faits et les chiffres non pas en se basant sur des études de l’industrie pétrochimique ou plastique, mais en reprenant des études d’ONG qui par exemple présentent les pays qui sont aujourd’hui responsables de la pollution dans la Méditerranée, les solutions qu’on pourrait proposer, celles qui seraient efficaces. Il s’agit donc de regarder un petit peu les causes, que ce soit en termes géographiques, mais également en type de produit. Souvent on accuse les emballages plastiques, mais on a un peu tendance à oublier que les premières sources de microplastiques aujourd’hui, ce sont les pneus, les textiles synthétiques et naturels, les filets de pêche, certains produits cosmétiques ou des revêtements routiers. Donc, quand on voit ça, on comprend qu’on a peut-être un peu ciblé une part de l’industrie plastique qui, en fin de compte, n’est pas responsable, en tout cas, d’une grande partie de cette pollution.
Par la suite, je fais un comparatif de ce que la France a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire avec toutes les lois; j’ai parlé de la loi AGEC mais il y a eu une loi climat en 2021, il y a également le fameux concept des trois R qui a été un peu créé par la France. Trois R pour : Réduction, Réemploi, Recyclage. Mais souvent, quand on regarde un peu les faits, c’est réduction, réduction, réduction. Et en fait, j’ai comparé ça avec ce que l’Union européenne a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire. Et c’est là où ça devient très intéressant et je le dis clairement dans le livre. Pour moi actuellement, en France, on a entendu beaucoup de critiques sur l’Europe ou l’Union européenne et en l’occurrence, sur la partie de l’industrie plastique. L’union européenne est exemplaire au niveau mondial. Je pense vraiment que l’Europe va vraiment devenir ce qu’on appelle le hub mondial du plastique éco-conçu car vous avez quand même les normes les plus poussées et les plus fortes concernant le plastique et les emballages alimentaires, chose que vous n’avez pas forcément dans d’autres pays. Vous avez différentes réglementations qui se sont succédé pour réduire ou en tout cas, sortir quelques types de plastique inutiles ou de produits plastiques inutiles. Je pourrais citer des pailles ou des touillettes, soit des produits qui n’étaient pas vraiment fabriqués en France mais qui venaient souvent d’Asie. La disparition de ces produits n’a donc pas remis en cause notre industrie au niveau local.
Et actuellement, vous avez l’Union européenne qui est en train de travailler sur toute la réglementation qui va se mettre en place pour les 20 ou 30 prochaines années sur justement les emballages plastiques. Et quand on regarde cette réglementation, il y a nulle part où il est indiqué dans les projets comme quoi il y aurait plus de plastique à usage unique ou d’emballages plastiques à usage unique en 2040, en 2050 ou en 2060; on n’en parle pas. Au contraire, on est dans une volonté de vouloir développer le recyclage, de développer l’écoconception, de développer la recyclabilité et, en fait, tous les pays européens sont dans cette dynamique. Je vais très souvent à Bruxelles et je vois un peu ce qui se passe à l’extérieur de la France. Je constate que la France fait un petit peu bande à part. Elle fait un peu ce qu’on appelle de la surtransposition, c’est à dire, elle essaye de laver plus blanc que blanc au plus vert que vert, et elle adopte des mesures que même l’Union européenne n’a pas exigées.
Et donc le danger que je vois pour notre industrie, ce n’est pas la disparition du plastique en France, jamais. En revanche, ce qui m’inquiète, c’est de ne plus avoir de plastique français et c’est pour cette raison également que ce livre a été rédigé. D’ailleurs, dans le Plastique Bashing : L’intox ? le plastique est écrit ‘’QUE’’ et pas hissé en version anglo-saxonne parce que justement on est dans un Plastique Bashing vraiment très franco-français.
En fait, ce livre est un signal d’alarme pour notamment les décideurs, pour les politiques et ce, pour qu’ils évitent de refaire les erreurs qu’ils ont déjà pu faire; notamment avec l’industrie nucléaire à une époque. On est au même niveau que le nucléaire il y a 20 ans avec ce qu’on vit actuellement en France avec le plastique en termes de bashing. Il y a 20 ans, on disait que le nucléaire était l’énergie du passé, que le nucléaire c’était has-been, que le nucléaire c’était un problème de déchets mal gérés, que le nucléaire c’était dangereux. On montrait des images de catastrophes qui choquaient tout le monde. On va dire que ce sont les mêmes procédés et parfois d’ailleurs, avec les mêmes organisations.
Actuellement, le plus important, c’est de proposer les solutions mondiales qui, en fin de compte, n’ont jamais été mises en place pour répondre aux problèmes de la pollution plastique. Et donc ce livre propose aussi des solutions, pas seulement pour la France, mais d’une manière générale, au niveau international, avec des actions qui jusqu’à présent, n’ont pas été menées mais qui, si elles étaient menées, permettraient réellement de faire baisser vraiment cette pollution pour la réduire au minimum.
Simon Chrétien: Vous mentionnez tout à l’heure justement plastique ‘’QUE’’ et non pas plastique hissé, parce que c’est vraiment une notion de bashing français. Mais est-ce que vous voyez justement une dichotomie avec les cultures anglophones ou anglo-saxonne et autres ? Comment voyez-vous ce bashing du plastique au niveau mondial ? Comment cela se distingue-t ’il ? Car, par exemple les États-Unis entre autres sont beaucoup moins en mode bashing que le Québec ou la France.
Joseph Tayefeh : Même en Allemagne, Espagne ou en Italie.
Je vais vous prendre l’exemple de la Belgique qui tout récemment avait l’intention de copier la France sur la restriction ou la diminution des emballages plastiques pour les fruits et légumes. En effet, en France depuis le 1er janvier 2024, un certain nombre de fruits et légumes ne peuvent plus être protégés par un emballage plastique. La Belgique voulait nous imiter  mais ils sont revenus sur cette décision car ils se sont rendus compte que ça allait être une atteinte au marché intérieur européen et qu’en fin de compte, leurs producteurs de fruits et légumes n’étaient pas très heureux de cette situation vu les surcoûts que ça engendrait.
De mon côté, je regarde ce qui se passe à l’étranger. Plusieurs pays font des annonces pour interdire des produits en plastique à usage unique. Mais quand on regarde un peu plus dans les détails, on n’est pas dans une interdiction généralisée globale de tous les produits. Ce sont souvent des produits à faible valeur ajoutée qui, en l’occurrence ont peu d’impact. J’ai cité, plus tôt, les pailles et les touillettes, ce sont des choses dont on peut se passer. Et même j’ai envie de dire, est-ce que ça vaut le coup même de le remplacer par autre chose ? Est-ce qu’on est obligé d’avoir une paille maintenant en papier pour remplacer une paille en plastique? J’ai envie de dire, pour ceux qui ont essayé les deux, que je préfère le goût de la paille en plastique que le goût de la paille en papier.
Simon Chrétien: Entièrement d’accord, c’est une catastrophe.
Joseph Tayefeh : Et surtout même en termes de produits chimiques. Il y a un certain nombre de scandales qui commencent à sortir en France et pas qu’en France d’ailleurs. On se rend compte que certains produits à base de papier ou de carton ont été enduits de ce qu’on appelle des PFAS, des produits perfluorés, pour les rendre étanches. Un carton ou un papier n’est pas étanche par nature et que s’il l’est, soit une couche de polyéthylène ou de plastique a été appliquée pour l’isoler. Si c’est une autre substance, alors là c’est le saut dans l’inconnu.  Je ne vois pas de Plastique Bashing comme on peut avoir en France dans d’autres pays. Par contre, vous avez aujourd’hui 16 pays européens qui ont mis en place une consigne pour les bouteilles en plastique. Les derniers, je crois, ce sont la Hongrie et la Roumanie. L’Allemagne, ça fait depuis les années 90 qu’ils y sont. Et la France refuse de mettre en place la consigne. Il y a plusieurs raisons, mais pour certains, si vous mettez en place la consigne, ça va améliorer le recyclage donc ça va augmenter le nombre de bouteilles qui vont être sur le marché. Donc la logique est là pour eux car, d’une certaine manière, ça va protéger la bouteille plastique parce qu’elle sera très bien recyclée et très bien collectée, on ne pourra alors plus reprocher une mauvaise collecte; on ne veut donc pas la mettre en place. Donc vous voyez jusqu’où ça va. Et aujourd’hui on est en train de prendre du retard et avec les objectifs européens qui visent à incorporer à grande échelle du plastique recyclé dans les emballages, il va y avoir une course et une guerre à la matière plastique recyclée.
Et aujourd’hui, en France, on a déjà de la difficulté à avoir du gisement. On est obligé d’aller le chercher parfois aux Pays-Bas, en Belgique ou en Allemagne. Dès que la réglementation sera la même pour tous les pays européens, ça va être un peu chacun pour soi. Il faut absolument aujourd’hui développer le recyclage; la France est actuellement l’avant dernier européen dans le recyclage des emballages plastiques.
Donc on donne des leçons au monde entier. Mais on est quand même un pays dans lequel il y a 23 % des emballages en polystyrène qui sont envoyés en Espagne et en Belgique pour être recyclés.
Donc c’est quand même assez incroyable de voir que le pays qui se prétend être un peu à l’avant-garde de l’écologie en tapant sur les emballages plastiques à usage unique, en fin de compte, dépend d’autres pays pour recycler certains emballages ou procède à l’enfouissement et à l’incinération.
Simon Chrétien : Si vous permettez, je vais lire une citation que vous avez dans la conclusion de votre livre et qui est très intéressante. Ça se dit comme suit ‘’Quand ils sont venus chercher les plastiques, je n’ai rien dit, je ne fabriquais pas de plastique. Quand ils sont venus chercher les avions, je n’ai rien dit je ne fabriquais pas d’avion. Quand ils sont venus chercher le ciment et l’acier, je n’ai rien dit je ne fabriquais ni l’un ni l’autre. Quand ils sont venus chercher les jeux vidéo, je n’ai rien dit car je n’en produis pas. Quand ils sont venus chercher mon industrie, il ne restait plus personne pour protester.’’
Si on avait à parler aux chefs d’entreprise, aux chercheurs, aux travailleurs, aux intervenants du développement économique, voire même aux politiciens et à la population, comment ces personnes-là peuvent-elles jouer un rôle pour assurer un avenir durable pour l’industrie des plastiques qui reste un pilier économique important ? Quel message pourriez-vous envoyer à ces gens-là pour justement ‘’le pas dans ma cour ou ce n’est pas moi, je ne fais rien’’? Comment peut-on régler ça selon vous ?
Joseph Tayefeh : En fait, aujourd’hui, on a une attaque contre tout ce qui est croissance.
Cette citation est une inspiration des paroles du pasteur Niemöller qui durant l’occupation avait dénoncé la lâcheté de la population lorsqu’une certaine catégorie de gens était ciblée.
‘’Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas de cette religion quand ils sont venus chercher d’autres catégories. Je n’étais pas non plus là-dedans’’.
Donc on est un peu aujourd’hui dans le même contexte. C’est ce qu’on voit dans d’autres secteurs hors plastique, c’est à dire le verre, l’aluminium, le carton et le ciment. Tant qu’ils ne sont pas touchés, à la rigueur que le plastique soit le bouc émissaire, ça arrange tout le monde. Sauf que tout récemment, vous avez le ministre de l’écologie qui a indiqué que pour les secteurs de l’automobile et du bâtiment par exemple il faudrait commencer à réfléchir à la réduction des usages. On marchait déjà sur la tête, mais là, ça devient complètement fou. Vous avez aussi aujourd’hui l’industrie du carton qui commence à être un peu attaquée. Vous avez l’industrie du verre également qui commence à l’être. Certains disent le verre que ce matériau demande de l’énergie fossile, du gaz, que c’est de la silice cristalline. Or, la silice cristalline est cancérigène. On commence à entendre des choses comme ça. Et donc, on a une attaque pour tout ce qui peut représenter la croissance. Et le plastique, j’ai envie de dire, parmi tous les matériaux, est le matériau de la croissance. C’est à dire que la croissance économique des pays européens et des pays de l’Amérique du Nord s’est faite par le développement des polymères plastiques. D’ailleurs, selon les prévisions mondiales, la production va augmenter de 2 à 3 fois dans les 20 ou 30 prochaines années parce que vous allez avoir aussi tous les pays en développement qui, justement, vont avoir un besoin extrêmement important de plastique, que ce soit pour les secteurs de la santé, le bâtiment, leur propre véhicule ou pour emballer. Et beaucoup de gens n’ont pas accès à l’eau potable donc la demande va effectivement exploser.
Aujourd’hui, le conseil que je pourrais donner aux politiques ou aux gouvernants et éventuellement à tous ceux qui réfléchissent à ce sujet-là, c’est de regarder ce qui a été fait au niveau de l’Europe et comment l’Europe a travaillé sur le sujet. Quand on regarde les textes européens en cours de préparation, on n’est pas dans quelque chose dans lequel on accuse ou on blâme un type de matériau. On est dans une circularité. L’Europe essaie de développer le ré-employable pour certaines choses et le plastique d’ailleurs à toute sa place dans le ré-employable, et ce dans beaucoup de domaines.
De plus, les textes ne disent pas qu’il faudra interdire les emballages à usage unique ou qu’il faudra interdire les bouteilles en plastique. En revanche, ils mettent des seuils d’incorporation et des normes de recyclabilité assez importantes.
Après pour les pays qui sont vraiment tout au début de l’économie circulaire, je souhaite et j’espère vraiment que le traité international contre la pollution plastique va mettre en place des fonds très importants pour bloquer cette pollution qui finit dans les océans. Il faut quand même garder à l’esprit qu’un pays comme les Philippines génère une pollution plastique de 36 % dans les océans, c’est majeur. La France c’est 0.02 %. L’Amérique du Nord, on est à peu près à 4 %. L’Europe, c’est 0,6 %. Mais rien que les Philippines, c’est 36 % ! Plus que les Chinois d’ailleurs. Cela montre aussi qu’un pays qui n’est pas forcément un producteur de plastique peu polluer, alors que des pays qui sont producteurs de plastique et producteurs de déchets ne sont pas synonymes de déchets qui finit dans la nature.
Et d’ailleurs, dans mon livre, les études en question sont citées et c’est vrai qu’on se rend compte que ce ne sont pas les pays les plus développés aujourd’hui et les plus consommateurs de plastique, ça veut dire, en gros, les pays occidentaux qui sont les plus gros pollueurs. On génère plus de déchets effectivement que des pays africains ou des pays asiatiques, mais l’immense majorité des déchets qu’on génère, alors je ne vais pas dire qu’ils sont recyclés, ça c’est sûr, pour l’instant, ce n’est pas encore le cas, mais au moins ils sont captés.
Vous avez des pays dans lesquels il n’y a aucune poubelle de tri. La poubelle, c’est l’espace public, la rue. À un moment donné, effectivement, on se retrouve avec des fleuves et des océans qui se remplissent, et des marées qui ramènent le tout chez nous.
Simon Chrétien : Vous avez bien raison, je pense qu’il faut vraiment se repositionner, puis revoir toute cette philosophie mondiale de gestion des plastiques, et je pense que vous avez mis le doigt dessus. Monsieur Tayefeh, merci beaucoup. C’est très intéressant. Je vous remercie d’avoir participé, puis j’invite tous les gens à consulter votre livre. Ça donne une autre perspective, ça ramène un peu les faits.
Joseph Tayefeh : Merci beaucoup. Merci à vous.
Simon Chrétien: Merci beaucoup. À bientôt. C’était M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale, des filières de la plasturgie et des composites en France et auteur du livre Plastique Bashing : L’intox ? N’oubliez pas de vous procurer un exemplaire du livre de M. Tayafeh pour une lecture approfondie sur le sujet.
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024 (23min55)
Simon Chrétien : L’édition 2024 du JEC World, qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024, a une fois de plus confirmé sa position de leader mondial dans la promotion des composites et de leur application.
L’événement a rassemblé des professionnels de l’industrie venus du monde entier. C’était pour explorer les dernières innovations, tendances et technologies qui façonnent l’avenir des matériaux composites. Alors, pour tous ceux qui n’ont pas pu y assister ou qui n’ont pas eu l’occasion de s’attarder sur toute l’information présentée qui était assez imposante, d’ailleurs, voici donc les cinq faits les plus notables lors du JEC.
Premièrement, parlons de transition énergétique et de transport durable. L’édition 2024 de JEC World a mis en lumière l’importance cruciale de la transition énergétique et même le rôle pivot des matériaux composites dans le développement de solutions de transport durable.
Cette année, l’accent a été particulièrement mis sur l’hydrogène comme vecteur énergétique de l’avenir et sur les innovations en matière de composites qui rendent cette transition possible et efficace. D’ailleurs, en passant, le Québec peut compter sur une nouvelle filière hydrogène, notamment sous l’égide de l’organisation qui se nomme Hydrogène Québec, mais aussi par l’intermédiaire de la nouvelle zone d’innovation de la Vallée de la transition énergétique.
Donc ainsi l’hydrogène est considéré comme le carburant de l’avenir pour sa combustion propre, il ne libère que de l’eau et nécessite des solutions de stockage innovantes pour surmonter des défis intrinsèques, on parle notamment de sa faible densité énergétique à l’état naturel et surtout les risques liés à sa haute inflammabilité.
Ainsi, il y a des réservoirs en composite qui ont été présentés au JEC World 2024 qui offrent une réponse technologique avancée à ces défis. Ces réservoirs sont fabriqués à partir de matériaux composites avancés et ils sont capables de stocker de l’hydrogène sous haute pression tout en garantissant une sécurité maximale et une réduction significative du poids par rapport aux solutions de stockage traditionnelles à métal.
Cette innovation ouvre la voie à une session plus large de l’hydrogène dans les véhicules à pile à combustible, ça marque en même temps un pas significatif vers des transports plus propres, mais aussi pour un nouveau marché pour l’industrie des composites. L’allègement des véhicules, c’est une autre pierre angulaire de la transition vers des transports durables, avec des implications directes sur l’efficacité énergétique et les émissions de CO2.
D’ailleurs, les châssis en composite et même les planchers de remorque de camion lourd qui sont faits à partir de composites ont un rapport résistance sur poids qui est assez exceptionnel. Cela permet de concevoir des véhicules si significativement plus légers sans qu’on compromettre leur sécurité ou leur performance.
Donc, on remarque que cette réduction de poids se traduit par une consommation d’énergie moindre pour les véhicules thermiques et une autonomie accrue pour les véhicules électriques, ce qui va contribuer bien entendu à l’efficacité globale du transport. Pour ce qui concerne les blocs batteries avec les composites dans le domaine des véhicules électriques, l’optimisation des blocs batteries est essentielle pour améliorer l’autonomie et la durabilité.
Là encore les composites jouent un rôle crucial dans l’encapsulation des blocs batteries en offrant une protection supérieure contre les impacts contre tout autre élément et ça contribue à la réduction du poids global du véhicule. Les innovations qui ont été présentées à JEC World 2024 dans ce domaine montrent comment les matériaux composites peuvent être utilisés pour améliorer la gestion thermique des batteries, ce qui est un aspect vital pour la sécurité et l’efficacité des véhicules électriques. Donc, ces avancées dans l’utilisation des composites pour la transition énergétique et les transports durables illustrent parfaitement la capacité de l’industrie des matériaux composites à innover en réponse aux défis environnementaux et tout ça en développant des solutions qui non seulement vont répondre aux exigences de performance et de sécurité, mais qui vont également être alignées avec les objectifs de durabilité. Donc, ça permet à l’industrie des composites de se positionner à l’avant-garde de la transformation des transports pour le futur.
Ensuite, la deuxième grande révélation du JEC World 2024 a été l’accent mis sur l’utilisation des fibres naturelles et des matériaux biosourcés. Ça marque une étape significative vers une industrie des composites plus durable et respectueuse de l’environnement.
Cette orientation reflète une prise de conscience croissante des impacts environnementaux qui sont associés aux matériaux traditionnels et aussi une volonté d’explorer des alternatives renouvelables et moins polluantes. Au cœur de cette transition se trouvent les résines biosourcées qui ont été présentées comme des alternatives prometteuses aux résines synthétiques qui sont dérivées du pétrole.
On parle de résines qui sont élaborées à partir de ressources renouvelables telles que des huiles végétales, des sucres et même des déchets agricoles. Ça offre une empreinte carbone réduite et une meilleure biodégradabilité. Leur développement et leur intégration dans les processus de fabrication des composites ouvrent la voie à des applications industrielles plus écologiques sans compromettre les performances mécaniques et la durabilité des produits finaux. Donc, les discussions et les études de cas qui ont été présentées au JEC World 2024 ont mis en évidence de nombreuses avancées technologiques qui permettent d’optimiser les propriétés de ces résines pour diverses applications comme pour le secteur automobile, la construction ou autres usages technologiques. Et même au niveau des précurseurs de fibre de carbone, il y a des molécules naturelles aussi qui ont été identifiées pour être intégrées dans la chaîne de fabrication de ces fibres à haute performance. Donc ça nous met des fibres qui sont biosourcées avec un potentiel de biodégradabilité intéressant et beaucoup plus respectueuses de l’environnement.
D’ailleurs parlant de fait, parallèlement aux résines, il y a les fibres naturelles qui ont également été mises à l’honneur, ce qui souligne leur potentiel en tant que renfort dans les matériaux composites. Si on parle de fibres tels que le lin et le chanvre, par exemple, grâce à leur légèreté, leur résistance mécanique, puis leur faible impact environnemental, ça représente une alternative viable aux fibres de verre ou aux fibres de carbone dans certaines applications, ce qui offre un potentiel très intéressant.
Donc, leur utilisation contribue non seulement à réduire notre dépendance aux matériaux fossiles, mais aussi à valoriser les ressources locales et renouvelables. Ainsi, les participants au JEC World 2024 ont pu découvrir comment ces fibres sont intégrées dans des composites innovants, puis comment ça ouvre des nouvelles perspectives pour l’industrie en termes de performance et de durabilité.
Je dirais que l’engouement pour les fibres naturelles et les matériaux biosourcés témoigne d’un changement de paradigme graduel dans l’industrie des composites avec une recherche accrue de solutions durables et responsables. On voit donc une tendance vers ce qu’on pourrait dire la verdification des composites qui ne ne va pas se limiter à une niche écologique, mais qui s’inscrit dans une démarche globale afin de répondre aux exigences réglementaires et surtout aux attentes des consommateurs en matière d’écologie et de développement durable.
On remarque que les échanges et les collaborations qui ont été initiées là aussi lors du JEC World 2024 et même celles qui ont été présentées, qui avaient déjà été initiées préalablement entre chercheurs et industriels et acteurs du marché soulignent l’importance de cette transition du passage de la résine pétrosourcée et des fibres pétrosourcées aux matières biosourcées. Ça vient démontrer encore plus l’importance du rôle clé que joue l’innovation et la coopération dans la réalisation d’une industrie des composites plus verts et plus durables pour l’avenir.
Une autre des innovations fortement présentées au JEC World 2024 concerne le moulage sous vide en utilisant des membranes réutilisables en silicone.
Cette technique promet de transformer les processus de fabrication dans l’industrie des composites en offrant une alternative durable et efficace aux méthodes traditionnelles. Le moulage sous vide est une technique bien établie dans la fabrication de composites qui est réputée pour sa capacité à produire des pièces de haute qualité avec d’excellentes propriétés mécaniques. L’introduction de membranes en silicone réutilisables dans le processus marque toutefois une avancée significative. Principalement en termes de durabilité et de réduction des déchets, parce que, contrairement aux films consommables qui sont habituellement utilisés et qui génèrent des déchets après chaque cycle de production, les membranes en silicone peuvent être utilisées de nombreuses fois sans perte de performance, en réduisant ainsi l’impact environnemental et aussi, bien entendu, les coûts associés à la fabrication de composites.
Donc l’utilisation de membranes réutilisables en silicone dans le moulage sous vide présente plusieurs avantages clés pour les fabricants de composites.  On peut voir notamment que ça améliore l’efficacité du processus en réduisant le temps de préparation et les coûts de matériel. Deuxièmement, cette méthode contribue à une production plus propre, en minimisant les déchets générés. Et on pourrait dire que la durabilité des membranes en silicone associée à leur flexibilité et résistance aux température élevées permet une application plus large, y compris dans la fabrication de pièces complexes ou de grande taille. On peut donc voir que l’adoption du moulage sous vide avec une membrane réutilisable en silicone s’inscrit dans une tendance assez large de l’industrie des composites vers des pratiques de fabrication plus durables.
Donc, en réduisant les quantités de déchets produits, en optimisant les solutions des ressources, cette innovation va contribuer à l’effort global de l’industrie pour minimiser son empreinte écologique. On a pu voir au JEC World 2024 de nombreuses présentations et démonstrations démontrant les avancées technologiques avec le moulage sous vide en silicone et comment il ouvre la voie à une fabrication de composites plus respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Comme vous voyez, l’événement était fortement tourné vers le développement durable.
L’édition 2024 a aussi mis en évidence l’importance croissante de l’impression 3D ou ce qu’on appelle la fabrication additive pour notamment la fabrication de moules pour composite. Cette technologie reconnue pour sa capacité à produire des pièces complexes avec une grande précision, ouvre de nouvelles voies pour l’innovation dans la conception et la production de moules ce qui offre ainsi des avantages significatifs en termes de coût, de temps et de flexibilité. L’utilisation de l’impression 3D pour créer des moules qui sont destinés à la production de composites présente plusieurs avantages. Premièrement, ça permet une liberté de conception quasi illimitée, ce qui permet aux ingénieurs et aux concepteurs d’explorer des formes, des structures complexes qui seraient difficiles voire impossibles à réaliser avec des méthodes de fabrication traditionnelles. Ensuite, la rapidité avec laquelle les moules peuvent être produits permet de réduire considérablement les délais de mise sur le marché pour de nouveaux produits ou pour livrer des commandes aux clients. Et enfin, l’aspect personnalisable de la fabrication additive permet une adaptation rapide aux besoins spécifiques de chaque projet sans avoir les coûts prohibitifs associés à la modification des moules traditionnels.
Donc l’adoption de l’impression 3D pour la fabrication de moules est vraiment intéressante. Ainsi, l’élimination des besoins de moules en bois ou autres matériaux, comme le métal qui peut être coûteux, vient réduire le gaspillage de matériaux et l’utilisation de ressources coûteuses.
Les entreprises peuvent aussi réaliser des économies substantielles grâce aux matières auxquelles ils ont accès par le processus d’impression 3D. Si on ajoute à ça la capacité à produire rapidement des prototypes de moules, ça accélère le cycle de développement des produits, ce qui permet aux entreprises de répondre plus efficacement aux demandes du marché et aux opportunités émergentes et, bien entendu, de livrer plus rapidement les demandes des clients.
Les applications de l’impression 3D à la fabrication de moules pour composite sont très vastes et touchent divers secteurs comme l’automobile ou l’aéronautique. C’est important de voir que toutes les industries peuvent en bénéficier autant les industries du sport et du loisir en passant par l’énergie et la construction. On voit que la flexibilité et l’efficacité de cette technologie laissent présager une augmentation de son utilisation, non seulement pour la fabrication de moules, mais aussi pour la production directe de pièces finales en composite.
En outre, certains modèles d’imprimantes 3D qui ont été présentés peuvent être munis, en plus de la tête d’impression, de l’outillage d’usinage qui est requis pour travailler le fini de surface sans autre étape subséquente ou autre manipulation, ce qui simplifie le travail. Toutefois, malgré ces nombreux avantages, l’intégration de l’impression 3D en fabrication de moule pour composite présente bien entendu des défis, notamment en termes de coûts initiaux d’investissement ainsi que de la nécessité de compétences spécialisées pour exploiter pleinement le potentiel de cette technologie. Mais de toute façon, ce qu’on a pu voir et constater lors des présentations, c’est qu’il y a un fort engagement de l’industrie à surmonter les obstacles et, bien entendu, aux fournisseurs de ces technologies à simplifier cette accessibilité, notamment en accentuant la formation disponible et le développement de partenaires stratégiques, mais aussi en développant des nouvelles technologies plus simples à programmer et à utiliser.
D’ailleurs, j’en profite pour mentionner que le Centre de développement des composites du Québec qui est bien connu sous le nom de CDCQ notamment, s’intéresse beaucoup à cette voie d’avenir et peut accompagner les entreprises dans l’adoption de cette technologie et faciliter l’usage de l’impression 3D dans la fabrication de prototypes, mais aussi de moules. Et, il y a aussi le Carrefour québécois de la fabrication additive, qui est une mine d’or d’information en lien avec l’impression 3D. Vous pouvez consulter leur portail à cqfa.quebec. Donc finalement l’impression 3D transforme actuellement la fabrication de moules pour composite en offrant une voie vers une production plus rapide, plus économique et plus innovante. Et je crois que les avancées présentées au JEC World 2024 témoignent amplement de l’évolution rapide de cette technologie, de son potentiel à redéfinir les processus de fabrication dans l’industrie des composites pour que les manufacturiers s’y intéressent et à tout le moins, surveillent les avancées technologiques dans ce domaine-là qui vont quand même très rapidement.
Maintenant le cinquième fait saillant de l’édition 2024 du JEC World. Je vous dirais que l’événement a mis en lumière une tendance de plus en plus présente dans l’industrie des composites. Il s’agit de l’intégration de matériaux composites recyclés dans la production de nouveaux produits. Cette approche, qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire, vise à réduire l’impact, bien entendu, environnemental des composites tout en conservant leurs propriétés techniques et mécaniques. On peut voir que l’utilisation de composites recyclés présente de nombreux avantages significatifs pour l’industrie, mais surtout pour l’environnement. Et, elle permet de réduire la quantité de déchets composite qui est destinée à l’enfouissement ou à l’incinération. Ça permet de contribuer à la préservation des ressources naturelles et à la réduction des émissions des gaz à effet de serre et d’autre part, ça offre aux fabricants une alternative moins coûteuse aux matières premières vierges, tout en répondant bien entendu aux exigences croissantes des consommateurs et des législateurs pour la mise en marché de produits plus durables et respectueux de l’environnement.
Dans ce cadre-là, le recyclage des composites pose toutefois, vous vous en doutez, bien des défis techniques qui sont non négligeables en raison, entre autres, de la nature hétérogène de ces matériaux et de la difficulté à séparer leurs composants. Donc, dans le cadre des innovations qui ont été présentées au JEC World 2024, on a mis en avant des procédés avancés de recyclage qui permettent la récupération des fibres et des résines pour les réintégrer dans de nouveaux cycles de production. Actuellement, la capacité à traiter de forts volumes n’est pas nécessairement présente. Mais pour des volumes plus petits, il y a des avancées technologiques très présentes en ce sens.
Donc ces technologies ouvrent la voie à une valorisation accrue des composites qui sont en fin de vie et à la création de produits composites recyclés ayant des propriétés comparables à celles des matériaux vierges et espérons-le peut-être même supérieure.
Si on regarde dans les applications de composites recyclés, elles sont diverses et touchent plusieurs secteurs. Ça va de l’automobile aux matériaux de construction, en passant par l’aéronautique et les équipements sportifs notamment. On a pu découvrir lors des présentations, des exemples concrets de produits qui incorporent des composites recyclés. Cela démontre le potentiel du marché et surtout les opportunités commerciales qu’offre cette approche verte si on peut dire. Les exemples présentés illustrent bien comment l’industrie des composites peut contribuer à une économie plus circulaire et durable sans compromettre la performance ou la qualité des produits. J’en profite pour vous rappeler qu’il y a une initiative conjointe entre le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) et le Regroupement des industries de composites du Québec, le RICQ, qui vise notamment à recycler les rebuts de production des manufacturiers composites du Québec qui offrent un fort potentiel de faire avancer la situation en développement durable pour l’industrie des composites au Québec. Donc, vous pouvez prendre information auprès d’eux. Je suis certain que vous allez trouver des opportunités très intéressantes pour prendre le virage vert. L’intégration des matériaux composites recyclés dans des nouveaux produits représente bien entendu une étape importante vers la durabilité dans l’industrie des composites.
Lors des présentations, il a été fortement souligné l’importance de poursuivre la recherche puis le développement dans ce domaine et aussi la nécessité de renforcer la collaboration entre tous les acteurs, que ce soit les industriels, les institutions de recherche et les autorités réglementaires pour aider à surmonter les défis techniques et optimiser bien entendu les chaînes de valeur pour le recyclage des composites.
De cette façon-là, l’industrie peut s’attendre à une adoption croissante des matériaux recyclés en ouvrant ainsi la voie à une production plus respectueuse de l’environnement et socialement responsable. L’intégration des matériaux composites recyclés est une tendance en plein essor et elle reflète l’engagement de l’industrie mondiale des composites envers la durabilité et l’innovation. Les avancées présentées lors du JEC World le témoignent et démontrent fortement l’évolution positive de cette industrie vers des pratiques plus vertes et plus circulaires.
Il est donc important d’emboîter le pas au Québec et de poursuivre la lancée des différents intervenants pour collaborer et grandir ensemble dans cette protection de l’environnement. Pour conclure, l’événement JEC World 2024 a offert définitivement une fenêtre sur l’avenir des matériaux composites en mettant en évidence des innovations qui promettent de rendre notre monde plus durable, plus efficace et plus connecté. Ces avancées, que ce soit des transports verts aux pratiques de fabrication éco-responsables, montrent la voie à suivre pour l’industrie avec un potentiel de transformation qui dépasse largement le cadre des composites
3- Présentation de la nouvelle chronique « Vos questions, nos réponses »
Chronique ‘’Vos questions, nos réponses’’
Simon Chrétien : Dans les prochains épisodes de notre balado Sortir du moule, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’un tout nouveau segment qui est dédié à vous, nos auditeurs passionnés et curieux. Le segment s’intitule vos questions, nos réponses et ce sera votre espace pour poser toutes vos questions qu’elles concernent les innovations dans le secteur des composites ainsi que des plastiques, les défis de la durabilité dans l’industrie plastique ou encore les tendances futures en matière de fabrication et de design. Vous vous demandez comment les dernières avancées en matière de matériaux biosourcés peuvent impacter votre entreprise ou peut-être vous êtes curieux de connaître les meilleures pratiques pour intégrer l’économie circulaire dans vos processus de production ? Quelle que soit votre question, nous sommes là pour y répondre.
Nous invitons donc tous nos auditeurs à participer activement à ce nouveau segment, à nous envoyer vos questions, vos doutes ou même vos idées de sujet que vous aimeriez voir aborder dans nos futurs épisodes. Pour ce faire rien de plus simple, adressez-nous un courriel à l’adresse sortirdumoule@alliancepolymères.org. Votre participation enrichira nos discussions et permettra à notre communauté de plonger encore plus profondément dans les sujets qui vous passionnent.

Ainsi, à chaque nouvel épisode, nous tenterons de répondre au maximum de questions de nos auditeurs.

Ne manquez pas cette opportunité unique de contribuer au contenu de votre balado préféré. Vos questions seront donc au cœur de nos prochains épisodes et ensemble, nous continuerons à explorer les innovations et les défis qui façonnent l’avenir de l’industrie des composites et des plastiques.

Envoyez-nous vos questions dès aujourd’hui et rester à l’écoute pour des discussions enrichissantes et des réponses éclairées de nos experts.


Et voilà, chers auditeurs, nous arrivons déjà à la fin de cet épisode de Sortir du moule. Nous espérons que les discussions d’aujourd’hui vous ont non seulement informés, mais également inspirés et que vous repartez avec de nouvelles perspectives sur l’industrie des composites et des plastiques, ainsi que sur les innovations et les défis qui la façonnent.

Nous tenons à remercier chaleureusement notre invité pour son expertise et sa passion contagieuse. Et bien entendu, la contribution de chaque invité rend chaque épisode non seulement enrichissant, mais aussi permet d’avoir un balado qui est un véritable catalyseur de changement et d’innovation dans notre secteur. N’oubliez pas aussi votre curiosité et vos questions alimentent la flamme de ce balado.
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1- Initiative de récupération et de valorisation de rebuts post-production de matériaux composite;
2- Les emballages intelligents;
3- l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion courante des entreprises manufacturières pour alléger le fardeau de certaines tâches.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

  1. Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
  2. Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
  3. Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Bienvenue à l’épisode numéro un de notre balado Sortir du moule où nous explorerons notamment les frontières innovantes du recyclage et de la valorisation des matières plastiques. Nous débuterons avec un focus sur un projet pilote audacieux en Gaspésie où les matières plastiques recyclées prennent une nouvelle vie dans l’asphalte.
Comment cette idée a-t-elle émergé? Quels sont les défis et les opportunités de ce projet? Nous partagerons les témoignages des acteurs clés du projet et discuterons de l’impact potentiel sur l’environnement et l’économie locale. Ensuite, nous naviguerons à travers les méandres des législations sur les matières plastiques.
Dans ce labyrinthe réglementaire, comment les entreprises, les gouvernements et les consommateurs peuvent-ils s’y retrouver, nous démêler ensemble les fils de ces réglementations? Pour terminer, nous plongerons dans le monde fascinant du marché des matières plastiques recyclées. Pour qui, comment et pourquoi?
Joignez-vous à nous pour une exploration approfondie de ces thèmes captivants où innovation, écologie et économie se rencontrent pour redéfinir notre rapport au plastique. On débute dans moins de trente secondes.
Sortir du moule est une production d’Alliance Polymère Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. Plonger avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise, des plastiques et des matériaux composites. Restez connectés sur l’avenir de l’industrie.
L’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1- Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
L’introduction de matières plastiques recyclées dans l’asphalte, que l’on appelle aussi enrobés bitumineux, est le sujet de nombreux essais à divers endroits dans le monde depuis des années. Eh bien, ce n’est maintenant plus un projet réalisé seulement à l’étranger. C’est aujourd’hui une réalité au Québec, et plus précisément en Gaspésie.
J’ai l’immense plaisir de recevoir Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie. et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte. Ensemble, ils portent avec leur équipe un projet innovant, prometteur de valorisation de matières plastiques recyclées, issues de la collecte municipale dans l’asphalte. Une initiative pionnière au Québec.
Alors Madame Drapeau, Monsieur Hersant, bonjour, bienvenue à notre balado. Comment allez-vous aujourd’hui? Très bien, merci. Oui, très bien. Eh bien, si vous le permettez, on va commencer tout de suite avec votre projet d’asphalte à base de plastique recyclé. Est-ce que vous pourriez me décrire plus brièvement?
C’est quoi exactement que vous avez développé et comment ça se distingue de l’asphalte ou enrobée bitumineux, qu’on parle aussi de ce qu’on appellerait l’asphalte conventionnelle, parce que c’est assez nouveau comme procédé. En fait, je peux faire la grande image, puis Grégory pourra compléter avec les détails plus techniques.
Mais chez nous, on était un petit peu coincé avec un gisement de plastique souple, des sacs plastique. les fils, les stretch, ce type de matière là et on cherchait quoi faire avec. De fil en aiguille. Grégory pourra en dire plus. Mais l’application qui est ressortie, qui était gagnante, c’était d’en faire des flocons qui pouvaient être introduits dans la fabrication de l’enrobé bitumineux parce que c’est le langage qui est utilisé dans le milieu, donc l’enrobé bitumineux et que ça vienne peut être soit prendre la place d’un certain polymère qui était déjà utilisé ou sinon bonifier les propriétés de l’enrobé en soi.
Donc pour nous c’est parfait parce que ça offrait un marché potentiel pour cette matière-là qui est très mal aimée actuellement, mais qui est encore générée et produite par l’ensemble des usagers, citoyens et autres entreprises. Donc pour nous ça faisait plein de sens.
On est en région donc de développer ça, de trouver une façon d’introduire ces flocons de plastique là. L’enrobé bitumineux c’est un grand potentiel quand même au Québec alors avec l’ETS ils ont réussi à démontrer qu’il y avait des propriétés intéressantes.
Justement Monsieur Hersant comment vous avez développé ce produit-là? Quel processus vous avez suivi pour arriver au résultat final? Bien je dirais dans un premier temps comme Nathalie disait initialement on a vraiment identifié le potentiel. La plupart des projets qu’on voit ailleurs dans le monde au niveau des plastiques ça va être plutôt des PET qui vont être introduits dans les les enrobés.
Sous des latitudes différentes, du Québec aussi, donc il y a des contraintes. Donc en fait, on a approché, comme disait Nathalie, l’équipe de L’ETS et on a fait un premier projet, en fait un projet Mitacs avec eux pour évaluer le potentiel d’introduire ces plastiques dans différentes proportions au sein d’un enrobé bitumineux standard, je dirais qui est utilisé au Québec. Donc il y a. Il y a plusieurs paramètres qui ont été étudiés. On a regardé les propriétés à basse température, les propriétés donc à plus haute température. L’idée étant que ce type de polymère sont des polymères quand même assez fragiles.
Mais par contre ce qu’il y est intéressant c’est qu’ils ont un effet plastifiant donc vraiment important. Donc c’est ce qu’on voulait vérifier au sein d’un enrobé. Est-ce que justement un enrobé qui contient ce type de plastique va moins craquer avec la variation de température avec le mouvement du sol, etc., Donc ça c’est des choses qu’on a vu.
On a regardé aussi avec l’ETS la malléabilité, donc rapidement est ce que ça se manipule bien? Est-ce que ça se compacte bien? Donc tout un ensemble de tests mécaniques normalisés ont été faits pour vérifier ça. Je dirais aussi un point important, la masse volumique de l’enrobé bitumineux est énorme.
Donc introduire une quantité de plastique qui est un composé très léger, c’est des gros volumes, des masses importantes. Donc il fallait déterminer, en fonction du gisement disponible, la proportion, je dirais minimale et maximale en fait, qui pourrait être introduite pour pouvoir avoir une application à plus grande échelle.
Donc ça, c’est des choses qui ont été faites aussi. Donc il y a plusieurs projets, plusieurs itérations qui ont été faites. Puis il y a une planche d’essai qui a été déposée dans la région de Victoriaville durant l’automne donc, et là, l’idée c’est monitorer cette planche d’essai, donc on va suivre son évolution, donc passer l’hiver, passer une année complète et voir le comportement donc en conditions réelles, au roulement, etc.
Et vous avez parlé justement que la matière plastique utilisée était surtout du PET? Est-ce que vous avez essayé d’autres matières ou c’est la seule qui répond bien.
Non ce n’est pas du PET. Justement, c’est ça, c’est la plupart des applications qu’on voit, il y a peu ou pas d’applications avec des plastiques souples. Ça commence. Nous, c’est principalement du polyéthylène basse densité pour des questions de point de fusion aussi par rapport à la température d’application, donc de l’enrobé.
Donc c’est vraiment comme disait Nathalie, tout ce qui est sacs plastiques des polymères qui vont fondre à des températures relativement basses. Donc ça, c’est vraiment quelque chose qu’on recherchait dans ce type de composé.
Ce qui est particulier aussi dans le projet, c’est qu’on utilise pas les plastiques sous forme de granules, mais sous forme de flocons. Donc c’est vraiment une autre façon, de conditionner le plastique. Donc plutôt que de faire une granule par extrusion, c’est plutôt de faire un flocon, de densifier le plastique.
C’est vraiment des petites particules qui sont introduites, ce qui représente beaucoup d’avantages au niveau production industrielle. Ça fait trois ans qu’on travaille sur le projet et l’idée c’était d’en arriver à être en mesure de produire des flocons.
Premièrement, en petite quantité, parce que nous, on est en région, on n’a pas un gisement comme d’autres centres de tri, c’est du plastique. Ce sont des films plastiques postproduction, postconsommation et on voulait une ligne sans eau, c’est à dire qui ne nécessitait pas de conditionnement des plastiques, qui impliquait l’utilisation de l’eau.
Donc à ce moment-là, ça évite tout rejet et c’est ce qu’on recherchait. La chaîne est assez simple. On broie les plastiques, ils passent à travers un processus de densification après ça à travers une forme de tamisage.
Ça fait des flocons qui sont accumulés dans des sacs. Alors le bitumier lui quand il veut utiliser ces flocons-là. Puis c’est ce qui a été testé lors de la planche d’essai de cet automne. Bien c’est de prendre le sac de flocons et tout simplement l’incorporer à leur mélange qui contient les autres ingrédients pour faciliter la préparation par le bitumier.
Donc on voulait vraiment une chaîne qui était sans émission et qui pour le bitumier ne représentait pas de défi technique ou de contraintes.
D’accord justement, vous avez parlé de vos pellicules plastiques pour éviter d’avoir à les nettoyer. Est-ce que vous pouvez vous permettre d’avoir une certaine souillure des matières où ça doit être des plastiques postconsommation comme des sacs de pain ou ces sacs qui n’auront pas été contaminés par différents produits? Ou vous pouvez vous permettre d’avoir un certain degré de souillure pour éviter d’avoir à les laver?
Il y a un petit degré. C’est ça de petits contaminants. Donc les sacs ne sont pas lavés, les citoyens les déposent au bac comme d’habitude. Évidemment, les sacs qui ont trop de contamination, nous on les retire, ils ne feront pas partie de la chaîne de transformation.
Puis on a remarqué d’ailleurs quand il y a eu la planche d’essais, ils ont fait l’observation de quelques éléments. Sur le plan visuel, il y a un petit bout de lacet qui s’est retrouvé, entre autres. Mais c’était mineur, alors c’est ça qu’il faut pour nous. Ça va être ça. Le défi, ça va être de produire un flocon, le conditionner, le préparer de façon telle qu’il soit exempt de la très grande majorité des contaminants pour ne pas nuire aux opérations subséquentes au niveau du bitume. Mais quand on a fourni nous les sacs pour produire les premiers flocons, on n’a pas fait attention à ça.
Puis est-ce que ça a permis d’apporter des bénéfices à l’enrobé bitumineux ou à l’asphalte par rapport à celle conventionnelle? Est-ce que vous pensez qu’on va pouvoir améliorer ses propriétés ou on reste équivalent ou au contraire, on diminue ses propriétés pour avoir plus de nid de poule?
Est ce qu’il y a des mesures ou des essais qui ont été faits là-dessus?
Oui, je dirais qu’intuitivement, on aurait pu s’attendre à ce qu’au départ en fait, dans les premiers essais, ce qu’on a vu rapidement, c’est qu’on aurait pu s’attendre à ce que les propriétés mécaniques soient meilleures, donc à plus hautes températures.
Mais c’est l’inverse qui s’est produit, donc à basse température. La dureté donc de l’enrobé est vraiment supérieur. Donc il y a vraiment un effet. Un effet qui est étudié de façon très poussée par l’ETS. Actuellement, il faut savoir que le plastique, il joue deux rôles. Il remplace une fraction du bitume donc qui représente à peu près cinq à six pour cent, donc de l’enrobé total.
Donc je dirais qu’il y a un vingt pour cent au maximum qui va remplacer, qui va être remplacé par du plastique. Puis il joue aussi le rôle de matériau de remplissage avec le granulat. Donc il a comme un double rôle aussi. Donc il va se répartir entre les deux faces et assurer quand même une très bonne cohésion.
Je dirais que c’est ça au niveau de la résistance. C’est des choses qu’on vérifie actuellement. On va aller vérifier à la fois en laboratoire, mais aussi avec la planche d’essai. Donc là, on va vraiment voir. On s’attend à ce que le matériau soit plus dur, un peu plus dur. Il est un peu plus difficile à mettre en forme.
Je mets des bémols parce que le partenaire bitumier qui l’a travaillé a trouvé ça très acceptable. Mais il est un peu plus dur à compacter. Ce qu’on anticipe, c’est un produit qui va être un peu plus résistant, donc mécaniquement, probablement donc un avantage pour nos routes au Québec. Il a vraiment été testé, je dirais il y a plusieurs couches d’asphalte, et là, c’est vraiment l’enrobé de surface.
Éventuellement je pense que l’ ETS va le tester comme en enrobé donc de sous couche aussi pour voir un peu l’impact, mais là actuellement il est exposé, c’est la dernière couche d’enrobé qui est déposé sur la route, donc la couche la plus mise à mal.
Dans les éléments qui étaient importants pour nous de suivre et de documenter. C’est qu’on ne voulait absolument pas générer de relargage. Alors ça, c’est un autre élément qui est suivi.
Et la prochaine étape c’est une portion de rue sur le territoire de la ville de Percé, qui mène au Géoparc parce qu’ils avaient déjà un projet de rue Écoconsciente. Alors l’idée, c’est de voir comment on peut réutiliser un maximum de matière résiduelle dans le cadre de ce  projet-là.
Alors là, ça va être vraiment une section beaucoup plus longue qui va se réaliser. Puis ça va être de documenter aussi, de maintenir le suivi de ces différents paramètres. Là, on ne sait pas comment ça va se terminer cette histoire-là. Mais on pense qu’on tient un bon filon. Maintenant, il faut demeurer vigilant, puis maintenir la collaboration avec l’ETS et notre consultant Grégory, pour s’assurer qu’on se dirige vers quelque chose qui est une voie d’avenir.
Moi, je pense qu’on a une voie d’avenir pour une matière qui n’est pas intéressante actuellement, mais qui est encore générée alors il y a encore beaucoup de défis. Ça fait trois ans, mais il me semble que trois ans, c’est court dans la vie d’un projet comme celui-là. Alors nous, on maintient l’effort sur ce projet.
C’est génial, c’est intéressant, on pourra se reparler peut-être pour voir la suite, suite à ce projet pilote. Mais justement, une question qui me vient c’est quel accueil reçoit votre projet de la part des firmes d’ingénierie ou du ministère des Transports et autres qui sont habitués de spécifier dans leur devis un enrobé qui est conventionnel, classique Et là on est assez nouveau est-ce qu’il y a une ouverture ou il y a une réticence de la part des intervenants de ce côté-là.
Je commence Nathalie, on les a rencontrés au début du projet, puis on n’avait pas ces résultats-là. Le ministère des Transports du Québec, on va sûrement leur reparler prochainement parce que là, on a une formulation qui fonctionne. Il y avait un intérêt pour eux, absolument. Ils étaient très intéressés à savoir.
Il faut savoir qu’ici, les routes qui sont couvertes, c’est les routes municipales donc qui sont une juridiction municipale. Les routes secondaires, on n’est pas sur la cent trente deux donc ça, c’est une autre. Mais oui, il y a un intérêt qu’il va falloir poursuivre. Je dirais que c’est d’autres exigences.
Mais oui, il y avait un intérêt de la part du ministère des Transports d’avoir plus d’infos sur ce projet-là. Moi c’est certain que les démarches qu’on fait actuellement c’est au niveau du milieu municipal, justement pour les routes secondaires c’est certain qu’il y a un intérêt.
Nous, en région, il y a un intérêt clairement, mais parce que ce qu’on veut, c’est réduire les distances parcourues par les matières résiduelles générées. Donc cet intérêt-là, il faut le traduire à travers avant tout des projets pilotes. Il faut faire la démonstration et c’est pour ça que la ville de Percé a levé la main très, très rapidement, dès le début du processus et c’est ça qui est bien, c’est que ça nous permet de démontrer vraiment sur le terrain et de rassurer tout le monde sur la faisabilité, sur la durabilité et tous les aspects qui peuvent être questionnés par les firmes d’ingénierie.
Donc on a reçu beaucoup de questions. On a reçu aussi des appels d’autres municipalités au Québec, d’ingénieurs aussi. Maintenant, tout le monde veut voir la planche d’essai. Alors qu’est-ce que ça donne? Il faut avoir la patience, un petit peu la patience d’obtenir ces résultats-là.
Mais nous, comme je disais, on va poursuivre avec l’autre étape au niveau de la deuxième planche d’essai grandeur nature et je pense que ça va venir confirmer à première vue enfin ce que j’entends de l’ETS. Moi, je me fie beaucoup à nos collaborateurs, à nos partenaires, puis eux, ils sont positifs. Moi, quand ils sont positifs, je suis de bonne humeur, tout va bien, alors ça regarde bien.
Je pense que ça augure bien. Donc si on vient qu’à mettre une conclusion là dessus, c’est que c’est prometteur pour le Québec.
À date, les résultats que vous avez obtenus laissent présager qu’on a une solution technologique intéressante pour valoriser nos plastiques permettant d’améliorer nos routes.
C’est l’objectif recherché. Je pense qu’on est sur la bonne voie. Comme je disais tout à l’heure, je ne vais pas me répéter, mais effectivement je pense qu’on est sur la bonne voie.
Génial merci beaucoup. En tout cas on va suivre ça de près puis on se reparle peut-être l’année prochaine quand vous aurez une année supplémentaire en ayant passé un hiver pour voir qu’est ce que ça donne comme résultat?
Bien madame Drapeau Monsieur Hersant, un gros merci puis on se reparle très bientôt merci.
Merci à vous à bientôt merci.
C’était Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie, et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte.
2- Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
Les différentes législations sur les matières plastiques se multiplient et se complexifient à grande vitesse. Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, surtout avec l’annonce récente de la décision de la Cour fédérale d’annuler le décret du gouvernement fédéral qui classait les articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Pour démêler ce sujet que l’on pourrait décrire comme aride, j’ai le plaisir d’accueillir notre collaborateur spécial Roger Tambay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic engineers, la SPE section de Québec. Alors bonjour Roger, merci de te joindre à moi aujourd’hui.
Oui bonjour Simon, merci beaucoup de m’inviter à ton premier balado et félicitations pour toutes les choses. Les bonnes choses que tu fais avec Alliance Polymères Québec pour l’industrie.
Merci beaucoup, écoute si tu le veux bien, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet. Il y a beaucoup de législations ces temps-ci qui apparaissent dans le paysage politique, notamment au gouvernement du Canada.
Il y a un nouveau règlement qui interdit les plastiques à usage unique, qui a d’ailleurs été contesté en cours. Mais avant de parler de ça, est ce que ce serait possible pour toi de nous donner un bref aperçu de? Quelle est cette réglementation qui interdit ces plastiques?
Bien sûr. Alors voici, c’est un règlement qui est entré en vigueur le vingt décembre deux mille vingt deux et il interdit la fabrication, l’importation et la vente de certains articles en plastique à usage unique.
On parle ici de sacs d’emplettes les ustensiles en plastique, les récipients alimentaires fabriqués de certains plastiques que le règlement dit problématique, les anneaux pour les emballages de boissons et les bâtonnets et les pailles en plastique. Alors, c’est quoi les plastiques à problème? Selon le règlement, c’est la mousse de polystyrène, le PVC, les articles qui renferment du noir de carbone et les articles qui ont des additifs qu’on dit oxodégradables.
Pour les pailles en plastique flexibles, il y a des exceptions. Heureusement, on parle ici pour les patients d’un hôpital ou d’un établissement médical ou de longue durée. Ces patients là, ils peuvent toujours se servir. On peut toujours leur distribuer des pailles en plastique flexibles. Ce qu’on sait moins un peu, c’est que le règlement exige aussi la tenue d’un registre d’exportation.
On en parle moins souvent, mais c’est bien indiqué au règlement. Alors toute personne qui fabrique ou importe à des fins d’exportation. Un article en plastique à usage unique doit conserver pendant cinq ans le nom, la quantité, les dates de fabrication, la date et la quantité exportée. Et pour les importateurs qui vont exporter des articles par la suite, ils doivent aussi donner des informations sur l’importation et l’exportation et ainsi de suite.
Le règlement, ça ratisse quand même assez large. Et là, justement, le seize novembre dernier, la Cour fédérale a annulé le décret du gouvernement fédéral qui classait ces articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Et ils l’ont fait, même rétroactivement en disant la déclarant nulle et illégale en date de son enregistrement le vingt-trois avril deux mille vingt et un. Là où j’ai de la misère à comprendre, c’est que vu que le règlement a été adopté le seize novembre dernier, mais son enregistrement le vingt-trois avril, comment on démêle ça? Et en même temps, concrètement, qu’est ce que ça veut dire, à quoi on peut s’attendre avec cette décision de la cour?
Excellente question justement, la décision ne change pas grand-chose dans le court terme parce que la loi de deux mille vingt trois. C’était en deux mille vingt trois, la loi avait été modifiée et la contestation, elle portait sur une version antérieure de la loi.
Donc elle n’affecte pas la version la plus courante, tant et aussi longtemps que la nouvelle loi, donc modifiée, n’a pas été contestée. Elle est en vigueur là. Vous allez me dire que c’est une c’est une technicalité, c’est vrai, mais elle est importante. On peut se poser la question. Pourquoi est-ce que le ministre a porté la décision en appel tel qu’il a été rapporté par les médias? On parle ici de la décision de la coalition pour une utilisation responsable du plastique contre Environnement et changement climatique Canada. En réalité, ce n’est pas une demande en appel, c’est une demande de contrôle judiciaire. Ce que ça veut dire, c’est que le ministre Guilbault demande de réexaminer la décision.
Probablement parce qu’il est sous l’impression qu’elle est fondée sur une conclusion de faits erronés c’est-à-dire sans tenir compte des six cents publications scientifiques qui ont été déposés. Il veut donc une nouvelle décision plutôt que d’argumenter à savoir s’il a compétence pour décider ou pas sur ce domaine de compétences.
Là, alors, un petit rappel sur la décision. La juge a déclaré que le fédéral ne pouvait pas être convaincu que tous les articles en plastique sont toxiques juste parce qu’ils sont en plastique, parce que ça rend pas compte de leur dimension, de leur propriété et de de la probabilité qu’ils se retrouvent dans l’environnement et qu’ils causent des dommages.
La Cour a aussi noté que Environnement Canada avait déjà tiré des conclusions et mené une analyse approfondie à l’égard des plastiques à usage unique dont on a parlé tantôt avant de les interdire. Mais elle n’a pas fait environnement Canada n’a pas fait cette analyse poussée pour tous les articles en plastique, donc la toxicité n’a pas été prouvée.
A quoi on peut s’attendre? On peut s’attendre à plus de réglementation, mais plus de réglementation précise pour éviter ce genre de problème dans le futur. Donc ça ne nous aide pas tant. Puis ça fait juste que les prochaines réglementations vont être articulées autrement.
Si je comprends bien pour être sûr que ce ne soit pas contestable?
Oui exactement et dans ce même ordre d’idée là on ne s’améliore pas.
On a d’autres règles qui s’en viennent d’ailleurs. Le gouvernement du Canada. Ils sont en train de procéder au développement de règles sur le contenu recyclé et l’étiquetage des plastiques. C’est un autre type de réglementation qui va s’ajouter. Comment on pourrait présenter ça? En quoi ça va consister? Est-ce que t’as un petit résumé pour nous?
Tu touches sur un point. Tu sais, l’industrie du plastique a été largement non réglementée. Puis là, on nous demande quasiment d’être premier de classe comme immédiatement. C’est comme tout un changement. Alors la notion de recyclabilité pour répondre à ta question, ça a toujours reposé sur le fait que les plastiques, surtout les thermoplastiques, ça peut être transformé et retransformé maintes fois.
Mais ça au sens de la loi, ça va changer. Il y aura trois conditions à rencontrer. La première, c’est qu’il doit y avoir un système de collecte gratuit pour au moins quatre vingts pour cent de la population d’une province. Et dans les milieux urbains, la collecte doit se faire deux fois par mois. Deuxième condition, le rendement de tri.
Il doit être aussi être de quatre vingts pour cent pour une catégorie de plastique, par exemple le polypropylène. Troisièmement, au moins quatre vingts pour cent du volume des balles qui sont produites par les centres de tri doivent trouver preneur et être transformé en autres articles en plastique, pas en produits chimiques, donc ça devient très exigeant de recevoir la possibilité d’apposer le logo recyclable sur un article. Alors pour le logo recyclable lui aussi il va changer. On va tasser les un à sept, le triangle avec les flèches et au centre on indique un à sept. Maintenant ce que ça va être, ça va être soit un crochet vert ou noir dans le cas où l’article est recyclable ou un x noir ou rouge s’il est pas recyclable donc ça change beaucoup les choses.
Ensuite, il va y avoir des exigences minimales au niveau du contenu recyclé dans beaucoup d’articles, surtout dans l’emballage souple et rigide. Alors d’ici deux mille trente, les emballages souples brièvement, ils devront renfermer entre trente et cinquante pour cent de contenu recyclé tout dépendamment de l’épaisseur du film et si c’est dans de l’emballage alimentaire, on parle de dix pour cent d’ici deux mille vingt huit, vingt pour cent d’ici deux mille trente et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. Dans l’emballage rigide, on parle d’entre quarante et soixante pour cent dépendamment du type de résine et à condition de ne pas être en contact avec les aliments.
Si c’est en contact avec les aliments, bien, ça ressemble à l’exigence du souple, c’est à dire dix, vingt et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. L’exception, c’est pour les bouteilles. Alors les bouteilles rigides de boissons, doivent renfermer au moins soixante pour cent de contenu recyclé d’ici deux mille trente.
Puis, selon le règlement, c’est quoi du contenu recyclé? C’est tout plastique qui a été détourné par les utilisateurs et qui étaient des utilisateurs résidentiels, commerciaux, industriels ou institutionnels. On s’attendait à recevoir une mise à jour à la fin de l’année deux mille vingt-trois mais après communication avec Environnement Canada on s’attend à recevoir de l’information en février et mars sur plus de précisions et dans ces plastiques qu’on doit recyclables, en intégrer des pourcentages.
Tout ça est ce que ça s’applique au niveau même des produits qui sont importés ou seulement les productions manufacturées au Canada?
 Ça s’applique à tous les produits qui sont fabriqués ou importés, que les emballages soient remplis ou qui soit non rempli. Donc ça vise tous les propriétaires de marques d’emballage, ceux qui vendent sous leur propre marque sous une marque de commerce. Et il faut comprendre que cette législation là, son but, c’est de réduire les déchets de plastique. En fait, l’objectif, c’est zéro déchet plastique d’ici deux mille trente.
On ne parle pas de zéro déchet, on dit zéro déchet plastique. Ça, c’est un problème parce que l’effet de la loi, il pourrait être néfastes. Parce que lorsqu’on remplace le plastique, par exemple dans l’emballage alimentaire, lorsqu’on l’élimine on augmente les chances de causer du gaspillage alimentaire.
On sait que le plastique est très utile pour contenir les aliments. Le gaspillage alimentaire, ça génère des gaz à effet de serre nocifs, par exemple le méthane. Ensuite, si on remplace le plastique par de la fibre, on sait que même si la fibre est recyclée à par exemple soixante dix pour cent en Europe, elle est quand même deux fois plus présente dans les déchets que le plastique ne l’est donc je trouve qu’on devrait se concentrer sur le recyclage et surtout sur le recyclage pour réduire la consommation de plastique vierge, se concentrer sur la réduction de déchets et lieu de s’acharner au plastique.
On va voir ce que ce que ça va donner et donc on pourrait tous être affectés. parce que ça pourrait bien augmenter les déchets et les gaz à effet de serre.
Bien ça va amener d’autres problématiques, c’est sûr, parce que on remplace un par l’autre. Les gens sont habitués de consommer d’une façon. Puis je pense pas que ça va changer.
Ça va juste déplacer le problème. On ne pourra plus appeler ça du plastique, ça va être un autre matériau. Puis là, on verra si un combat pour cette matière-là, on le voit avec les nouveaux ustensiles en bambou ou la multiplication des contenants en carton c’est une catastrophe. Mais ça, c’est un autre débat.
Justement, en même temps, t’as parlé tout à l’heure de registre qu’il fallait tenir un registre. Là, il y a justement une consultation qui se fait actuellement et la législation va être mise en vigueur sous peu pour tenir un registre fédéral sur les plastiques. Comment ça va s’articuler tout ça?
Bon alors effectivement, on est maintenant en période de consultation publique jusqu’au treize février.
Concernant le registre le registre fédéral, il vise à créer un inventaire de données des flux de plastique au Canada. Ok alors on peut aller envoyer un courriel simplement à Environnement Canada et puis faire ses commentaires par rapport à l’information qui est sur leur site web.
Alors ce que c’est, c’est que tout producteur d’un produit en plastique et tout fournisseur d’un service qui gère les plastiques en fin de vie devra fournir des informations.
Par exemple le type de résine, les quantités utilisées, ce qu’ils ont fabriqué, leurs sources, la catégorie de l’article mis en marché sur le marché canadien, la quantité collectée en fin de vie qui a été détournée, recyclée, transformée en produits chimiques, envoyée des décharges ou encore composté il faut même rapporter les méthodes employées pour mesurer les quantités qui ont été rapportés.
Et maintenant on parle de quelle résine et quel article.
Alors la liste, elle est très longue et elle est assez complète.
Alors rapidement, on parle bien évidemment des emballages souples et rigides, y compris ceux qui sont réutilisables. Les produits jetables par exemple, les rasoirs, les équipements électroniques, articles de sport, jouets, outils électriques, pneus plastique en construction dans les véhicules de transport dans les produits blancs, c’est à dire par exemple les appareils de réfrigération, les plastiques agricoles, même les bouées de sauvetage et les textiles sont compris.
Et pour les résines bien, c’est toutes les résines qu’on connaît, polyéthylène, PET, PVC, ABS, nylon, polyuréthane tous les thermodurcissables, même les résines biodégradables, qu’elles soient naturelles ou non. Alors c’est une liste très longue.
Espérons que cette information sera utilisée de façon intelligente par nos décideurs et que les décisions législatives et réglementaires vont suivre les observations qu’on fait plutôt que d’être motivé par d’autres intérêts.
Oui. Espérons aussi que ça va être constructif et plus pour aider et avoir des outils supplémentaires pour pouvoir valoriser les ressources.
L’avenir nous le dira. Écoute en terminant, c’est quand même déjà juste. On vient de parler de réglementation fédérale et on n’a pas parlé de réglementation provinciale, municipale parce qu’en plus des diverses législations dont on vient de parler du gouvernement du Canada à l’égard des plastiques, il y a le gouvernement du Québec qui a présenté le quinze novembre dernier son projet de stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques, qui va probablement mener à la législation provinciale.
Il y a aussi la ville de Montréal notamment, qui a adopté un règlement municipal qui est entré en vigueur le vingt huit mars deux mille vingt trois, qui interdit l’utilisation d’articles en plastique à usage unique. Comment il est possible de se retrouver dans tout ça là? Comment s’intègre les diverses législations provenant des paliers de gouvernement différents?
Qui a préséance sur quoi? Parce que là, la ville interdit des choses que le provincial ou fédéral interdit pas. Le fédéral interdit d’autres choses. Comment on démêle ça? C’est une série de questions à développement. On pourrait y passer des heures. Comme tu disais. On pourrait quasiment faire une thèse de doctorat.
C’est effectivement difficile, mais il  y a espoir.
Puis on va essayer de démêler ça un peu. Alors justement, un des objectifs non écrits de la stratégie québécoise, c’est d’orienter la province et de s’en tenir moins aux municipalités, petites ou grandes, pour légiférer. Ça fait du sens parce que le sujet de plastique est tellement généralisé que c’est logique que la province donne les directives, pas les municipalités.
Ensuite, quand ça vient, la question de fédéral provincial, c’est un autre enjeu. Il s’agit de la compétence des paliers gouvernementaux les deux se préoccupent de la protection de l’environnement, que ce soit par des règlements, des mesures fiscales, des droits d’émissions de carbone par exemple. Alors le fédéral, lui, il tire sa compétence du fait que la pollution n’a pas de frontières.
Autrement dit, il y a des enjeux interprovinciaux et internationaux, donc ils ont le droit. Le fédéral a le droit de légiférer dans le domaine des plastiques et aussi avec leurs compétences en droit criminel. Ils peuvent instaurer des infractions qui poursuivent un intérêt national légitime, par exemple le contrôle des substances dangereuses.
Le Québec, lui, y tire son pouvoir sur l’environnement en fonction de son champ de compétence sur les droits de propriété, par exemple, les terres publiques de l’État, les forêts, dans l’environnement. Alors en principe, il ne faut pas qu’il y ait conflit entre les lois provinciales et fédérales, mais ça peut arriver.
Mais pour l’environnement, on peut dire qu’en général c’est un champ de compétence où il y a coopération et coordination. Alors la question c’est comment est-ce qu’on interprète des lois qui peuvent être adoptées sur le même sujet? alors si ça arrive bien, on les interprète de façon non conflictuelle.
Ça veut dire quoi? Ça veut dire que par exemple, si le provincial adopte un règlement qui dit que pas moins de un ppm d’arsenic dans un résidu est toléré et que le fédéral dit pas moins de cinq ppm bien c’est la norme québécoise qui s’applique parce que un ppm c’est moins que cinq ppm, mais on dit pas que la loi fédérale est invalide.
On dit juste qu’elle est moins sévère, alors la norme québécoise l’emporte même si les deux s’appliquent. Alors pour s’y retrouver, il faut être à l’affût. Malheureusement, l’ignorance n’est pas un moyen de défense.
Donc à la base, je pense que c’est de partir de la législation provinciale, parce que si je comprends bien, elle est toujours plus restrictive habituellement. Donc en s’assurant de respecter les règlements de la province où on est, on est sûr de ne pas se tromper.
C’est ça. Et ensuite d’être sûr que notre interprétation correspond aussi avec l’interprétation de la loi fédérale.
Et puis là on est OK sur le sujet. Mais comme c’est relativement nouveau, je crois qu’il va sûrement y avoir d’autres causes devant les tribunaux. Beaucoup de jurisprudence qui va se préciser avec les années, l’interprétation de tout ça va sûrement prendre sa place. Oui et les nouvelles lois aussi.
Les règlements qui s’en viennent à suivre encore. Ils ont l’air à avoir beaucoup de plaisir à taper sur les plastiques. Merci beaucoup Roger, c’est très apprécié.
J’espère que ça éclairci les différents aspects de la législation sur les plastiques au Québec, au Canada pour les auditeurs. Puis on aura l’occasion sûrement de s’en reparler, de traiter de la question au fur et à mesure que ça évolue.
Parce que, comme on vient de le mentionner, ce n’est que le début. Donc il y a sûrement beaucoup d’autres surprises qui nous attendent. Donc on aura l’occasion d’en reparler. Merci beaucoup Roger, puis au plaisir de parler très bientôt.
Au plaisir.
C’était notre très estimé collaborateur, M. Roger Tembay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic Engineers, la SPE section de Québec.
3- Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.
Que diriez-vous d’explorer les défis et les opportunités liées à la réutilisation des plastiques dans l’industrie, en se concentrant sur la manière dont Exxel polymère contribue à cette révolution écologique.
La prochaine entrevue permettra de démystifier le processus de recyclage des matières plastiques. et d’examiner comment ces pratiques influencent le marché actuel des polymères pour découvrir comment l’entreprise redéfinit l’avenir du recyclage des plastiques depuis vingt ans déjà. J’ai le plaisir de recevoir Monsieur Hans Fortin directeur général et M. Éric Fradette président d’Exxel polymère. Alors messieurs Fortin et Fradette bienvenue, merci de vous joindre à notre balado.
Bienvenue merci, merci de nous accueillir, c’est un plaisir.
Écoutez, on va enchaîner tout de suite avec des questions pratiques parce que le sujet et quand même connu et mal connu.
Les matières plastiques recyclées, on en entend de plus en plus parler, mais ce n’est pas toujours évident de savoir qu’est ce qui se recycle? Qu’est ce qui, même si c’est recyclable, va être recyclé. Qui peut se départir de matières? Qui peut s’approvisionner de matières recyclées avec l’expertise de votre entreprise et même de vos connaissances personnelles?
Je pense que vous êtes les bonnes personnes pour aider les gens à démystifier ce sujet là. Je vais commencer peut-être dans le terme de matières. Quelle sorte de matière on peut retrouver dans une entreprise comme la vôtre et sous quelle forme.
Écoutez ce qu’on trouve comme produit ici. En fait, nous on recycle, des matières plastiques et surtout des matières de commodité. Je dirais beaucoup de ce qui est de polypropylène, de polystyrène, aussi de l’ABS et de polycarbonate. Mais je dirais le plus gros gros volume de ce temps ci pour en 2024, je dirais pratiquement soixante pour cent de notre production en ce moment est en polypropylène oui, nos matières, c’est des matières qui viennent, surtout de sources post industrielles, des rejets industriels, ça veut dire que tous les mouleurs en injection, en extrusion ou quoi que ce soit, génèrent des rejets, des rejets industriels, que ce soit sous forme de pièces manquées, mal colorées ou de purge, c’est ce genre de matériel là que nous, on s’approvisionne à la grandeur du Québec, du Canada et le reste des États-Unis.
J’ajouterais qu’on s’approvisionne aussi quand même en post consommations, mais des biens qui ont été utilisés dans des industries, donc des palettes, des packs, Des choses comme ça, ce n’est pas nécessairement des matières qui sortent des centres de tri, mais c’est des matières qui ont été utilisées et consommées, donc qui se qualifient comme post consommation.
Je peux vous donner une petite idée là juste des fois c’est pas industriel, c’est quoi? C’est il y a une matière qu’on récupère, qui suscite un peu l’intérêt justement des gens, c’est des rejets de couches, de couches d’incontinence. Ce n’est pas de la matière postconsommation, c’est plus les fabricants des usines qui fabriquent en fait des couches ont des rejets. C’est à dire que le tissu comme tel, c’est cent pour cent polypropylène qui est cent pour cent recyclable, c’est à dire les rejets, on peut imaginer un peu la coupe, la découpe de ces rejets là bien c’est une de nos sources de matière. Mais on appelle ça quand même un déchet industriel.
Oui, bien c’est ça. En fait, c’est dans le procédé de transformation. La matière n’a pas été souillée, elle n’a pas été utilisée. Mais, il y a quand même des rebuts. On a les équipements ici pour densifier le produit, c’est à dire le faire fondre pour le filtrer, s’il y a eu des contaminants, puis changer les propriétés de la matière.
Ça c’est quand on parle de propriété au niveau de l’impact, redonner de la résistance ou augmenter la fluidité, c’est toutes des choses qu’on peut faire nous ici en cours de procédé.
D’accord et les gens qui vous alimentent en matière, est ce qu’ils vous vendent leur matière? Ils vous la donnent? Est ce qu’ils doivent payer pour que vous preniez cette matière?
Là, on achète la matière, c’est à dire qu’il y a un marché. Il y a un marché qui se créé. Ça fait, vingt ans qu’on travaille  à l’éducation et pour acheter la matière le plus propre possible parce que c’est des matières industrielles qui ont été dans les usines, mais il s’est créé un marché.
Puis c’est un prix au kilo, tout dépendant des spécifications de la matière. Tout dépend de la quantité, de la qualité, la forme aussi. Si c’est une pièce ou elle arrive déjà en flocons si on veut ça fait qu’il y a des prix selon le type de matière. Puis comment de traitement on doit mettre aussi parce qu’il y en a des fois qui nous sont offerts gratuitement, mais habituellement, ça implique toujours un traitement manuel.
Puis d’ailleurs, vous parlez de prix là, est ce qu’il y a un marché du polymère ou du plastique recyclé un peu comme la bourse, ou si c’est chacun qui fixe les prix comme il veut, selon la demande ou s’il en veut, il n’en veut pas. Comment ça fonctionne? La fixation des prix sur un marché?
Bien, oui, il y a un marché. C’est un marché d’offre et de demande si on peut dire. C’est à dire que nous, on se compare.
En fait, on suit beaucoup l’indice de la résine vierge. Que ce soit polyéthylène ou Polystyrène. Bien ça, ça bouge, ça bouge continuellement. Je veux dire c’est un marché. C’est comme aller mettre de l’essence dans ton auto. Aujourd’hui t’as 1,57$, demain t’as 1,62$, ça bouge, ça bouge beaucoup.
Les plastiques bien, c’est souvent de pétrole ou de gaz naturel. Il y a un marché. Pour les fabricants de résines vierges, c’est aussi un marché, un peu d’offre et de demande.
Et nous, ça suit ça. Je dirais à peu près et donc tout dépendant de la matière, du coût de la matière vendant, on associe le prix en conséquence. Oui c’est une industrie ou qu’il faut que t’aies des bonnes connaissances de tes prix de revient parce que t’es toujours en relation avec ton prix de vente.
Donc il faut que tu comprennes selon le prix de l’achat si tu vas être capable de faire des profits ou non. Donc il faut que tu comprennes très bien tes opérations.
Oui, j’imagine de suivre. Le coût de la matière vierge a un impact, étant donné que vous compétitionnez directement cette matière.
 Il faut, même si des fois les gens sont prêts à payer un peu plus cher pour ce genre de matière.
Là, ils peuvent pas, ils n’ont pas n’importe quelle limite, on est encore. On est encore au point que les gens achètent parce que nos clients achètent beaucoup de matières recyclées. Mais souvent, par souci d’économie aussi. On est encore là, on n’est pas on vend la matière, mais on est compétitif à la résine vierge, ça c’est sûr.
C’est vraiment intéressant parce qu’on a l’habitude d’entendre que la résine vierge est toujours moins chère que la résine recyclée parce qu’il doit y avoir des traitements supplémentaires de faits sur la matière recyclée. Mais dans votre cas, probablement du fait qu’il y a des post-industriels, qu’il y a moins de nettoyage ou de traitement à faire, ce qui vous permet d’avoir des plus bas coûts.
Mais, c’est une bonne nouvelle, ça de voir que c’est compétitif et que les gens peuvent offrir des produits recyclés sans avoir de coût supplémentaire à payer? Absolument, puis il faut respecter en plus les paramètres de la résine vierge. Je veux dire que peu importe le produit ou au niveau des spécifications.
Il faut être égal sinon supérieur à la résine vierge avec une constance, puis en plu, tu peux en parler Et en plus c’est au niveau de la décarbonisation et puis site d’enfouissement, côté environnemental c’est sûr que c’est très bénéfique à prix comparatif. On prend de la matière dans le fond qui a été détournée des sites d’enfouissement.
Et puis il y a un haut facteur d’évitement aussi en termes de carbone. On a fait des études. Ce qu’Éric fait référence, c’est qu’on a fait une étude très détaillée et certifiée par le Conseil des industries durables sur notre performance environnementale. Et puis ce qui est ressorti, c’est que le facteur d’évitement est de 2,7 tonnes de CO2 par tonne de plastique recyclé.
Dans notre cas, donc il y a un évitement majeur à chaque fois que tu es côté environnemental, c’est très bénéfique. Le plastique c’est un gros avantage. C’est quoi une tonne de CO2? Une tonne de CO2? Oui, merci Éric. Parce que là on est tellement dans le détail, on vient qu’on oublie les comparatifs.
C’est que dans le fond, ce que Éric fait allusion, c’est que, en 2021, on a fait l’évitement dans le fond de 42 000 tonnes de CO2. Puis ça, ça équivaut à planter 210 000 arbres dans un an, c’est l’équivalent de 10 000 voitures retirées de la route. C’est l’équivalent de la consommation électrique de 135 000 foyers.
Donc c’est pour dire que le plastique a un gros impact environnemental. Ca vaut la peine comme ça. Puis vous parliez tout à l’heure que la matière vous deviez respecter des standards, des spécifications techniques très précises qui devait dépasser même la résine vierge. C’est quoi le procédé et les traitements que vous devez faire subir à la matière pour être capable de contrôler justement ces paramètres là à la sortie?
Mais quand on dit nous recycler le produit ou la compounder ou la revaloriser,  conditionner, on essaie de se démystifier un petit peu dans tout ça. C’est que dans le cours de notre production, ce qu’on veut la matière, elle est fondue. C’est à dire que tout ce qui est une matière solide, tantôt je parlais de couche, mais n’importe quel produit sous forme solide ou flexible bien nous ici on va les déchiqueter, on va les rendre une granulométrie qu’on peut qui est travaillable avec un flot et on va on va passer. Oui tout est testé. Oui, c’est juste une précision, mais dans le fond, tous les intrants qui rentrent dans l’usine doivent être testés pour les propriétés physiques.
Ca c’est très important pour nous. oui, puis ou on se démarque ici aussi, c’est qu’on a. On investit beaucoup aussi dans la capacité de mélange pour uniformiser les lots ou les batchs si on peut dire. On est rendu à presque dix neuf silos. Faut installer on en a treize présentement on en a sept autres en commande.
C’est tous des silos qui sont des mélangeurs, c’est à dire qu’il faut bien comprendre une fois que la matière est granulé que ce soit un polypropylène ou un polystyrène, ou peu importe, la qualité passe par l’uniformité de la matière, ça veut dire qu’on va uniformiser des lots de je veux dire 20 000 kilos ou 20 000 kilos pour que ce soit le plus constant possible, le plus uniforme possible soit uniforme au niveau des caractérisations de la matière, oui.
puis par la suite bien. C’est une fois qu’on a nos paramètres, qu’on sait qu’est ce qu’on a mélangé ensemble ou qu’est ce qu’on a à produire? On va c’est là ou on va faire fondre le produit dans des lignes d’extrusion. On a cinq, on travaille sur une sixième ligne d’extrusion en ce moment, c’est à dire on fait fondre le produit.
Puis une fois l’état liquide, on est capable de le filtrer. vous savez, la des filtres, c’est une filtration qui est à peu près de 100 mesh 120 mesh pour donner une idée, c’est comme un filtre. C’est comme un filtre de on va dire comme un gros freesbee, un gros freesbee qui a des trous au laser dedans.
Mais c’est ça, la matière liquide passe au travers de ce filtre là. pour capter tout contaminant qu’il y aurait eu soit de papiers de carton ou des fois de plastique qui fond à plus haute température et et par la suite c’est remis à à l’état solide. C’est comme on peut imaginer des genres de brins de spagheti qu’on va découper, mais c’est fait là à des niveaux Si on parle des machines qui font 500-1000 kg à l’heure.
puis après on retourne en silo pour remélanger pour uniformiser les différents lots. Donc nos clients, eux, ils peuvent recevoir des camions citernes jour après jour. Puis ça a l’air toujours la même du même lot alors que les intrants étaient complètement disparates. Nous notre force c’est vraiment c’est les formulations, c’est savoir mélanger quoi avant et après c’est là que je te dirais Exxel se distingue des autres.
oui de ce que je comprends même. C’est un des enjeux souvent des détenteurs de marques ou ceux qui sont propriétaires de produits. Ils ont besoin d’avoir une uniformité dans l’approvisionnement. Lorsqu’ils font surtout pour des produits plus techniques, ils font des spécifications, ils vont faire des certifications ou valider des besoins spécifiques.
de pouvoir avoir un approvisionnement constant. C’est un enjeu, donc de travailler avec un procédé comme le vôtre. Ça offre cet atout là. Si je comprends bien? absolument oui, oui oui. Et puis sans ça, on ne serait pas capable d’expédier en vrac camion, jour après jour avec et puis respecter les caractéristiques demandées de nos clients.
Donc c’est vraiment c’est le côté mélange sur lequel qu’on se distingue, qui nous donne cette force de frappe là. si, si, je me fais l’avocat du diable ou essayer de donner un coût aux gens qui ne sont pas recyclés. Si je comprends bien, on résume vous avez de la matière qui est uniforme d’un lot à l’autre, puis d’un transport à l’autre et vous avez une résine qui est dans un prix compétitif avec la vierge.
Donc maintenant, quelle raison ont les détenteurs de marque pour pas migrer ou recycler? Si je comprends vos explications, il n’y a plus personne qui a d’excuse. C’est sûr que toutes les matières qu’on recycle, c’est des couleurs, les couleurs est un enjeu aussi. Si si, c’est une pièce noire. Ben c’est oui, il y a, il n’y a pas de il n’y a pas d’enjeu, je veux dire il n’y a pas d’enjeu, on peut utiliser la matière recyclée à 100%, mais là, nous les, les couleurs, toutes les couleurs sont mélangées ensemble.
Et nous, ce qu’on fait, c’est qu’on on rajoute à peu près. On rajoute un léger pourcentage de noir de carbone pour noircir la matière. C’est sûr que c’est sûr qu’il y a quelqu’un qui a qui a besoin d’une couleur plus pâle, sachant que les couleurs, c’est difficile de pâlir des produits.
L’enjeu vous venez de mettre le doigt dessus. Oui, mais c’est là qu’on commence à réfléchir aussi. Quel genre de partenariat qu’on pourrait développer parce qu’on voit bien qu’il y a des tendances dans l’industrie qui veulent aller vers là. Mais c’est de trouver ça nous prend aussi les bonnes sources d’approvisionnement, les bons partenaires, ça prend un client dans le fond qui va pouvoir nous appuyer aussi, donc, mais ça fait partie des défis du recyclage du futur si on veut étendre les gammes de produits oui, effectivement.
Et peut être même que la recherche sûrement qu’ils se penche déjà sur la question, mais de voir la décoloration être capable d’extraire les colorants, peut être que ce serait un coup de pouce pour vous aider dans votre travail?
Ah, c’est sûr que s’il y avait une baguette magique qui pourrait faire ça, ça serait le fun.
Oui, oui, absolument, C’est un des défis. Puis l’autre défi aussi, c’est de faire entrer si on veut la matière recyclée dans des industries qui habituellement utilisent peu de matières recyclées. Ou pense l’automobile ou l’emballage alimentaire? Des choses comme ça donc c’est tous des marchés dans lesquels ce serait intéressant de s’attaquer dans le futur.
Mais souvent on voyait à la base pour recycler du produit. Comme je dis, ça fait presque ça fait presque trente ans que je suis dans l’industrie du recyclage de matières plastiques, mais tout passe par l’éducation, c’est l’éducation. comment recycler, comment les recyler ou quel produit qui est recyclé. Puis c’est une question qui n’est vraiment pas facile.
Puis même nous, qui a toujours été dans l’industrie, c’est un casse tête tout le temps. Ça passe par le design du produit L’écoconception L’écoconception. Si le produit il a été pensé que en fin de vie il peut se retrouver soit dans un bac bleu ou soit ailleurs, mais qu’il qu’il soit recyclable, qu’il ne soit pas contaminé.
Quand je dis contaminé, c’est comme si on va dire je sais pas moi si on pense pas un sac de chips par exemple, qui qui est peut être en différentes couches, laminé avec de l’aluminium dedans des choses qui sont peu recyclables, c’est difficile à recycler ça. Même si le sac est hyper mince, il peut y avoir trois, quatre, trois, quatre, cinq couches de polymères différents, ça prend des polymères qui sont compatibles quand on va les recycler en propriétés physiques et en couleurs aussi.
Oui exactement c’est tout un casse-tête, mais que vous avez réussi à maîtriser au fil des ans. Puis, avec ce qu’on voit de votre évolution, vous le maîtrisez plus que bien merci merci. Écoutez juste en terminant le dernier mot. On a parlé des extrants, qu’il y a beaucoup de possibilités en termes d’intrants pour que si jamais les gens qui se disent ah, j’ai de la matière à me départir qui est en post- industriel, c’est quoi les critères pour prendre de la matière?
Est ce qu’il y a des volumes minimums? Il y a des types de matières que vous prenez, d’autres que vous ne prenez pas en dehors des zones. On a parlé tout à l’heure de résine qui pourraient venir de produits, par exemple dans les laboratoires. qui sont très peu souillés, mais qui peut avoir une certaine contamination.
Ça peut être Vous parlez de rejet, de purge. Est-ce que quelqu’un qui en a un sac, vous vous contacte ou il faut attendre d’avoir ramassé une couple de caisses? C’est sûr. C’est sûr qu’ici, il faut savoir qu’on recycle environ 1,3 millions de kilogrammes par mois, à peu près en ce moment ici.
C’est sûr que nous, quand on récupère, on sait qu’on va chercher de la matière. C’est souvent, c’est souvent des camions, c’est des 53 pieds là. Mais il y a des gens, des gens qui désiraient exemple, comme des produits comme le laboratoire ou des choses comme ça. C’est sûr que souvent il faut commencer à quelque part.
On ne peut pas dire ça nous prend absolument des volumes X. Moi, nous, on est toujours prêt à commencer à commencer à comme je disais, tantôt c’est un peu une question d’éducation, c’est qu’est ce qui est recyclable? Qu’est ce qui ne l’est pas? Qu’est ce qui peut? C’est souvent aussi c’est le triage à la source.
C’est sûr que si on nous amène un exemple, on va dire on va essayer de penser, je sais pas moi. Des fioles, des fioles qui viennent en laboratoire, puis que la seringue, le bouchon, le bouchon est dans en polypro la la seringue est en polyethylène ou c’est sûr que la personne qui qui les utilise ne peut pas savoir ou déterminer ça des fois des fois c’est écrit, des fois c’est pas écrit, mais c’est d’y aller il faut pas se décourager, mais il faut y aller.
C’est un produit à la fois. Une étape à la fois il y a un triage à la source. Qu’est ce qui est recyclable? On le recycle, qu’est ce qui l’est pas bien, il faut, il faut qu’il soit détruit, ça sert à rien de nous amener des produits ou d’avoir des produits qui même avec la meilleure intention, Mais si on est obligé de se départir ou de jeter le quart des produits ou mettre de la main d’oeuvre par la suite, c’est plus complexe.
Oui, puis l’autre chose aussi, c’est que des fois, il peut y avoir des regroupements d’entreprises ou de laboratoires. Je dis laboratoire, c’est pas nécessairement des produits que vous voulez utiliser, mais, mais de certaines organisations qui ont des produits. Des fois, ils peuvent se rassembler, puis regrouper leur matière pour pouvoir avoir un volume suffisant qui est plus intéressant à disposer.
Oui, et puis le recyclage aussi. Je crois que c’est bon de mentionner qu’on est dans un je dirais. On est à l’avant-garde de la circularité. Donc s’il y en a qui veulent se mettre à utiliser aussi des matières recyclées, s’ils ont des rejets, bien nous contacter. Puis on va voir. Qu’est-ce qu’on peut développer comme partenariat pour développer des boucles de circularité?
C’est là la force. Je pense qu’on peut intervenir, puis on peut améliorer les choses. oui excellente idée, il n’y a rien de mieux que d’en jaser puis des fois il y a des opportunités qu’on n’aurait pas cru possible qui deviennent possibles parce que là on développe quelque chose qui se faisait pas avant.
Si on veut faire des nouvelles choses, faut essayer y a des choses qu’on ne faisait pas. Vous avez bien dit mais messieurs merci beaucoup. je vous souhaite bonne chance et on se reparle très bientôt pour suivre l’évolution de de de vos projets. Absolument merci merci beaucoup au plaisir à la prochaine à la prochaine merci merci bye bye.
C’était Monsieur Hans Fortin, directeur général et M. Éric Fradette, président d’Exxel Polymère.
Voilà, c’est déjà tout pour ce premier épisode de sortir du moule. Ne ratez pas le prochain épisode alors que nous aborderons les emballages intelligents, l’intelligence artificielle et la valorisation des rebuts de matériaux composites pour rester connecté sur l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Visitez polymeresquebec.com C’était Simon Chrétien et je vous dis au mois prochain.

Épisode 25 — Déchiffrer l’avenir du véhicule électrique

L’électrification des transports bouscule les chaînes d’approvisionnement, redistribue les cartes géopolitiques et transforme les attentes des manufacturiers. Mais où se dirige réellement l’industrie automobile ? Et que peuvent en tirer les entreprises québécoises actives dans les polymères et les matériaux de performance ?

Dans cet épisode, Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile, nous aide à lire entre les lignes des grandes tendances du marché, des stratégies chinoises à l’évolution des lieux de production.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie automobile est en pleine transformation, et au cœur de cette mutation, le véhicule électrique s’impose comme un catalyseur de changements technologiques, économiques et géopolitiques. Pour nous aider à décoder les grandes tendances à surveiller, les enjeux de fabrication et d’approvisionnement, et ce que cela pourrait signifier pour les transformateurs de polymères au Québec, on reçoit un observateur aguerri du secteur : Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile.
On vous en parle dans moins de 30 secondes.

L’électrification des transports n’est plus une promesse d’avenir : elle redessine déjà les chaînes de valeur industrielles, modifie les rapports de force entre régions du globe et pousse les fabricants à se réinventer. Des batteries aux matériaux allégés, en passant par les logiciels embarqués, tout change… et vite. Mais comment ces mutations se traduisent-elles concrètement sur le terrain ? Et surtout, qu’est-ce que ça signifie pour les manufacturiers d’ici, notamment dans l’industrie des polymères ?
Pour y voir plus clair, on a fait appel à un journaliste qui suit ces bouleversements de près depuis des années…
 
Bonjour Paul-Robert Raymond. Merci d’être avec nous aujourd’hui.

 Épisode 24 – Du KShow à votre usine : inspirations concrètes pour innover au Québec

 Chaque trois ans, le KShow à Düsseldorf devient le centre névralgique mondial de l’innovation en plasturgie. Dans cet épisode, Éric Leclair, directeur plasturgie chez Coalia, partage ce qu’il a observé sur le terrain : percées technologiques, tendances émergentes, défis en circularité, robotique et nouveaux matériaux. Une chronique concrète pour aider les manufacturiers d’ici à se projeter, à innover… et à traduire l’inspiration mondiale en actions locales.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie mondiale des plastiques et matériaux composites est en pleine mutation. Mais derrière les vitrines technologiques du KShow de Düsseldorf, que peut-on vraiment retenir pour faire avancer nos entreprises d’ici ? Quelles innovations, quels signaux, quelles stratégies méritent qu’on s’y attarde pour bâtir une plasturgie plus compétitive, plus résiliente, mieux alignée sur les attentes de demain ?

Pour en savoir plus, restez avec nous… on débute dans moins de 30 secondes.

Notre invité d’aujourd’hui est M. Éric Leclair, directeur de la plasturgie chez Coalia, qui a pris part à la mission de veille technologique organisée par Alliance Polymères Québec et InnoCaoutchouc 360. Éric a parcouru le salon avec un œil curieux, ouvert aux innovations, aux nouvelles technologies et aux tendances fortes. Il partage avec nous les faits saillants qui l’ont marqué, les pistes prometteuses pour les manufacturiers d’ici, et les réflexions stratégiques qui émergent de cet événement d’envergure.

Un échange qui vous donnera, assurément, des idées concrètes pour faire évoluer vos pratiques… et prendre un pas d’avance afin de faire progresser vos affaires

 

Suite de la transcription à venir.

Épisode #23 Communication-choc : les dessous des coups d’éclat médiatiques 

Dans cet épisode, on s’entretient avec Jimmy Jolicoeur, conseiller senior en communication, pour décoder les fameux « stunts » médiatiques : ces gestes spectaculaires, souvent provocateurs, qui captent l’attention et déclenchent des réactions en chaîne. Pourquoi sont-ils utilisés par certains politiciens ou entreprises ? Quels en sont les risques et les retombées ? Et surtout, les entreprises manufacturières devraient-elles s’en inspirer ou s’en méfier ? Une réflexion stratégique sur l’art de frapper fort… sans frapper à côté.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Dans l’univers médiatique, certains coups d’éclat font plus de bruit que mille campagnes traditionnelles. Vous vous souvenez peut-être de cette pub ontarienne présentant des images de Ronald Reagan qui a fait réagir Donald Trump, ou de l’appel lancé par Doug Ford aux médecins québécois pour les attirer en Ontario. Derrière ces manœuvres provocatrices, il y a une stratégie de communication bien calculée.

Aujourd’hui, on plonge dans les coulisses de ce type d’opération — les « stunts » médiatiques — pour comprendre comment ils fonctionnent, qui ils servent… et ce que les entreprises, même manufacturières, peuvent en apprendre.

On vous en parle dans moins de trente secondes.

Aujourd’hui, on reçoit conseiller senior en communication et politique Jimmy Jolicoeur, pour décortiquer avec nous une arme redoutable — et parfois controversée — du monde médiatique : le stunt de communication. Quand une sortie publique ou campagne de publicité délibérément provocante déclenche une vague de réactions, de partages, voire des décisions politiques majeures… est-ce un simple coup de pub ou une stratégie calculée aux retombées réelles ?
Avec Jimmy, on explore comment ces gestes s’organisent, à qui ils profitent, et surtout, si les entreprises, y compris dans le secteur manufacturier, peuvent — ou devraient — s’en inspirer. Préparez-vous à voir la com sous un autre angle.
Sur ce bonjour Jimmy et bienvenue dans cet épisode de Sortir du moule.

Suite à venir

Épisode #22 Miser sur la cocréation pour renforcer la compétitivité

Dans un monde où la concurrence ne se joue plus entre entreprises, mais entre réseaux d’entreprises, la cocréation devient un levier essentiel de performance. Cet épisode explore comment la collaboration entre PME manufacturières peut accroître leur agilité, leur capacité d’innovation et leur compétitivité face aux marchés mondiaux.

Un regard concret sur la façon dont la mise en commun des forces, des ressources et du savoir-faire peut transformer les défis en occasions de croissance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

 

À venir

Ce que révèle le diagnostic sectoriel 2025 sur la plasturgie au Québec

Entrevue avec Marie-Hélène Hamelin, Chargée de projet – Communications, PlastiCompétences

Le secteur de la plasturgie évolue rapidement, mais quelles sont les réalités vécues par ses entreprises au quotidien ? Le Diagnostic sectoriel 2025, réalisé par PlastiCompétences, dresse un portrait détaillé de la situation notamment en matière de main-d’œuvre, de recrutement, de formation et de rétention mais aussi sur l’économie de l’industrie.

Dans cet épisode, Marie-Hélène Hamelin nous présente les faits saillants de cette étude, les défis qui préoccupent les employeurs, et les leviers possibles pour mieux outiller l’industrie à faire face à la rareté de main-d’œuvre.

Un épisode essentiel pour quiconque souhaite comprendre les grandes tendances qui influencent l’avenir de la plasturgie au Québec

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Miser sur l’humain : des initiatives concrètes pour attirer et garder ses employés

Entrevue avec Ariane Choinière, responsable RH chez Bain Magique, qui nous partage des exemples inspirants et réalistes de ce qui fonctionne (ou non) pour améliorer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre en milieu manufacturier.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Chronique estivale: Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments


Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.


L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.


Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.
 
Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.


🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.
 
Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.
 
🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.
 
Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.


🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.
 
🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.


🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été?
 

Quand recycler devient un moteur d’entrepreneuriat et d’innovation : l’approche Unique Plastique – Entrevue avec Alexandre Tanguay cofondateur de l’entreprise Unique Plastique.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

Mise à jour sur le recyclage chimique des plastiques (Réponse à la question d’un auditeur) – Entrevue avec David Gendron, Ph.D., chimiste, directeur scientifique et chercheur sénior chez Kemitek.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

La réforme de la collecte sélective au Québec et ses impacts pour l’industrie des plastiques – Entrevue avec Normand Gadoury, Vice-président, innovation et projets d’infrastructure chez Éco Entreprises Québec.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

  1. Les obstacles et opportunités liés aux échanges commerciaux au Canada et les bonnes pratiques pour sécuriser ses transactions à l’international avec les Incotermes – Entrevue avec Cloée Lamarre, Conseillère en commerce .international chez Développement PME (DPME)
  2. La nouvelle certification selon la norme canadienne CAN/BNQ 3840-100 Produits à contenu de plastique recyclé – Entrevue avec Isabelle Landry, Directrice principal au Bureau de la normalisation du Québec (BNQ).

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont mises à rude épreuve et où l’incertitude socio-politique complique les décisions d’affaires. Nous explorons comment le secteur manufacturier, en particulier les entreprises de la plasturgie et leurs clients, peuvent saisir des opportunités de repositionnement stratégique en misant sur une approche de collaboration locale.

Entrevue avec M. Frédéric Laurin chercheur à l’Institut de recherche sur les PME et professeur d’économie à l’École de gestion de l’UQTR.

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À venir

Donner une seconde vie aux plastiques et créer de la valeur économique. L’exemple de l’approche de développement technique du projet Irri-Blière. (Entrevue avec Audrey Diouf-Lewis, chargée de projet secteur plasturgie chez COALIA)

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À venir

 Maximiser l’efficacité : le rôle des logiciels de simulation (Entrevue avec Arnaud Divialle, directeur de l’innovation chez MayaHTT)

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À venir

1- Enjeux et défis actuels en matière de gestion des talents et de main-d’œuvre. Entrevue avec Alain Rouleau du Groupe Mission
2- Le rôle clé dans le développement, l’attraction et la rétention des talents des comités sectoriels de main-d’œuvre, notamment le cas de PlastiCompétences dédiés aux industries des plastiques et des composites.

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À venir

1-    Innovation et avenir de la fabrication additive : entretien avec Fanny Charreteur coordonnatrice du Carrefour québécois de la fabrication additive (CQFA);
2- Les abrasifs : secrets de performance inestimée avec Nicolas Trudeau représentant technique pour Les Abrasifs EA;
3- Responsabilité élargie du producteur (REP) : une approche de gestion des déchets universelle en vogue.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Opportunités d’affaire des marchés publics pour l’industrie québécoise de la plasturgie.
2- État de la situation politique aux États-Unis notamment en lien avec la campagne électorale présidentielle actuelle et ses impacts sur le Québec.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- L’importance sous-estimée de l’innovation pour les entreprises avec Benoit Labbé Directeur principal – partenariats et écosystèmes du Conseil de l’innovation du Québec.
2- Innovation pratique en entreprise : stratégies et réussites avec Nathalie Quirion, présidente de Opportuna Conseil.
3- Les créneaux d’excellence et les ERAC pour propulser l’innovation des entreprises.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Les enjeux de la chaine d’approvisionnement des manufacturiers au Québec.

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À venir

 1- Le marché de la construction et de la maintenance navales au Québec offre des opportunités d’affaires sous-estimées pour l’industrie de la plasturgie.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- La fabrication additive (impression 3D) pour la fabrication des moules pour la mise en forme des pièces en matériaux composites
2- Introduction aux bénéfices de l’intelligence artificielle pour les manufacturiers québécois de l’industrie des plastiques et matériaux composites
3- L’importance des relations médias dans un contexte manufacturier même de sous-traitance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- Un nouveau temple de la technologie et de l’éducation voit le jour, Les Halles d’Innovation et de Formation Avancée (HIFA)
2-Le cuir végétal à base de pomme. Un nouveau genre de polymère qui remplace le cuir animal.
3- La collaboration avec un agent manufacturier peut être plus payant qu’on le pense même dans un marché de sous-traitance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

1- Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024
3- Présentation de la nouvelle chronique «Vos questions, nos réponses»

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Simon Chrétien: Bienvenue dans l’épisode numéro trois de notre balado, Sortir du moule, où nous plongeons au cœur des débats et des innovations qui façonnent l’industrie des matériaux composites et du plastique. Aujourd’hui, nous avons un programme particulièrement riche et stimulant qui promet de vous offrir des perspectives nouvelles et approfondies sur des sujets d’actualité.
Pour commencer, nous aurons l’honneur de recevoir M. Joseph Tayefeh, auteur engagé et esprit critique du livre Plastique Bashing : L’intox ?  Dans cet ouvrage, M. Tayefeh défie les idées reçues et nous invite à reconsidérer notre vision du plastique, un matériau souvent décrié mais essentiel dans notre quotidien.


Ensuite, nous vous proposerons une chronique exclusive sur les faits saillants du JEC World 2024. Le rendez-vous incontestable de l’industrie des composites qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024. De la transition énergétique aux innovations en matière de recyclage en passant par les avancées technologiques telles que l’impression 3D et l’utilisation de matériaux biosourcés, nous couvrirons les moments forts et les découvertes qui marqueront l’avenir de l’industrie. Préparez-vous à être inspiré et informé car cet épisode promet de bousculer les idées reçues et de mettre en lumière les innovations qui dessinent l’avenir de l’industrie, des matériaux composites et du plastique.


Restez avec nous, nous plongerons au cœur de cette discussion captivante dans moins de 30 secondes.


Sortir du moule est une production d’Alliance Polymères Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’économie, de l’innovation et de l’énergie du Québec. Plongez avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Restez connecté sur l’avenir de l’industrie, l’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1 – Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
Simon Chrétien: Nous avons le plaisir d’accueillir un invité très spécial, M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale des filières des plastiques et des composites en France et auteur engagé du livre Plastique Bashing : L’intox ? À travers son livre, M. Tayefeh nous invite à reconsidérer notre approche critique du plastique en mettant en lumière les idées reçues et en questionnant les réactions souvent émotionnelles que suscite ce matériau. Plastique Bashing : L’intox ? ne se contente pas de défendre l’industrie du plastique, il cherche plutôt à équilibrer le débat en présentant les faits, les chiffres et en soulignant l’importance du plastique dans notre société moderne, tout en reconnaissant les défis environnementaux qu’il pose.


Sans plus tarder, plongeons dans le vif du sujet. M. Joseph Tayefeh, bonjour et merci de participer à cet épisode de notre balado Sortir du moule. C’est un plaisir de vous recevoir.


Joseph Tayefeh : Bonjour, c’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui.
Simon Chrétien : Si vous permettez, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet.
Afin de mettre les auditeurs de notre balado en contexte, surtout pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire votre livre, est-ce que vous pourriez nous parler brièvement de votre livre Plastique Bashing : L’intox ? en précisant ce qui vous a inspiré, voire motivé à l’écrire?
Joseph Tayefeh : Oui, tout à fait. Alors effectivement, j’ai rédigé ce livre pour défendre le plastique et notre belle industrie. C’est actuellement le seul livre sur cette thématique écrit en français
J’ai remarqué, ces dernières années, qu’il y avait une attaque massive et vraiment concentrée de la part du gouvernement français contre les emballages plastiques. Cette attaque commence même aujourd’hui à se propager vers des secteurs autres que les emballages. Cela a commencé vers 2018, la fameuse année où les Chinois ont refusé de récupérer les déchets des pays occidentaux. Il y a effectivement eu un électrochoc. Beaucoup de gens se sont rendus compte que les emballages plastiques en France n’étaient pas recyclés mais plutôt envoyés à l’étranger. Donc, dès 2018, il y a une grande campagne de plastique bashing notamment via les médias, le service public et sur internet; il y avait une volonté de faire culpabiliser le consommateur en montrant des images effroyables, mais réelles, d’animaux marins étouffés, de plages jonchées de plastique ou de fleuves complètement bouchés par des débris plastiques. Souvent d’ailleurs des images qui n’étaient pas européennes et ni françaises se soit dit en passant.
Et, le gouvernement français, en 2020, a mis en place la fameuse loi AGEC contre le gaspillage et pour l’économie circulaire. C’est le premier pays et le seul dans le monde qui a prévu un tel objectif, soit la fin des emballages plastiques à usage unique, quels qu’ils soient en 2040. Et donc, ça a été effectivement un grand tremblement de terre. Aujourd’hui, l’emballage représente 40 % à peu près en termes de secteur d’activité au niveau du plastique, le deuxième étant le bâtiment avec près de 20 % et l’automobile avec près de 10 %.
Pastalliance, en tant qu’organisation, nous essayons effectivement de nous faire écouter. Mais, nous nous rendons compte, par exemple, que beaucoup de médias refusent de nous recevoir alors qu’ils donnent le micro sans aucun problème, sans contradiction et sans pouvoir à soit des associations environnementaliste, soit des personnes qui ont un intérêt plus ou moins caché à ce que l’industrie plastique française s’affaiblisse. Et donc, à moment donné, je me suis dit il faut prendre la plume ou plutôt le clavier pour répondre.
Ce livre fait une revue un peu historique des commencements du plastique, d’il y a quelques siècles jusqu’à aujourd’hui en parcourant l’ensemble des différents secteurs d’activité sur lesquels le plastique intervient. Concrètement, ça veut dire partout.
Si je dois vous faire un petit résumé, quand vous sortirez du premier chapitre déjà, vous comprendrez qu’on ne peut pas se passer de plastique.
Ça, c’est déjà la première chose que les gens vont comprendre, c’est qu’on est dans quelque chose qui est vraiment le fruit de la science et le fruit de la recherche. Et par la suite dans le livre, j’expose cette fameuse pollution. J’essaie effectivement de présenter et de regarder les faits et les chiffres non pas en se basant sur des études de l’industrie pétrochimique ou plastique, mais en reprenant des études d’ONG qui par exemple présentent les pays qui sont aujourd’hui responsables de la pollution dans la Méditerranée, les solutions qu’on pourrait proposer, celles qui seraient efficaces. Il s’agit donc de regarder un petit peu les causes, que ce soit en termes géographiques, mais également en type de produit. Souvent on accuse les emballages plastiques, mais on a un peu tendance à oublier que les premières sources de microplastiques aujourd’hui, ce sont les pneus, les textiles synthétiques et naturels, les filets de pêche, certains produits cosmétiques ou des revêtements routiers. Donc, quand on voit ça, on comprend qu’on a peut-être un peu ciblé une part de l’industrie plastique qui, en fin de compte, n’est pas responsable, en tout cas, d’une grande partie de cette pollution.
Par la suite, je fais un comparatif de ce que la France a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire avec toutes les lois; j’ai parlé de la loi AGEC mais il y a eu une loi climat en 2021, il y a également le fameux concept des trois R qui a été un peu créé par la France. Trois R pour : Réduction, Réemploi, Recyclage. Mais souvent, quand on regarde un peu les faits, c’est réduction, réduction, réduction. Et en fait, j’ai comparé ça avec ce que l’Union européenne a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire. Et c’est là où ça devient très intéressant et je le dis clairement dans le livre. Pour moi actuellement, en France, on a entendu beaucoup de critiques sur l’Europe ou l’Union européenne et en l’occurrence, sur la partie de l’industrie plastique. L’union européenne est exemplaire au niveau mondial. Je pense vraiment que l’Europe va vraiment devenir ce qu’on appelle le hub mondial du plastique éco-conçu car vous avez quand même les normes les plus poussées et les plus fortes concernant le plastique et les emballages alimentaires, chose que vous n’avez pas forcément dans d’autres pays. Vous avez différentes réglementations qui se sont succédé pour réduire ou en tout cas, sortir quelques types de plastique inutiles ou de produits plastiques inutiles. Je pourrais citer des pailles ou des touillettes, soit des produits qui n’étaient pas vraiment fabriqués en France mais qui venaient souvent d’Asie. La disparition de ces produits n’a donc pas remis en cause notre industrie au niveau local.
Et actuellement, vous avez l’Union européenne qui est en train de travailler sur toute la réglementation qui va se mettre en place pour les 20 ou 30 prochaines années sur justement les emballages plastiques. Et quand on regarde cette réglementation, il y a nulle part où il est indiqué dans les projets comme quoi il y aurait plus de plastique à usage unique ou d’emballages plastiques à usage unique en 2040, en 2050 ou en 2060; on n’en parle pas. Au contraire, on est dans une volonté de vouloir développer le recyclage, de développer l’écoconception, de développer la recyclabilité et, en fait, tous les pays européens sont dans cette dynamique. Je vais très souvent à Bruxelles et je vois un peu ce qui se passe à l’extérieur de la France. Je constate que la France fait un petit peu bande à part. Elle fait un peu ce qu’on appelle de la surtransposition, c’est à dire, elle essaye de laver plus blanc que blanc au plus vert que vert, et elle adopte des mesures que même l’Union européenne n’a pas exigées.
Et donc le danger que je vois pour notre industrie, ce n’est pas la disparition du plastique en France, jamais. En revanche, ce qui m’inquiète, c’est de ne plus avoir de plastique français et c’est pour cette raison également que ce livre a été rédigé. D’ailleurs, dans le Plastique Bashing : L’intox ? le plastique est écrit ‘’QUE’’ et pas hissé en version anglo-saxonne parce que justement on est dans un Plastique Bashing vraiment très franco-français.
En fait, ce livre est un signal d’alarme pour notamment les décideurs, pour les politiques et ce, pour qu’ils évitent de refaire les erreurs qu’ils ont déjà pu faire; notamment avec l’industrie nucléaire à une époque. On est au même niveau que le nucléaire il y a 20 ans avec ce qu’on vit actuellement en France avec le plastique en termes de bashing. Il y a 20 ans, on disait que le nucléaire était l’énergie du passé, que le nucléaire c’était has-been, que le nucléaire c’était un problème de déchets mal gérés, que le nucléaire c’était dangereux. On montrait des images de catastrophes qui choquaient tout le monde. On va dire que ce sont les mêmes procédés et parfois d’ailleurs, avec les mêmes organisations.
Actuellement, le plus important, c’est de proposer les solutions mondiales qui, en fin de compte, n’ont jamais été mises en place pour répondre aux problèmes de la pollution plastique. Et donc ce livre propose aussi des solutions, pas seulement pour la France, mais d’une manière générale, au niveau international, avec des actions qui jusqu’à présent, n’ont pas été menées mais qui, si elles étaient menées, permettraient réellement de faire baisser vraiment cette pollution pour la réduire au minimum.
Simon Chrétien: Vous mentionnez tout à l’heure justement plastique ‘’QUE’’ et non pas plastique hissé, parce que c’est vraiment une notion de bashing français. Mais est-ce que vous voyez justement une dichotomie avec les cultures anglophones ou anglo-saxonne et autres ? Comment voyez-vous ce bashing du plastique au niveau mondial ? Comment cela se distingue-t ’il ? Car, par exemple les États-Unis entre autres sont beaucoup moins en mode bashing que le Québec ou la France.
Joseph Tayefeh : Même en Allemagne, Espagne ou en Italie.
Je vais vous prendre l’exemple de la Belgique qui tout récemment avait l’intention de copier la France sur la restriction ou la diminution des emballages plastiques pour les fruits et légumes. En effet, en France depuis le 1er janvier 2024, un certain nombre de fruits et légumes ne peuvent plus être protégés par un emballage plastique. La Belgique voulait nous imiter  mais ils sont revenus sur cette décision car ils se sont rendus compte que ça allait être une atteinte au marché intérieur européen et qu’en fin de compte, leurs producteurs de fruits et légumes n’étaient pas très heureux de cette situation vu les surcoûts que ça engendrait.
De mon côté, je regarde ce qui se passe à l’étranger. Plusieurs pays font des annonces pour interdire des produits en plastique à usage unique. Mais quand on regarde un peu plus dans les détails, on n’est pas dans une interdiction généralisée globale de tous les produits. Ce sont souvent des produits à faible valeur ajoutée qui, en l’occurrence ont peu d’impact. J’ai cité, plus tôt, les pailles et les touillettes, ce sont des choses dont on peut se passer. Et même j’ai envie de dire, est-ce que ça vaut le coup même de le remplacer par autre chose ? Est-ce qu’on est obligé d’avoir une paille maintenant en papier pour remplacer une paille en plastique? J’ai envie de dire, pour ceux qui ont essayé les deux, que je préfère le goût de la paille en plastique que le goût de la paille en papier.
Simon Chrétien: Entièrement d’accord, c’est une catastrophe.
Joseph Tayefeh : Et surtout même en termes de produits chimiques. Il y a un certain nombre de scandales qui commencent à sortir en France et pas qu’en France d’ailleurs. On se rend compte que certains produits à base de papier ou de carton ont été enduits de ce qu’on appelle des PFAS, des produits perfluorés, pour les rendre étanches. Un carton ou un papier n’est pas étanche par nature et que s’il l’est, soit une couche de polyéthylène ou de plastique a été appliquée pour l’isoler. Si c’est une autre substance, alors là c’est le saut dans l’inconnu.  Je ne vois pas de Plastique Bashing comme on peut avoir en France dans d’autres pays. Par contre, vous avez aujourd’hui 16 pays européens qui ont mis en place une consigne pour les bouteilles en plastique. Les derniers, je crois, ce sont la Hongrie et la Roumanie. L’Allemagne, ça fait depuis les années 90 qu’ils y sont. Et la France refuse de mettre en place la consigne. Il y a plusieurs raisons, mais pour certains, si vous mettez en place la consigne, ça va améliorer le recyclage donc ça va augmenter le nombre de bouteilles qui vont être sur le marché. Donc la logique est là pour eux car, d’une certaine manière, ça va protéger la bouteille plastique parce qu’elle sera très bien recyclée et très bien collectée, on ne pourra alors plus reprocher une mauvaise collecte; on ne veut donc pas la mettre en place. Donc vous voyez jusqu’où ça va. Et aujourd’hui on est en train de prendre du retard et avec les objectifs européens qui visent à incorporer à grande échelle du plastique recyclé dans les emballages, il va y avoir une course et une guerre à la matière plastique recyclée.
Et aujourd’hui, en France, on a déjà de la difficulté à avoir du gisement. On est obligé d’aller le chercher parfois aux Pays-Bas, en Belgique ou en Allemagne. Dès que la réglementation sera la même pour tous les pays européens, ça va être un peu chacun pour soi. Il faut absolument aujourd’hui développer le recyclage; la France est actuellement l’avant dernier européen dans le recyclage des emballages plastiques.
Donc on donne des leçons au monde entier. Mais on est quand même un pays dans lequel il y a 23 % des emballages en polystyrène qui sont envoyés en Espagne et en Belgique pour être recyclés.
Donc c’est quand même assez incroyable de voir que le pays qui se prétend être un peu à l’avant-garde de l’écologie en tapant sur les emballages plastiques à usage unique, en fin de compte, dépend d’autres pays pour recycler certains emballages ou procède à l’enfouissement et à l’incinération.
Simon Chrétien : Si vous permettez, je vais lire une citation que vous avez dans la conclusion de votre livre et qui est très intéressante. Ça se dit comme suit ‘’Quand ils sont venus chercher les plastiques, je n’ai rien dit, je ne fabriquais pas de plastique. Quand ils sont venus chercher les avions, je n’ai rien dit je ne fabriquais pas d’avion. Quand ils sont venus chercher le ciment et l’acier, je n’ai rien dit je ne fabriquais ni l’un ni l’autre. Quand ils sont venus chercher les jeux vidéo, je n’ai rien dit car je n’en produis pas. Quand ils sont venus chercher mon industrie, il ne restait plus personne pour protester.’’
Si on avait à parler aux chefs d’entreprise, aux chercheurs, aux travailleurs, aux intervenants du développement économique, voire même aux politiciens et à la population, comment ces personnes-là peuvent-elles jouer un rôle pour assurer un avenir durable pour l’industrie des plastiques qui reste un pilier économique important ? Quel message pourriez-vous envoyer à ces gens-là pour justement ‘’le pas dans ma cour ou ce n’est pas moi, je ne fais rien’’? Comment peut-on régler ça selon vous ?
Joseph Tayefeh : En fait, aujourd’hui, on a une attaque contre tout ce qui est croissance.
Cette citation est une inspiration des paroles du pasteur Niemöller qui durant l’occupation avait dénoncé la lâcheté de la population lorsqu’une certaine catégorie de gens était ciblée.
‘’Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas de cette religion quand ils sont venus chercher d’autres catégories. Je n’étais pas non plus là-dedans’’.
Donc on est un peu aujourd’hui dans le même contexte. C’est ce qu’on voit dans d’autres secteurs hors plastique, c’est à dire le verre, l’aluminium, le carton et le ciment. Tant qu’ils ne sont pas touchés, à la rigueur que le plastique soit le bouc émissaire, ça arrange tout le monde. Sauf que tout récemment, vous avez le ministre de l’écologie qui a indiqué que pour les secteurs de l’automobile et du bâtiment par exemple il faudrait commencer à réfléchir à la réduction des usages. On marchait déjà sur la tête, mais là, ça devient complètement fou. Vous avez aussi aujourd’hui l’industrie du carton qui commence à être un peu attaquée. Vous avez l’industrie du verre également qui commence à l’être. Certains disent le verre que ce matériau demande de l’énergie fossile, du gaz, que c’est de la silice cristalline. Or, la silice cristalline est cancérigène. On commence à entendre des choses comme ça. Et donc, on a une attaque pour tout ce qui peut représenter la croissance. Et le plastique, j’ai envie de dire, parmi tous les matériaux, est le matériau de la croissance. C’est à dire que la croissance économique des pays européens et des pays de l’Amérique du Nord s’est faite par le développement des polymères plastiques. D’ailleurs, selon les prévisions mondiales, la production va augmenter de 2 à 3 fois dans les 20 ou 30 prochaines années parce que vous allez avoir aussi tous les pays en développement qui, justement, vont avoir un besoin extrêmement important de plastique, que ce soit pour les secteurs de la santé, le bâtiment, leur propre véhicule ou pour emballer. Et beaucoup de gens n’ont pas accès à l’eau potable donc la demande va effectivement exploser.
Aujourd’hui, le conseil que je pourrais donner aux politiques ou aux gouvernants et éventuellement à tous ceux qui réfléchissent à ce sujet-là, c’est de regarder ce qui a été fait au niveau de l’Europe et comment l’Europe a travaillé sur le sujet. Quand on regarde les textes européens en cours de préparation, on n’est pas dans quelque chose dans lequel on accuse ou on blâme un type de matériau. On est dans une circularité. L’Europe essaie de développer le ré-employable pour certaines choses et le plastique d’ailleurs à toute sa place dans le ré-employable, et ce dans beaucoup de domaines.
De plus, les textes ne disent pas qu’il faudra interdire les emballages à usage unique ou qu’il faudra interdire les bouteilles en plastique. En revanche, ils mettent des seuils d’incorporation et des normes de recyclabilité assez importantes.
Après pour les pays qui sont vraiment tout au début de l’économie circulaire, je souhaite et j’espère vraiment que le traité international contre la pollution plastique va mettre en place des fonds très importants pour bloquer cette pollution qui finit dans les océans. Il faut quand même garder à l’esprit qu’un pays comme les Philippines génère une pollution plastique de 36 % dans les océans, c’est majeur. La France c’est 0.02 %. L’Amérique du Nord, on est à peu près à 4 %. L’Europe, c’est 0,6 %. Mais rien que les Philippines, c’est 36 % ! Plus que les Chinois d’ailleurs. Cela montre aussi qu’un pays qui n’est pas forcément un producteur de plastique peu polluer, alors que des pays qui sont producteurs de plastique et producteurs de déchets ne sont pas synonymes de déchets qui finit dans la nature.
Et d’ailleurs, dans mon livre, les études en question sont citées et c’est vrai qu’on se rend compte que ce ne sont pas les pays les plus développés aujourd’hui et les plus consommateurs de plastique, ça veut dire, en gros, les pays occidentaux qui sont les plus gros pollueurs. On génère plus de déchets effectivement que des pays africains ou des pays asiatiques, mais l’immense majorité des déchets qu’on génère, alors je ne vais pas dire qu’ils sont recyclés, ça c’est sûr, pour l’instant, ce n’est pas encore le cas, mais au moins ils sont captés.
Vous avez des pays dans lesquels il n’y a aucune poubelle de tri. La poubelle, c’est l’espace public, la rue. À un moment donné, effectivement, on se retrouve avec des fleuves et des océans qui se remplissent, et des marées qui ramènent le tout chez nous.
Simon Chrétien : Vous avez bien raison, je pense qu’il faut vraiment se repositionner, puis revoir toute cette philosophie mondiale de gestion des plastiques, et je pense que vous avez mis le doigt dessus. Monsieur Tayefeh, merci beaucoup. C’est très intéressant. Je vous remercie d’avoir participé, puis j’invite tous les gens à consulter votre livre. Ça donne une autre perspective, ça ramène un peu les faits.
Joseph Tayefeh : Merci beaucoup. Merci à vous.
Simon Chrétien: Merci beaucoup. À bientôt. C’était M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale, des filières de la plasturgie et des composites en France et auteur du livre Plastique Bashing : L’intox ? N’oubliez pas de vous procurer un exemplaire du livre de M. Tayafeh pour une lecture approfondie sur le sujet.
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024 (23min55)
Simon Chrétien : L’édition 2024 du JEC World, qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024, a une fois de plus confirmé sa position de leader mondial dans la promotion des composites et de leur application.
L’événement a rassemblé des professionnels de l’industrie venus du monde entier. C’était pour explorer les dernières innovations, tendances et technologies qui façonnent l’avenir des matériaux composites. Alors, pour tous ceux qui n’ont pas pu y assister ou qui n’ont pas eu l’occasion de s’attarder sur toute l’information présentée qui était assez imposante, d’ailleurs, voici donc les cinq faits les plus notables lors du JEC.
Premièrement, parlons de transition énergétique et de transport durable. L’édition 2024 de JEC World a mis en lumière l’importance cruciale de la transition énergétique et même le rôle pivot des matériaux composites dans le développement de solutions de transport durable.
Cette année, l’accent a été particulièrement mis sur l’hydrogène comme vecteur énergétique de l’avenir et sur les innovations en matière de composites qui rendent cette transition possible et efficace. D’ailleurs, en passant, le Québec peut compter sur une nouvelle filière hydrogène, notamment sous l’égide de l’organisation qui se nomme Hydrogène Québec, mais aussi par l’intermédiaire de la nouvelle zone d’innovation de la Vallée de la transition énergétique.
Donc ainsi l’hydrogène est considéré comme le carburant de l’avenir pour sa combustion propre, il ne libère que de l’eau et nécessite des solutions de stockage innovantes pour surmonter des défis intrinsèques, on parle notamment de sa faible densité énergétique à l’état naturel et surtout les risques liés à sa haute inflammabilité.
Ainsi, il y a des réservoirs en composite qui ont été présentés au JEC World 2024 qui offrent une réponse technologique avancée à ces défis. Ces réservoirs sont fabriqués à partir de matériaux composites avancés et ils sont capables de stocker de l’hydrogène sous haute pression tout en garantissant une sécurité maximale et une réduction significative du poids par rapport aux solutions de stockage traditionnelles à métal.
Cette innovation ouvre la voie à une session plus large de l’hydrogène dans les véhicules à pile à combustible, ça marque en même temps un pas significatif vers des transports plus propres, mais aussi pour un nouveau marché pour l’industrie des composites. L’allègement des véhicules, c’est une autre pierre angulaire de la transition vers des transports durables, avec des implications directes sur l’efficacité énergétique et les émissions de CO2.
D’ailleurs, les châssis en composite et même les planchers de remorque de camion lourd qui sont faits à partir de composites ont un rapport résistance sur poids qui est assez exceptionnel. Cela permet de concevoir des véhicules si significativement plus légers sans qu’on compromettre leur sécurité ou leur performance.
Donc, on remarque que cette réduction de poids se traduit par une consommation d’énergie moindre pour les véhicules thermiques et une autonomie accrue pour les véhicules électriques, ce qui va contribuer bien entendu à l’efficacité globale du transport. Pour ce qui concerne les blocs batteries avec les composites dans le domaine des véhicules électriques, l’optimisation des blocs batteries est essentielle pour améliorer l’autonomie et la durabilité.
Là encore les composites jouent un rôle crucial dans l’encapsulation des blocs batteries en offrant une protection supérieure contre les impacts contre tout autre élément et ça contribue à la réduction du poids global du véhicule. Les innovations qui ont été présentées à JEC World 2024 dans ce domaine montrent comment les matériaux composites peuvent être utilisés pour améliorer la gestion thermique des batteries, ce qui est un aspect vital pour la sécurité et l’efficacité des véhicules électriques. Donc, ces avancées dans l’utilisation des composites pour la transition énergétique et les transports durables illustrent parfaitement la capacité de l’industrie des matériaux composites à innover en réponse aux défis environnementaux et tout ça en développant des solutions qui non seulement vont répondre aux exigences de performance et de sécurité, mais qui vont également être alignées avec les objectifs de durabilité. Donc, ça permet à l’industrie des composites de se positionner à l’avant-garde de la transformation des transports pour le futur.
Ensuite, la deuxième grande révélation du JEC World 2024 a été l’accent mis sur l’utilisation des fibres naturelles et des matériaux biosourcés. Ça marque une étape significative vers une industrie des composites plus durable et respectueuse de l’environnement.
Cette orientation reflète une prise de conscience croissante des impacts environnementaux qui sont associés aux matériaux traditionnels et aussi une volonté d’explorer des alternatives renouvelables et moins polluantes. Au cœur de cette transition se trouvent les résines biosourcées qui ont été présentées comme des alternatives prometteuses aux résines synthétiques qui sont dérivées du pétrole.
On parle de résines qui sont élaborées à partir de ressources renouvelables telles que des huiles végétales, des sucres et même des déchets agricoles. Ça offre une empreinte carbone réduite et une meilleure biodégradabilité. Leur développement et leur intégration dans les processus de fabrication des composites ouvrent la voie à des applications industrielles plus écologiques sans compromettre les performances mécaniques et la durabilité des produits finaux. Donc, les discussions et les études de cas qui ont été présentées au JEC World 2024 ont mis en évidence de nombreuses avancées technologiques qui permettent d’optimiser les propriétés de ces résines pour diverses applications comme pour le secteur automobile, la construction ou autres usages technologiques. Et même au niveau des précurseurs de fibre de carbone, il y a des molécules naturelles aussi qui ont été identifiées pour être intégrées dans la chaîne de fabrication de ces fibres à haute performance. Donc ça nous met des fibres qui sont biosourcées avec un potentiel de biodégradabilité intéressant et beaucoup plus respectueuses de l’environnement.
D’ailleurs parlant de fait, parallèlement aux résines, il y a les fibres naturelles qui ont également été mises à l’honneur, ce qui souligne leur potentiel en tant que renfort dans les matériaux composites. Si on parle de fibres tels que le lin et le chanvre, par exemple, grâce à leur légèreté, leur résistance mécanique, puis leur faible impact environnemental, ça représente une alternative viable aux fibres de verre ou aux fibres de carbone dans certaines applications, ce qui offre un potentiel très intéressant.
Donc, leur utilisation contribue non seulement à réduire notre dépendance aux matériaux fossiles, mais aussi à valoriser les ressources locales et renouvelables. Ainsi, les participants au JEC World 2024 ont pu découvrir comment ces fibres sont intégrées dans des composites innovants, puis comment ça ouvre des nouvelles perspectives pour l’industrie en termes de performance et de durabilité.
Je dirais que l’engouement pour les fibres naturelles et les matériaux biosourcés témoigne d’un changement de paradigme graduel dans l’industrie des composites avec une recherche accrue de solutions durables et responsables. On voit donc une tendance vers ce qu’on pourrait dire la verdification des composites qui ne ne va pas se limiter à une niche écologique, mais qui s’inscrit dans une démarche globale afin de répondre aux exigences réglementaires et surtout aux attentes des consommateurs en matière d’écologie et de développement durable.
On remarque que les échanges et les collaborations qui ont été initiées là aussi lors du JEC World 2024 et même celles qui ont été présentées, qui avaient déjà été initiées préalablement entre chercheurs et industriels et acteurs du marché soulignent l’importance de cette transition du passage de la résine pétrosourcée et des fibres pétrosourcées aux matières biosourcées. Ça vient démontrer encore plus l’importance du rôle clé que joue l’innovation et la coopération dans la réalisation d’une industrie des composites plus verts et plus durables pour l’avenir.
Une autre des innovations fortement présentées au JEC World 2024 concerne le moulage sous vide en utilisant des membranes réutilisables en silicone.
Cette technique promet de transformer les processus de fabrication dans l’industrie des composites en offrant une alternative durable et efficace aux méthodes traditionnelles. Le moulage sous vide est une technique bien établie dans la fabrication de composites qui est réputée pour sa capacité à produire des pièces de haute qualité avec d’excellentes propriétés mécaniques. L’introduction de membranes en silicone réutilisables dans le processus marque toutefois une avancée significative. Principalement en termes de durabilité et de réduction des déchets, parce que, contrairement aux films consommables qui sont habituellement utilisés et qui génèrent des déchets après chaque cycle de production, les membranes en silicone peuvent être utilisées de nombreuses fois sans perte de performance, en réduisant ainsi l’impact environnemental et aussi, bien entendu, les coûts associés à la fabrication de composites.
Donc l’utilisation de membranes réutilisables en silicone dans le moulage sous vide présente plusieurs avantages clés pour les fabricants de composites.  On peut voir notamment que ça améliore l’efficacité du processus en réduisant le temps de préparation et les coûts de matériel. Deuxièmement, cette méthode contribue à une production plus propre, en minimisant les déchets générés. Et on pourrait dire que la durabilité des membranes en silicone associée à leur flexibilité et résistance aux température élevées permet une application plus large, y compris dans la fabrication de pièces complexes ou de grande taille. On peut donc voir que l’adoption du moulage sous vide avec une membrane réutilisable en silicone s’inscrit dans une tendance assez large de l’industrie des composites vers des pratiques de fabrication plus durables.
Donc, en réduisant les quantités de déchets produits, en optimisant les solutions des ressources, cette innovation va contribuer à l’effort global de l’industrie pour minimiser son empreinte écologique. On a pu voir au JEC World 2024 de nombreuses présentations et démonstrations démontrant les avancées technologiques avec le moulage sous vide en silicone et comment il ouvre la voie à une fabrication de composites plus respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Comme vous voyez, l’événement était fortement tourné vers le développement durable.
L’édition 2024 a aussi mis en évidence l’importance croissante de l’impression 3D ou ce qu’on appelle la fabrication additive pour notamment la fabrication de moules pour composite. Cette technologie reconnue pour sa capacité à produire des pièces complexes avec une grande précision, ouvre de nouvelles voies pour l’innovation dans la conception et la production de moules ce qui offre ainsi des avantages significatifs en termes de coût, de temps et de flexibilité. L’utilisation de l’impression 3D pour créer des moules qui sont destinés à la production de composites présente plusieurs avantages. Premièrement, ça permet une liberté de conception quasi illimitée, ce qui permet aux ingénieurs et aux concepteurs d’explorer des formes, des structures complexes qui seraient difficiles voire impossibles à réaliser avec des méthodes de fabrication traditionnelles. Ensuite, la rapidité avec laquelle les moules peuvent être produits permet de réduire considérablement les délais de mise sur le marché pour de nouveaux produits ou pour livrer des commandes aux clients. Et enfin, l’aspect personnalisable de la fabrication additive permet une adaptation rapide aux besoins spécifiques de chaque projet sans avoir les coûts prohibitifs associés à la modification des moules traditionnels.
Donc l’adoption de l’impression 3D pour la fabrication de moules est vraiment intéressante. Ainsi, l’élimination des besoins de moules en bois ou autres matériaux, comme le métal qui peut être coûteux, vient réduire le gaspillage de matériaux et l’utilisation de ressources coûteuses.
Les entreprises peuvent aussi réaliser des économies substantielles grâce aux matières auxquelles ils ont accès par le processus d’impression 3D. Si on ajoute à ça la capacité à produire rapidement des prototypes de moules, ça accélère le cycle de développement des produits, ce qui permet aux entreprises de répondre plus efficacement aux demandes du marché et aux opportunités émergentes et, bien entendu, de livrer plus rapidement les demandes des clients.
Les applications de l’impression 3D à la fabrication de moules pour composite sont très vastes et touchent divers secteurs comme l’automobile ou l’aéronautique. C’est important de voir que toutes les industries peuvent en bénéficier autant les industries du sport et du loisir en passant par l’énergie et la construction. On voit que la flexibilité et l’efficacité de cette technologie laissent présager une augmentation de son utilisation, non seulement pour la fabrication de moules, mais aussi pour la production directe de pièces finales en composite.
En outre, certains modèles d’imprimantes 3D qui ont été présentés peuvent être munis, en plus de la tête d’impression, de l’outillage d’usinage qui est requis pour travailler le fini de surface sans autre étape subséquente ou autre manipulation, ce qui simplifie le travail. Toutefois, malgré ces nombreux avantages, l’intégration de l’impression 3D en fabrication de moule pour composite présente bien entendu des défis, notamment en termes de coûts initiaux d’investissement ainsi que de la nécessité de compétences spécialisées pour exploiter pleinement le potentiel de cette technologie. Mais de toute façon, ce qu’on a pu voir et constater lors des présentations, c’est qu’il y a un fort engagement de l’industrie à surmonter les obstacles et, bien entendu, aux fournisseurs de ces technologies à simplifier cette accessibilité, notamment en accentuant la formation disponible et le développement de partenaires stratégiques, mais aussi en développant des nouvelles technologies plus simples à programmer et à utiliser.
D’ailleurs, j’en profite pour mentionner que le Centre de développement des composites du Québec qui est bien connu sous le nom de CDCQ notamment, s’intéresse beaucoup à cette voie d’avenir et peut accompagner les entreprises dans l’adoption de cette technologie et faciliter l’usage de l’impression 3D dans la fabrication de prototypes, mais aussi de moules. Et, il y a aussi le Carrefour québécois de la fabrication additive, qui est une mine d’or d’information en lien avec l’impression 3D. Vous pouvez consulter leur portail à cqfa.quebec. Donc finalement l’impression 3D transforme actuellement la fabrication de moules pour composite en offrant une voie vers une production plus rapide, plus économique et plus innovante. Et je crois que les avancées présentées au JEC World 2024 témoignent amplement de l’évolution rapide de cette technologie, de son potentiel à redéfinir les processus de fabrication dans l’industrie des composites pour que les manufacturiers s’y intéressent et à tout le moins, surveillent les avancées technologiques dans ce domaine-là qui vont quand même très rapidement.
Maintenant le cinquième fait saillant de l’édition 2024 du JEC World. Je vous dirais que l’événement a mis en lumière une tendance de plus en plus présente dans l’industrie des composites. Il s’agit de l’intégration de matériaux composites recyclés dans la production de nouveaux produits. Cette approche, qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire, vise à réduire l’impact, bien entendu, environnemental des composites tout en conservant leurs propriétés techniques et mécaniques. On peut voir que l’utilisation de composites recyclés présente de nombreux avantages significatifs pour l’industrie, mais surtout pour l’environnement. Et, elle permet de réduire la quantité de déchets composite qui est destinée à l’enfouissement ou à l’incinération. Ça permet de contribuer à la préservation des ressources naturelles et à la réduction des émissions des gaz à effet de serre et d’autre part, ça offre aux fabricants une alternative moins coûteuse aux matières premières vierges, tout en répondant bien entendu aux exigences croissantes des consommateurs et des législateurs pour la mise en marché de produits plus durables et respectueux de l’environnement.
Dans ce cadre-là, le recyclage des composites pose toutefois, vous vous en doutez, bien des défis techniques qui sont non négligeables en raison, entre autres, de la nature hétérogène de ces matériaux et de la difficulté à séparer leurs composants. Donc, dans le cadre des innovations qui ont été présentées au JEC World 2024, on a mis en avant des procédés avancés de recyclage qui permettent la récupération des fibres et des résines pour les réintégrer dans de nouveaux cycles de production. Actuellement, la capacité à traiter de forts volumes n’est pas nécessairement présente. Mais pour des volumes plus petits, il y a des avancées technologiques très présentes en ce sens.
Donc ces technologies ouvrent la voie à une valorisation accrue des composites qui sont en fin de vie et à la création de produits composites recyclés ayant des propriétés comparables à celles des matériaux vierges et espérons-le peut-être même supérieure.
Si on regarde dans les applications de composites recyclés, elles sont diverses et touchent plusieurs secteurs. Ça va de l’automobile aux matériaux de construction, en passant par l’aéronautique et les équipements sportifs notamment. On a pu découvrir lors des présentations, des exemples concrets de produits qui incorporent des composites recyclés. Cela démontre le potentiel du marché et surtout les opportunités commerciales qu’offre cette approche verte si on peut dire. Les exemples présentés illustrent bien comment l’industrie des composites peut contribuer à une économie plus circulaire et durable sans compromettre la performance ou la qualité des produits. J’en profite pour vous rappeler qu’il y a une initiative conjointe entre le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) et le Regroupement des industries de composites du Québec, le RICQ, qui vise notamment à recycler les rebuts de production des manufacturiers composites du Québec qui offrent un fort potentiel de faire avancer la situation en développement durable pour l’industrie des composites au Québec. Donc, vous pouvez prendre information auprès d’eux. Je suis certain que vous allez trouver des opportunités très intéressantes pour prendre le virage vert. L’intégration des matériaux composites recyclés dans des nouveaux produits représente bien entendu une étape importante vers la durabilité dans l’industrie des composites.
Lors des présentations, il a été fortement souligné l’importance de poursuivre la recherche puis le développement dans ce domaine et aussi la nécessité de renforcer la collaboration entre tous les acteurs, que ce soit les industriels, les institutions de recherche et les autorités réglementaires pour aider à surmonter les défis techniques et optimiser bien entendu les chaînes de valeur pour le recyclage des composites.
De cette façon-là, l’industrie peut s’attendre à une adoption croissante des matériaux recyclés en ouvrant ainsi la voie à une production plus respectueuse de l’environnement et socialement responsable. L’intégration des matériaux composites recyclés est une tendance en plein essor et elle reflète l’engagement de l’industrie mondiale des composites envers la durabilité et l’innovation. Les avancées présentées lors du JEC World le témoignent et démontrent fortement l’évolution positive de cette industrie vers des pratiques plus vertes et plus circulaires.
Il est donc important d’emboîter le pas au Québec et de poursuivre la lancée des différents intervenants pour collaborer et grandir ensemble dans cette protection de l’environnement. Pour conclure, l’événement JEC World 2024 a offert définitivement une fenêtre sur l’avenir des matériaux composites en mettant en évidence des innovations qui promettent de rendre notre monde plus durable, plus efficace et plus connecté. Ces avancées, que ce soit des transports verts aux pratiques de fabrication éco-responsables, montrent la voie à suivre pour l’industrie avec un potentiel de transformation qui dépasse largement le cadre des composites
3- Présentation de la nouvelle chronique « Vos questions, nos réponses »
Chronique ‘’Vos questions, nos réponses’’
Simon Chrétien : Dans les prochains épisodes de notre balado Sortir du moule, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’un tout nouveau segment qui est dédié à vous, nos auditeurs passionnés et curieux. Le segment s’intitule vos questions, nos réponses et ce sera votre espace pour poser toutes vos questions qu’elles concernent les innovations dans le secteur des composites ainsi que des plastiques, les défis de la durabilité dans l’industrie plastique ou encore les tendances futures en matière de fabrication et de design. Vous vous demandez comment les dernières avancées en matière de matériaux biosourcés peuvent impacter votre entreprise ou peut-être vous êtes curieux de connaître les meilleures pratiques pour intégrer l’économie circulaire dans vos processus de production ? Quelle que soit votre question, nous sommes là pour y répondre.
Nous invitons donc tous nos auditeurs à participer activement à ce nouveau segment, à nous envoyer vos questions, vos doutes ou même vos idées de sujet que vous aimeriez voir aborder dans nos futurs épisodes. Pour ce faire rien de plus simple, adressez-nous un courriel à l’adresse sortirdumoule@alliancepolymères.org. Votre participation enrichira nos discussions et permettra à notre communauté de plonger encore plus profondément dans les sujets qui vous passionnent.

Ainsi, à chaque nouvel épisode, nous tenterons de répondre au maximum de questions de nos auditeurs.

Ne manquez pas cette opportunité unique de contribuer au contenu de votre balado préféré. Vos questions seront donc au cœur de nos prochains épisodes et ensemble, nous continuerons à explorer les innovations et les défis qui façonnent l’avenir de l’industrie des composites et des plastiques.

Envoyez-nous vos questions dès aujourd’hui et rester à l’écoute pour des discussions enrichissantes et des réponses éclairées de nos experts.


Et voilà, chers auditeurs, nous arrivons déjà à la fin de cet épisode de Sortir du moule. Nous espérons que les discussions d’aujourd’hui vous ont non seulement informés, mais également inspirés et que vous repartez avec de nouvelles perspectives sur l’industrie des composites et des plastiques, ainsi que sur les innovations et les défis qui la façonnent.

Nous tenons à remercier chaleureusement notre invité pour son expertise et sa passion contagieuse. Et bien entendu, la contribution de chaque invité rend chaque épisode non seulement enrichissant, mais aussi permet d’avoir un balado qui est un véritable catalyseur de changement et d’innovation dans notre secteur. N’oubliez pas aussi votre curiosité et vos questions alimentent la flamme de ce balado.
Alors envoyez-nous vos interrogations et vos suggestions à sortirdumoule@alliancepolymères.org. Votre participation est bien sûr la clé qui nous permet d’aborder les sujets les plus pertinents et captivants pour notre communauté.

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1- Initiative de récupération et de valorisation de rebuts post-production de matériaux composite;
2- Les emballages intelligents;
3- l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion courante des entreprises manufacturières pour alléger le fardeau de certaines tâches.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

  1. Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
  2. Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
  3. Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Bienvenue à l’épisode numéro un de notre balado Sortir du moule où nous explorerons notamment les frontières innovantes du recyclage et de la valorisation des matières plastiques. Nous débuterons avec un focus sur un projet pilote audacieux en Gaspésie où les matières plastiques recyclées prennent une nouvelle vie dans l’asphalte.
Comment cette idée a-t-elle émergé? Quels sont les défis et les opportunités de ce projet? Nous partagerons les témoignages des acteurs clés du projet et discuterons de l’impact potentiel sur l’environnement et l’économie locale. Ensuite, nous naviguerons à travers les méandres des législations sur les matières plastiques.
Dans ce labyrinthe réglementaire, comment les entreprises, les gouvernements et les consommateurs peuvent-ils s’y retrouver, nous démêler ensemble les fils de ces réglementations? Pour terminer, nous plongerons dans le monde fascinant du marché des matières plastiques recyclées. Pour qui, comment et pourquoi?
Joignez-vous à nous pour une exploration approfondie de ces thèmes captivants où innovation, écologie et économie se rencontrent pour redéfinir notre rapport au plastique. On débute dans moins de trente secondes.
Sortir du moule est une production d’Alliance Polymère Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. Plonger avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise, des plastiques et des matériaux composites. Restez connectés sur l’avenir de l’industrie.
L’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1- Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
L’introduction de matières plastiques recyclées dans l’asphalte, que l’on appelle aussi enrobés bitumineux, est le sujet de nombreux essais à divers endroits dans le monde depuis des années. Eh bien, ce n’est maintenant plus un projet réalisé seulement à l’étranger. C’est aujourd’hui une réalité au Québec, et plus précisément en Gaspésie.
J’ai l’immense plaisir de recevoir Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie. et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte. Ensemble, ils portent avec leur équipe un projet innovant, prometteur de valorisation de matières plastiques recyclées, issues de la collecte municipale dans l’asphalte. Une initiative pionnière au Québec.
Alors Madame Drapeau, Monsieur Hersant, bonjour, bienvenue à notre balado. Comment allez-vous aujourd’hui? Très bien, merci. Oui, très bien. Eh bien, si vous le permettez, on va commencer tout de suite avec votre projet d’asphalte à base de plastique recyclé. Est-ce que vous pourriez me décrire plus brièvement?
C’est quoi exactement que vous avez développé et comment ça se distingue de l’asphalte ou enrobée bitumineux, qu’on parle aussi de ce qu’on appellerait l’asphalte conventionnelle, parce que c’est assez nouveau comme procédé. En fait, je peux faire la grande image, puis Grégory pourra compléter avec les détails plus techniques.
Mais chez nous, on était un petit peu coincé avec un gisement de plastique souple, des sacs plastique. les fils, les stretch, ce type de matière là et on cherchait quoi faire avec. De fil en aiguille. Grégory pourra en dire plus. Mais l’application qui est ressortie, qui était gagnante, c’était d’en faire des flocons qui pouvaient être introduits dans la fabrication de l’enrobé bitumineux parce que c’est le langage qui est utilisé dans le milieu, donc l’enrobé bitumineux et que ça vienne peut être soit prendre la place d’un certain polymère qui était déjà utilisé ou sinon bonifier les propriétés de l’enrobé en soi.
Donc pour nous c’est parfait parce que ça offrait un marché potentiel pour cette matière-là qui est très mal aimée actuellement, mais qui est encore générée et produite par l’ensemble des usagers, citoyens et autres entreprises. Donc pour nous ça faisait plein de sens.
On est en région donc de développer ça, de trouver une façon d’introduire ces flocons de plastique là. L’enrobé bitumineux c’est un grand potentiel quand même au Québec alors avec l’ETS ils ont réussi à démontrer qu’il y avait des propriétés intéressantes.
Justement Monsieur Hersant comment vous avez développé ce produit-là? Quel processus vous avez suivi pour arriver au résultat final? Bien je dirais dans un premier temps comme Nathalie disait initialement on a vraiment identifié le potentiel. La plupart des projets qu’on voit ailleurs dans le monde au niveau des plastiques ça va être plutôt des PET qui vont être introduits dans les les enrobés.
Sous des latitudes différentes, du Québec aussi, donc il y a des contraintes. Donc en fait, on a approché, comme disait Nathalie, l’équipe de L’ETS et on a fait un premier projet, en fait un projet Mitacs avec eux pour évaluer le potentiel d’introduire ces plastiques dans différentes proportions au sein d’un enrobé bitumineux standard, je dirais qui est utilisé au Québec. Donc il y a. Il y a plusieurs paramètres qui ont été étudiés. On a regardé les propriétés à basse température, les propriétés donc à plus haute température. L’idée étant que ce type de polymère sont des polymères quand même assez fragiles.
Mais par contre ce qu’il y est intéressant c’est qu’ils ont un effet plastifiant donc vraiment important. Donc c’est ce qu’on voulait vérifier au sein d’un enrobé. Est-ce que justement un enrobé qui contient ce type de plastique va moins craquer avec la variation de température avec le mouvement du sol, etc., Donc ça c’est des choses qu’on a vu.
On a regardé aussi avec l’ETS la malléabilité, donc rapidement est ce que ça se manipule bien? Est-ce que ça se compacte bien? Donc tout un ensemble de tests mécaniques normalisés ont été faits pour vérifier ça. Je dirais aussi un point important, la masse volumique de l’enrobé bitumineux est énorme.
Donc introduire une quantité de plastique qui est un composé très léger, c’est des gros volumes, des masses importantes. Donc il fallait déterminer, en fonction du gisement disponible, la proportion, je dirais minimale et maximale en fait, qui pourrait être introduite pour pouvoir avoir une application à plus grande échelle.
Donc ça, c’est des choses qui ont été faites aussi. Donc il y a plusieurs projets, plusieurs itérations qui ont été faites. Puis il y a une planche d’essai qui a été déposée dans la région de Victoriaville durant l’automne donc, et là, l’idée c’est monitorer cette planche d’essai, donc on va suivre son évolution, donc passer l’hiver, passer une année complète et voir le comportement donc en conditions réelles, au roulement, etc.
Et vous avez parlé justement que la matière plastique utilisée était surtout du PET? Est-ce que vous avez essayé d’autres matières ou c’est la seule qui répond bien.
Non ce n’est pas du PET. Justement, c’est ça, c’est la plupart des applications qu’on voit, il y a peu ou pas d’applications avec des plastiques souples. Ça commence. Nous, c’est principalement du polyéthylène basse densité pour des questions de point de fusion aussi par rapport à la température d’application, donc de l’enrobé.
Donc c’est vraiment comme disait Nathalie, tout ce qui est sacs plastiques des polymères qui vont fondre à des températures relativement basses. Donc ça, c’est vraiment quelque chose qu’on recherchait dans ce type de composé.
Ce qui est particulier aussi dans le projet, c’est qu’on utilise pas les plastiques sous forme de granules, mais sous forme de flocons. Donc c’est vraiment une autre façon, de conditionner le plastique. Donc plutôt que de faire une granule par extrusion, c’est plutôt de faire un flocon, de densifier le plastique.
C’est vraiment des petites particules qui sont introduites, ce qui représente beaucoup d’avantages au niveau production industrielle. Ça fait trois ans qu’on travaille sur le projet et l’idée c’était d’en arriver à être en mesure de produire des flocons.
Premièrement, en petite quantité, parce que nous, on est en région, on n’a pas un gisement comme d’autres centres de tri, c’est du plastique. Ce sont des films plastiques postproduction, postconsommation et on voulait une ligne sans eau, c’est à dire qui ne nécessitait pas de conditionnement des plastiques, qui impliquait l’utilisation de l’eau.
Donc à ce moment-là, ça évite tout rejet et c’est ce qu’on recherchait. La chaîne est assez simple. On broie les plastiques, ils passent à travers un processus de densification après ça à travers une forme de tamisage.
Ça fait des flocons qui sont accumulés dans des sacs. Alors le bitumier lui quand il veut utiliser ces flocons-là. Puis c’est ce qui a été testé lors de la planche d’essai de cet automne. Bien c’est de prendre le sac de flocons et tout simplement l’incorporer à leur mélange qui contient les autres ingrédients pour faciliter la préparation par le bitumier.
Donc on voulait vraiment une chaîne qui était sans émission et qui pour le bitumier ne représentait pas de défi technique ou de contraintes.
D’accord justement, vous avez parlé de vos pellicules plastiques pour éviter d’avoir à les nettoyer. Est-ce que vous pouvez vous permettre d’avoir une certaine souillure des matières où ça doit être des plastiques postconsommation comme des sacs de pain ou ces sacs qui n’auront pas été contaminés par différents produits? Ou vous pouvez vous permettre d’avoir un certain degré de souillure pour éviter d’avoir à les laver?
Il y a un petit degré. C’est ça de petits contaminants. Donc les sacs ne sont pas lavés, les citoyens les déposent au bac comme d’habitude. Évidemment, les sacs qui ont trop de contamination, nous on les retire, ils ne feront pas partie de la chaîne de transformation.
Puis on a remarqué d’ailleurs quand il y a eu la planche d’essais, ils ont fait l’observation de quelques éléments. Sur le plan visuel, il y a un petit bout de lacet qui s’est retrouvé, entre autres. Mais c’était mineur, alors c’est ça qu’il faut pour nous. Ça va être ça. Le défi, ça va être de produire un flocon, le conditionner, le préparer de façon telle qu’il soit exempt de la très grande majorité des contaminants pour ne pas nuire aux opérations subséquentes au niveau du bitume. Mais quand on a fourni nous les sacs pour produire les premiers flocons, on n’a pas fait attention à ça.
Puis est-ce que ça a permis d’apporter des bénéfices à l’enrobé bitumineux ou à l’asphalte par rapport à celle conventionnelle? Est-ce que vous pensez qu’on va pouvoir améliorer ses propriétés ou on reste équivalent ou au contraire, on diminue ses propriétés pour avoir plus de nid de poule?
Est ce qu’il y a des mesures ou des essais qui ont été faits là-dessus?
Oui, je dirais qu’intuitivement, on aurait pu s’attendre à ce qu’au départ en fait, dans les premiers essais, ce qu’on a vu rapidement, c’est qu’on aurait pu s’attendre à ce que les propriétés mécaniques soient meilleures, donc à plus hautes températures.
Mais c’est l’inverse qui s’est produit, donc à basse température. La dureté donc de l’enrobé est vraiment supérieur. Donc il y a vraiment un effet. Un effet qui est étudié de façon très poussée par l’ETS. Actuellement, il faut savoir que le plastique, il joue deux rôles. Il remplace une fraction du bitume donc qui représente à peu près cinq à six pour cent, donc de l’enrobé total.
Donc je dirais qu’il y a un vingt pour cent au maximum qui va remplacer, qui va être remplacé par du plastique. Puis il joue aussi le rôle de matériau de remplissage avec le granulat. Donc il a comme un double rôle aussi. Donc il va se répartir entre les deux faces et assurer quand même une très bonne cohésion.
Je dirais que c’est ça au niveau de la résistance. C’est des choses qu’on vérifie actuellement. On va aller vérifier à la fois en laboratoire, mais aussi avec la planche d’essai. Donc là, on va vraiment voir. On s’attend à ce que le matériau soit plus dur, un peu plus dur. Il est un peu plus difficile à mettre en forme.
Je mets des bémols parce que le partenaire bitumier qui l’a travaillé a trouvé ça très acceptable. Mais il est un peu plus dur à compacter. Ce qu’on anticipe, c’est un produit qui va être un peu plus résistant, donc mécaniquement, probablement donc un avantage pour nos routes au Québec. Il a vraiment été testé, je dirais il y a plusieurs couches d’asphalte, et là, c’est vraiment l’enrobé de surface.
Éventuellement je pense que l’ ETS va le tester comme en enrobé donc de sous couche aussi pour voir un peu l’impact, mais là actuellement il est exposé, c’est la dernière couche d’enrobé qui est déposé sur la route, donc la couche la plus mise à mal.
Dans les éléments qui étaient importants pour nous de suivre et de documenter. C’est qu’on ne voulait absolument pas générer de relargage. Alors ça, c’est un autre élément qui est suivi.
Et la prochaine étape c’est une portion de rue sur le territoire de la ville de Percé, qui mène au Géoparc parce qu’ils avaient déjà un projet de rue Écoconsciente. Alors l’idée, c’est de voir comment on peut réutiliser un maximum de matière résiduelle dans le cadre de ce  projet-là.
Alors là, ça va être vraiment une section beaucoup plus longue qui va se réaliser. Puis ça va être de documenter aussi, de maintenir le suivi de ces différents paramètres. Là, on ne sait pas comment ça va se terminer cette histoire-là. Mais on pense qu’on tient un bon filon. Maintenant, il faut demeurer vigilant, puis maintenir la collaboration avec l’ETS et notre consultant Grégory, pour s’assurer qu’on se dirige vers quelque chose qui est une voie d’avenir.
Moi, je pense qu’on a une voie d’avenir pour une matière qui n’est pas intéressante actuellement, mais qui est encore générée alors il y a encore beaucoup de défis. Ça fait trois ans, mais il me semble que trois ans, c’est court dans la vie d’un projet comme celui-là. Alors nous, on maintient l’effort sur ce projet.
C’est génial, c’est intéressant, on pourra se reparler peut-être pour voir la suite, suite à ce projet pilote. Mais justement, une question qui me vient c’est quel accueil reçoit votre projet de la part des firmes d’ingénierie ou du ministère des Transports et autres qui sont habitués de spécifier dans leur devis un enrobé qui est conventionnel, classique Et là on est assez nouveau est-ce qu’il y a une ouverture ou il y a une réticence de la part des intervenants de ce côté-là.
Je commence Nathalie, on les a rencontrés au début du projet, puis on n’avait pas ces résultats-là. Le ministère des Transports du Québec, on va sûrement leur reparler prochainement parce que là, on a une formulation qui fonctionne. Il y avait un intérêt pour eux, absolument. Ils étaient très intéressés à savoir.
Il faut savoir qu’ici, les routes qui sont couvertes, c’est les routes municipales donc qui sont une juridiction municipale. Les routes secondaires, on n’est pas sur la cent trente deux donc ça, c’est une autre. Mais oui, il y a un intérêt qu’il va falloir poursuivre. Je dirais que c’est d’autres exigences.
Mais oui, il y avait un intérêt de la part du ministère des Transports d’avoir plus d’infos sur ce projet-là. Moi c’est certain que les démarches qu’on fait actuellement c’est au niveau du milieu municipal, justement pour les routes secondaires c’est certain qu’il y a un intérêt.
Nous, en région, il y a un intérêt clairement, mais parce que ce qu’on veut, c’est réduire les distances parcourues par les matières résiduelles générées. Donc cet intérêt-là, il faut le traduire à travers avant tout des projets pilotes. Il faut faire la démonstration et c’est pour ça que la ville de Percé a levé la main très, très rapidement, dès le début du processus et c’est ça qui est bien, c’est que ça nous permet de démontrer vraiment sur le terrain et de rassurer tout le monde sur la faisabilité, sur la durabilité et tous les aspects qui peuvent être questionnés par les firmes d’ingénierie.
Donc on a reçu beaucoup de questions. On a reçu aussi des appels d’autres municipalités au Québec, d’ingénieurs aussi. Maintenant, tout le monde veut voir la planche d’essai. Alors qu’est-ce que ça donne? Il faut avoir la patience, un petit peu la patience d’obtenir ces résultats-là.
Mais nous, comme je disais, on va poursuivre avec l’autre étape au niveau de la deuxième planche d’essai grandeur nature et je pense que ça va venir confirmer à première vue enfin ce que j’entends de l’ETS. Moi, je me fie beaucoup à nos collaborateurs, à nos partenaires, puis eux, ils sont positifs. Moi, quand ils sont positifs, je suis de bonne humeur, tout va bien, alors ça regarde bien.
Je pense que ça augure bien. Donc si on vient qu’à mettre une conclusion là dessus, c’est que c’est prometteur pour le Québec.
À date, les résultats que vous avez obtenus laissent présager qu’on a une solution technologique intéressante pour valoriser nos plastiques permettant d’améliorer nos routes.
C’est l’objectif recherché. Je pense qu’on est sur la bonne voie. Comme je disais tout à l’heure, je ne vais pas me répéter, mais effectivement je pense qu’on est sur la bonne voie.
Génial merci beaucoup. En tout cas on va suivre ça de près puis on se reparle peut-être l’année prochaine quand vous aurez une année supplémentaire en ayant passé un hiver pour voir qu’est ce que ça donne comme résultat?
Bien madame Drapeau Monsieur Hersant, un gros merci puis on se reparle très bientôt merci.
Merci à vous à bientôt merci.
C’était Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie, et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte.
2- Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
Les différentes législations sur les matières plastiques se multiplient et se complexifient à grande vitesse. Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, surtout avec l’annonce récente de la décision de la Cour fédérale d’annuler le décret du gouvernement fédéral qui classait les articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Pour démêler ce sujet que l’on pourrait décrire comme aride, j’ai le plaisir d’accueillir notre collaborateur spécial Roger Tambay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic engineers, la SPE section de Québec. Alors bonjour Roger, merci de te joindre à moi aujourd’hui.
Oui bonjour Simon, merci beaucoup de m’inviter à ton premier balado et félicitations pour toutes les choses. Les bonnes choses que tu fais avec Alliance Polymères Québec pour l’industrie.
Merci beaucoup, écoute si tu le veux bien, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet. Il y a beaucoup de législations ces temps-ci qui apparaissent dans le paysage politique, notamment au gouvernement du Canada.
Il y a un nouveau règlement qui interdit les plastiques à usage unique, qui a d’ailleurs été contesté en cours. Mais avant de parler de ça, est ce que ce serait possible pour toi de nous donner un bref aperçu de? Quelle est cette réglementation qui interdit ces plastiques?
Bien sûr. Alors voici, c’est un règlement qui est entré en vigueur le vingt décembre deux mille vingt deux et il interdit la fabrication, l’importation et la vente de certains articles en plastique à usage unique.
On parle ici de sacs d’emplettes les ustensiles en plastique, les récipients alimentaires fabriqués de certains plastiques que le règlement dit problématique, les anneaux pour les emballages de boissons et les bâtonnets et les pailles en plastique. Alors, c’est quoi les plastiques à problème? Selon le règlement, c’est la mousse de polystyrène, le PVC, les articles qui renferment du noir de carbone et les articles qui ont des additifs qu’on dit oxodégradables.
Pour les pailles en plastique flexibles, il y a des exceptions. Heureusement, on parle ici pour les patients d’un hôpital ou d’un établissement médical ou de longue durée. Ces patients là, ils peuvent toujours se servir. On peut toujours leur distribuer des pailles en plastique flexibles. Ce qu’on sait moins un peu, c’est que le règlement exige aussi la tenue d’un registre d’exportation.
On en parle moins souvent, mais c’est bien indiqué au règlement. Alors toute personne qui fabrique ou importe à des fins d’exportation. Un article en plastique à usage unique doit conserver pendant cinq ans le nom, la quantité, les dates de fabrication, la date et la quantité exportée. Et pour les importateurs qui vont exporter des articles par la suite, ils doivent aussi donner des informations sur l’importation et l’exportation et ainsi de suite.
Le règlement, ça ratisse quand même assez large. Et là, justement, le seize novembre dernier, la Cour fédérale a annulé le décret du gouvernement fédéral qui classait ces articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Et ils l’ont fait, même rétroactivement en disant la déclarant nulle et illégale en date de son enregistrement le vingt-trois avril deux mille vingt et un. Là où j’ai de la misère à comprendre, c’est que vu que le règlement a été adopté le seize novembre dernier, mais son enregistrement le vingt-trois avril, comment on démêle ça? Et en même temps, concrètement, qu’est ce que ça veut dire, à quoi on peut s’attendre avec cette décision de la cour?
Excellente question justement, la décision ne change pas grand-chose dans le court terme parce que la loi de deux mille vingt trois. C’était en deux mille vingt trois, la loi avait été modifiée et la contestation, elle portait sur une version antérieure de la loi.
Donc elle n’affecte pas la version la plus courante, tant et aussi longtemps que la nouvelle loi, donc modifiée, n’a pas été contestée. Elle est en vigueur là. Vous allez me dire que c’est une c’est une technicalité, c’est vrai, mais elle est importante. On peut se poser la question. Pourquoi est-ce que le ministre a porté la décision en appel tel qu’il a été rapporté par les médias? On parle ici de la décision de la coalition pour une utilisation responsable du plastique contre Environnement et changement climatique Canada. En réalité, ce n’est pas une demande en appel, c’est une demande de contrôle judiciaire. Ce que ça veut dire, c’est que le ministre Guilbault demande de réexaminer la décision.
Probablement parce qu’il est sous l’impression qu’elle est fondée sur une conclusion de faits erronés c’est-à-dire sans tenir compte des six cents publications scientifiques qui ont été déposés. Il veut donc une nouvelle décision plutôt que d’argumenter à savoir s’il a compétence pour décider ou pas sur ce domaine de compétences.
Là, alors, un petit rappel sur la décision. La juge a déclaré que le fédéral ne pouvait pas être convaincu que tous les articles en plastique sont toxiques juste parce qu’ils sont en plastique, parce que ça rend pas compte de leur dimension, de leur propriété et de de la probabilité qu’ils se retrouvent dans l’environnement et qu’ils causent des dommages.
La Cour a aussi noté que Environnement Canada avait déjà tiré des conclusions et mené une analyse approfondie à l’égard des plastiques à usage unique dont on a parlé tantôt avant de les interdire. Mais elle n’a pas fait environnement Canada n’a pas fait cette analyse poussée pour tous les articles en plastique, donc la toxicité n’a pas été prouvée.
A quoi on peut s’attendre? On peut s’attendre à plus de réglementation, mais plus de réglementation précise pour éviter ce genre de problème dans le futur. Donc ça ne nous aide pas tant. Puis ça fait juste que les prochaines réglementations vont être articulées autrement.
Si je comprends bien pour être sûr que ce ne soit pas contestable?
Oui exactement et dans ce même ordre d’idée là on ne s’améliore pas.
On a d’autres règles qui s’en viennent d’ailleurs. Le gouvernement du Canada. Ils sont en train de procéder au développement de règles sur le contenu recyclé et l’étiquetage des plastiques. C’est un autre type de réglementation qui va s’ajouter. Comment on pourrait présenter ça? En quoi ça va consister? Est-ce que t’as un petit résumé pour nous?
Tu touches sur un point. Tu sais, l’industrie du plastique a été largement non réglementée. Puis là, on nous demande quasiment d’être premier de classe comme immédiatement. C’est comme tout un changement. Alors la notion de recyclabilité pour répondre à ta question, ça a toujours reposé sur le fait que les plastiques, surtout les thermoplastiques, ça peut être transformé et retransformé maintes fois.
Mais ça au sens de la loi, ça va changer. Il y aura trois conditions à rencontrer. La première, c’est qu’il doit y avoir un système de collecte gratuit pour au moins quatre vingts pour cent de la population d’une province. Et dans les milieux urbains, la collecte doit se faire deux fois par mois. Deuxième condition, le rendement de tri.
Il doit être aussi être de quatre vingts pour cent pour une catégorie de plastique, par exemple le polypropylène. Troisièmement, au moins quatre vingts pour cent du volume des balles qui sont produites par les centres de tri doivent trouver preneur et être transformé en autres articles en plastique, pas en produits chimiques, donc ça devient très exigeant de recevoir la possibilité d’apposer le logo recyclable sur un article. Alors pour le logo recyclable lui aussi il va changer. On va tasser les un à sept, le triangle avec les flèches et au centre on indique un à sept. Maintenant ce que ça va être, ça va être soit un crochet vert ou noir dans le cas où l’article est recyclable ou un x noir ou rouge s’il est pas recyclable donc ça change beaucoup les choses.
Ensuite, il va y avoir des exigences minimales au niveau du contenu recyclé dans beaucoup d’articles, surtout dans l’emballage souple et rigide. Alors d’ici deux mille trente, les emballages souples brièvement, ils devront renfermer entre trente et cinquante pour cent de contenu recyclé tout dépendamment de l’épaisseur du film et si c’est dans de l’emballage alimentaire, on parle de dix pour cent d’ici deux mille vingt huit, vingt pour cent d’ici deux mille trente et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. Dans l’emballage rigide, on parle d’entre quarante et soixante pour cent dépendamment du type de résine et à condition de ne pas être en contact avec les aliments.
Si c’est en contact avec les aliments, bien, ça ressemble à l’exigence du souple, c’est à dire dix, vingt et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. L’exception, c’est pour les bouteilles. Alors les bouteilles rigides de boissons, doivent renfermer au moins soixante pour cent de contenu recyclé d’ici deux mille trente.
Puis, selon le règlement, c’est quoi du contenu recyclé? C’est tout plastique qui a été détourné par les utilisateurs et qui étaient des utilisateurs résidentiels, commerciaux, industriels ou institutionnels. On s’attendait à recevoir une mise à jour à la fin de l’année deux mille vingt-trois mais après communication avec Environnement Canada on s’attend à recevoir de l’information en février et mars sur plus de précisions et dans ces plastiques qu’on doit recyclables, en intégrer des pourcentages.
Tout ça est ce que ça s’applique au niveau même des produits qui sont importés ou seulement les productions manufacturées au Canada?
 Ça s’applique à tous les produits qui sont fabriqués ou importés, que les emballages soient remplis ou qui soit non rempli. Donc ça vise tous les propriétaires de marques d’emballage, ceux qui vendent sous leur propre marque sous une marque de commerce. Et il faut comprendre que cette législation là, son but, c’est de réduire les déchets de plastique. En fait, l’objectif, c’est zéro déchet plastique d’ici deux mille trente.
On ne parle pas de zéro déchet, on dit zéro déchet plastique. Ça, c’est un problème parce que l’effet de la loi, il pourrait être néfastes. Parce que lorsqu’on remplace le plastique, par exemple dans l’emballage alimentaire, lorsqu’on l’élimine on augmente les chances de causer du gaspillage alimentaire.
On sait que le plastique est très utile pour contenir les aliments. Le gaspillage alimentaire, ça génère des gaz à effet de serre nocifs, par exemple le méthane. Ensuite, si on remplace le plastique par de la fibre, on sait que même si la fibre est recyclée à par exemple soixante dix pour cent en Europe, elle est quand même deux fois plus présente dans les déchets que le plastique ne l’est donc je trouve qu’on devrait se concentrer sur le recyclage et surtout sur le recyclage pour réduire la consommation de plastique vierge, se concentrer sur la réduction de déchets et lieu de s’acharner au plastique.
On va voir ce que ce que ça va donner et donc on pourrait tous être affectés. parce que ça pourrait bien augmenter les déchets et les gaz à effet de serre.
Bien ça va amener d’autres problématiques, c’est sûr, parce que on remplace un par l’autre. Les gens sont habitués de consommer d’une façon. Puis je pense pas que ça va changer.
Ça va juste déplacer le problème. On ne pourra plus appeler ça du plastique, ça va être un autre matériau. Puis là, on verra si un combat pour cette matière-là, on le voit avec les nouveaux ustensiles en bambou ou la multiplication des contenants en carton c’est une catastrophe. Mais ça, c’est un autre débat.
Justement, en même temps, t’as parlé tout à l’heure de registre qu’il fallait tenir un registre. Là, il y a justement une consultation qui se fait actuellement et la législation va être mise en vigueur sous peu pour tenir un registre fédéral sur les plastiques. Comment ça va s’articuler tout ça?
Bon alors effectivement, on est maintenant en période de consultation publique jusqu’au treize février.
Concernant le registre le registre fédéral, il vise à créer un inventaire de données des flux de plastique au Canada. Ok alors on peut aller envoyer un courriel simplement à Environnement Canada et puis faire ses commentaires par rapport à l’information qui est sur leur site web.
Alors ce que c’est, c’est que tout producteur d’un produit en plastique et tout fournisseur d’un service qui gère les plastiques en fin de vie devra fournir des informations.
Par exemple le type de résine, les quantités utilisées, ce qu’ils ont fabriqué, leurs sources, la catégorie de l’article mis en marché sur le marché canadien, la quantité collectée en fin de vie qui a été détournée, recyclée, transformée en produits chimiques, envoyée des décharges ou encore composté il faut même rapporter les méthodes employées pour mesurer les quantités qui ont été rapportés.
Et maintenant on parle de quelle résine et quel article.
Alors la liste, elle est très longue et elle est assez complète.
Alors rapidement, on parle bien évidemment des emballages souples et rigides, y compris ceux qui sont réutilisables. Les produits jetables par exemple, les rasoirs, les équipements électroniques, articles de sport, jouets, outils électriques, pneus plastique en construction dans les véhicules de transport dans les produits blancs, c’est à dire par exemple les appareils de réfrigération, les plastiques agricoles, même les bouées de sauvetage et les textiles sont compris.
Et pour les résines bien, c’est toutes les résines qu’on connaît, polyéthylène, PET, PVC, ABS, nylon, polyuréthane tous les thermodurcissables, même les résines biodégradables, qu’elles soient naturelles ou non. Alors c’est une liste très longue.
Espérons que cette information sera utilisée de façon intelligente par nos décideurs et que les décisions législatives et réglementaires vont suivre les observations qu’on fait plutôt que d’être motivé par d’autres intérêts.
Oui. Espérons aussi que ça va être constructif et plus pour aider et avoir des outils supplémentaires pour pouvoir valoriser les ressources.
L’avenir nous le dira. Écoute en terminant, c’est quand même déjà juste. On vient de parler de réglementation fédérale et on n’a pas parlé de réglementation provinciale, municipale parce qu’en plus des diverses législations dont on vient de parler du gouvernement du Canada à l’égard des plastiques, il y a le gouvernement du Québec qui a présenté le quinze novembre dernier son projet de stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques, qui va probablement mener à la législation provinciale.
Il y a aussi la ville de Montréal notamment, qui a adopté un règlement municipal qui est entré en vigueur le vingt huit mars deux mille vingt trois, qui interdit l’utilisation d’articles en plastique à usage unique. Comment il est possible de se retrouver dans tout ça là? Comment s’intègre les diverses législations provenant des paliers de gouvernement différents?
Qui a préséance sur quoi? Parce que là, la ville interdit des choses que le provincial ou fédéral interdit pas. Le fédéral interdit d’autres choses. Comment on démêle ça? C’est une série de questions à développement. On pourrait y passer des heures. Comme tu disais. On pourrait quasiment faire une thèse de doctorat.
C’est effectivement difficile, mais il  y a espoir.
Puis on va essayer de démêler ça un peu. Alors justement, un des objectifs non écrits de la stratégie québécoise, c’est d’orienter la province et de s’en tenir moins aux municipalités, petites ou grandes, pour légiférer. Ça fait du sens parce que le sujet de plastique est tellement généralisé que c’est logique que la province donne les directives, pas les municipalités.
Ensuite, quand ça vient, la question de fédéral provincial, c’est un autre enjeu. Il s’agit de la compétence des paliers gouvernementaux les deux se préoccupent de la protection de l’environnement, que ce soit par des règlements, des mesures fiscales, des droits d’émissions de carbone par exemple. Alors le fédéral, lui, il tire sa compétence du fait que la pollution n’a pas de frontières.
Autrement dit, il y a des enjeux interprovinciaux et internationaux, donc ils ont le droit. Le fédéral a le droit de légiférer dans le domaine des plastiques et aussi avec leurs compétences en droit criminel. Ils peuvent instaurer des infractions qui poursuivent un intérêt national légitime, par exemple le contrôle des substances dangereuses.
Le Québec, lui, y tire son pouvoir sur l’environnement en fonction de son champ de compétence sur les droits de propriété, par exemple, les terres publiques de l’État, les forêts, dans l’environnement. Alors en principe, il ne faut pas qu’il y ait conflit entre les lois provinciales et fédérales, mais ça peut arriver.
Mais pour l’environnement, on peut dire qu’en général c’est un champ de compétence où il y a coopération et coordination. Alors la question c’est comment est-ce qu’on interprète des lois qui peuvent être adoptées sur le même sujet? alors si ça arrive bien, on les interprète de façon non conflictuelle.
Ça veut dire quoi? Ça veut dire que par exemple, si le provincial adopte un règlement qui dit que pas moins de un ppm d’arsenic dans un résidu est toléré et que le fédéral dit pas moins de cinq ppm bien c’est la norme québécoise qui s’applique parce que un ppm c’est moins que cinq ppm, mais on dit pas que la loi fédérale est invalide.
On dit juste qu’elle est moins sévère, alors la norme québécoise l’emporte même si les deux s’appliquent. Alors pour s’y retrouver, il faut être à l’affût. Malheureusement, l’ignorance n’est pas un moyen de défense.
Donc à la base, je pense que c’est de partir de la législation provinciale, parce que si je comprends bien, elle est toujours plus restrictive habituellement. Donc en s’assurant de respecter les règlements de la province où on est, on est sûr de ne pas se tromper.
C’est ça. Et ensuite d’être sûr que notre interprétation correspond aussi avec l’interprétation de la loi fédérale.
Et puis là on est OK sur le sujet. Mais comme c’est relativement nouveau, je crois qu’il va sûrement y avoir d’autres causes devant les tribunaux. Beaucoup de jurisprudence qui va se préciser avec les années, l’interprétation de tout ça va sûrement prendre sa place. Oui et les nouvelles lois aussi.
Les règlements qui s’en viennent à suivre encore. Ils ont l’air à avoir beaucoup de plaisir à taper sur les plastiques. Merci beaucoup Roger, c’est très apprécié.
J’espère que ça éclairci les différents aspects de la législation sur les plastiques au Québec, au Canada pour les auditeurs. Puis on aura l’occasion sûrement de s’en reparler, de traiter de la question au fur et à mesure que ça évolue.
Parce que, comme on vient de le mentionner, ce n’est que le début. Donc il y a sûrement beaucoup d’autres surprises qui nous attendent. Donc on aura l’occasion d’en reparler. Merci beaucoup Roger, puis au plaisir de parler très bientôt.
Au plaisir.
C’était notre très estimé collaborateur, M. Roger Tembay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic Engineers, la SPE section de Québec.
3- Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.
Que diriez-vous d’explorer les défis et les opportunités liées à la réutilisation des plastiques dans l’industrie, en se concentrant sur la manière dont Exxel polymère contribue à cette révolution écologique.
La prochaine entrevue permettra de démystifier le processus de recyclage des matières plastiques. et d’examiner comment ces pratiques influencent le marché actuel des polymères pour découvrir comment l’entreprise redéfinit l’avenir du recyclage des plastiques depuis vingt ans déjà. J’ai le plaisir de recevoir Monsieur Hans Fortin directeur général et M. Éric Fradette président d’Exxel polymère. Alors messieurs Fortin et Fradette bienvenue, merci de vous joindre à notre balado.
Bienvenue merci, merci de nous accueillir, c’est un plaisir.
Écoutez, on va enchaîner tout de suite avec des questions pratiques parce que le sujet et quand même connu et mal connu.
Les matières plastiques recyclées, on en entend de plus en plus parler, mais ce n’est pas toujours évident de savoir qu’est ce qui se recycle? Qu’est ce qui, même si c’est recyclable, va être recyclé. Qui peut se départir de matières? Qui peut s’approvisionner de matières recyclées avec l’expertise de votre entreprise et même de vos connaissances personnelles?
Je pense que vous êtes les bonnes personnes pour aider les gens à démystifier ce sujet là. Je vais commencer peut-être dans le terme de matières. Quelle sorte de matière on peut retrouver dans une entreprise comme la vôtre et sous quelle forme.
Écoutez ce qu’on trouve comme produit ici. En fait, nous on recycle, des matières plastiques et surtout des matières de commodité. Je dirais beaucoup de ce qui est de polypropylène, de polystyrène, aussi de l’ABS et de polycarbonate. Mais je dirais le plus gros gros volume de ce temps ci pour en 2024, je dirais pratiquement soixante pour cent de notre production en ce moment est en polypropylène oui, nos matières, c’est des matières qui viennent, surtout de sources post industrielles, des rejets industriels, ça veut dire que tous les mouleurs en injection, en extrusion ou quoi que ce soit, génèrent des rejets, des rejets industriels, que ce soit sous forme de pièces manquées, mal colorées ou de purge, c’est ce genre de matériel là que nous, on s’approvisionne à la grandeur du Québec, du Canada et le reste des États-Unis.
J’ajouterais qu’on s’approvisionne aussi quand même en post consommations, mais des biens qui ont été utilisés dans des industries, donc des palettes, des packs, Des choses comme ça, ce n’est pas nécessairement des matières qui sortent des centres de tri, mais c’est des matières qui ont été utilisées et consommées, donc qui se qualifient comme post consommation.
Je peux vous donner une petite idée là juste des fois c’est pas industriel, c’est quoi? C’est il y a une matière qu’on récupère, qui suscite un peu l’intérêt justement des gens, c’est des rejets de couches, de couches d’incontinence. Ce n’est pas de la matière postconsommation, c’est plus les fabricants des usines qui fabriquent en fait des couches ont des rejets. C’est à dire que le tissu comme tel, c’est cent pour cent polypropylène qui est cent pour cent recyclable, c’est à dire les rejets, on peut imaginer un peu la coupe, la découpe de ces rejets là bien c’est une de nos sources de matière. Mais on appelle ça quand même un déchet industriel.
Oui, bien c’est ça. En fait, c’est dans le procédé de transformation. La matière n’a pas été souillée, elle n’a pas été utilisée. Mais, il y a quand même des rebuts. On a les équipements ici pour densifier le produit, c’est à dire le faire fondre pour le filtrer, s’il y a eu des contaminants, puis changer les propriétés de la matière.
Ça c’est quand on parle de propriété au niveau de l’impact, redonner de la résistance ou augmenter la fluidité, c’est toutes des choses qu’on peut faire nous ici en cours de procédé.
D’accord et les gens qui vous alimentent en matière, est ce qu’ils vous vendent leur matière? Ils vous la donnent? Est ce qu’ils doivent payer pour que vous preniez cette matière?
Là, on achète la matière, c’est à dire qu’il y a un marché. Il y a un marché qui se créé. Ça fait, vingt ans qu’on travaille  à l’éducation et pour acheter la matière le plus propre possible parce que c’est des matières industrielles qui ont été dans les usines, mais il s’est créé un marché.
Puis c’est un prix au kilo, tout dépendant des spécifications de la matière. Tout dépend de la quantité, de la qualité, la forme aussi. Si c’est une pièce ou elle arrive déjà en flocons si on veut ça fait qu’il y a des prix selon le type de matière. Puis comment de traitement on doit mettre aussi parce qu’il y en a des fois qui nous sont offerts gratuitement, mais habituellement, ça implique toujours un traitement manuel.
Puis d’ailleurs, vous parlez de prix là, est ce qu’il y a un marché du polymère ou du plastique recyclé un peu comme la bourse, ou si c’est chacun qui fixe les prix comme il veut, selon la demande ou s’il en veut, il n’en veut pas. Comment ça fonctionne? La fixation des prix sur un marché?
Bien, oui, il y a un marché. C’est un marché d’offre et de demande si on peut dire. C’est à dire que nous, on se compare.
En fait, on suit beaucoup l’indice de la résine vierge. Que ce soit polyéthylène ou Polystyrène. Bien ça, ça bouge, ça bouge continuellement. Je veux dire c’est un marché. C’est comme aller mettre de l’essence dans ton auto. Aujourd’hui t’as 1,57$, demain t’as 1,62$, ça bouge, ça bouge beaucoup.
Les plastiques bien, c’est souvent de pétrole ou de gaz naturel. Il y a un marché. Pour les fabricants de résines vierges, c’est aussi un marché, un peu d’offre et de demande.
Et nous, ça suit ça. Je dirais à peu près et donc tout dépendant de la matière, du coût de la matière vendant, on associe le prix en conséquence. Oui c’est une industrie ou qu’il faut que t’aies des bonnes connaissances de tes prix de revient parce que t’es toujours en relation avec ton prix de vente.
Donc il faut que tu comprennes selon le prix de l’achat si tu vas être capable de faire des profits ou non. Donc il faut que tu comprennes très bien tes opérations.
Oui, j’imagine de suivre. Le coût de la matière vierge a un impact, étant donné que vous compétitionnez directement cette matière.
 Il faut, même si des fois les gens sont prêts à payer un peu plus cher pour ce genre de matière.
Là, ils peuvent pas, ils n’ont pas n’importe quelle limite, on est encore. On est encore au point que les gens achètent parce que nos clients achètent beaucoup de matières recyclées. Mais souvent, par souci d’économie aussi. On est encore là, on n’est pas on vend la matière, mais on est compétitif à la résine vierge, ça c’est sûr.
C’est vraiment intéressant parce qu’on a l’habitude d’entendre que la résine vierge est toujours moins chère que la résine recyclée parce qu’il doit y avoir des traitements supplémentaires de faits sur la matière recyclée. Mais dans votre cas, probablement du fait qu’il y a des post-industriels, qu’il y a moins de nettoyage ou de traitement à faire, ce qui vous permet d’avoir des plus bas coûts.
Mais, c’est une bonne nouvelle, ça de voir que c’est compétitif et que les gens peuvent offrir des produits recyclés sans avoir de coût supplémentaire à payer? Absolument, puis il faut respecter en plus les paramètres de la résine vierge. Je veux dire que peu importe le produit ou au niveau des spécifications.
Il faut être égal sinon supérieur à la résine vierge avec une constance, puis en plu, tu peux en parler Et en plus c’est au niveau de la décarbonisation et puis site d’enfouissement, côté environnemental c’est sûr que c’est très bénéfique à prix comparatif. On prend de la matière dans le fond qui a été détournée des sites d’enfouissement.
Et puis il y a un haut facteur d’évitement aussi en termes de carbone. On a fait des études. Ce qu’Éric fait référence, c’est qu’on a fait une étude très détaillée et certifiée par le Conseil des industries durables sur notre performance environnementale. Et puis ce qui est ressorti, c’est que le facteur d’évitement est de 2,7 tonnes de CO2 par tonne de plastique recyclé.
Dans notre cas, donc il y a un évitement majeur à chaque fois que tu es côté environnemental, c’est très bénéfique. Le plastique c’est un gros avantage. C’est quoi une tonne de CO2? Une tonne de CO2? Oui, merci Éric. Parce que là on est tellement dans le détail, on vient qu’on oublie les comparatifs.
C’est que dans le fond, ce que Éric fait allusion, c’est que, en 2021, on a fait l’évitement dans le fond de 42 000 tonnes de CO2. Puis ça, ça équivaut à planter 210 000 arbres dans un an, c’est l’équivalent de 10 000 voitures retirées de la route. C’est l’équivalent de la consommation électrique de 135 000 foyers.
Donc c’est pour dire que le plastique a un gros impact environnemental. Ca vaut la peine comme ça. Puis vous parliez tout à l’heure que la matière vous deviez respecter des standards, des spécifications techniques très précises qui devait dépasser même la résine vierge. C’est quoi le procédé et les traitements que vous devez faire subir à la matière pour être capable de contrôler justement ces paramètres là à la sortie?
Mais quand on dit nous recycler le produit ou la compounder ou la revaloriser,  conditionner, on essaie de se démystifier un petit peu dans tout ça. C’est que dans le cours de notre production, ce qu’on veut la matière, elle est fondue. C’est à dire que tout ce qui est une matière solide, tantôt je parlais de couche, mais n’importe quel produit sous forme solide ou flexible bien nous ici on va les déchiqueter, on va les rendre une granulométrie qu’on peut qui est travaillable avec un flot et on va on va passer. Oui tout est testé. Oui, c’est juste une précision, mais dans le fond, tous les intrants qui rentrent dans l’usine doivent être testés pour les propriétés physiques.
Ca c’est très important pour nous. oui, puis ou on se démarque ici aussi, c’est qu’on a. On investit beaucoup aussi dans la capacité de mélange pour uniformiser les lots ou les batchs si on peut dire. On est rendu à presque dix neuf silos. Faut installer on en a treize présentement on en a sept autres en commande.
C’est tous des silos qui sont des mélangeurs, c’est à dire qu’il faut bien comprendre une fois que la matière est granulé que ce soit un polypropylène ou un polystyrène, ou peu importe, la qualité passe par l’uniformité de la matière, ça veut dire qu’on va uniformiser des lots de je veux dire 20 000 kilos ou 20 000 kilos pour que ce soit le plus constant possible, le plus uniforme possible soit uniforme au niveau des caractérisations de la matière, oui.
puis par la suite bien. C’est une fois qu’on a nos paramètres, qu’on sait qu’est ce qu’on a mélangé ensemble ou qu’est ce qu’on a à produire? On va c’est là ou on va faire fondre le produit dans des lignes d’extrusion. On a cinq, on travaille sur une sixième ligne d’extrusion en ce moment, c’est à dire on fait fondre le produit.
Puis une fois l’état liquide, on est capable de le filtrer. vous savez, la des filtres, c’est une filtration qui est à peu près de 100 mesh 120 mesh pour donner une idée, c’est comme un filtre. C’est comme un filtre de on va dire comme un gros freesbee, un gros freesbee qui a des trous au laser dedans.
Mais c’est ça, la matière liquide passe au travers de ce filtre là. pour capter tout contaminant qu’il y aurait eu soit de papiers de carton ou des fois de plastique qui fond à plus haute température et et par la suite c’est remis à à l’état solide. C’est comme on peut imaginer des genres de brins de spagheti qu’on va découper, mais c’est fait là à des niveaux Si on parle des machines qui font 500-1000 kg à l’heure.
puis après on retourne en silo pour remélanger pour uniformiser les différents lots. Donc nos clients, eux, ils peuvent recevoir des camions citernes jour après jour. Puis ça a l’air toujours la même du même lot alors que les intrants étaient complètement disparates. Nous notre force c’est vraiment c’est les formulations, c’est savoir mélanger quoi avant et après c’est là que je te dirais Exxel se distingue des autres.
oui de ce que je comprends même. C’est un des enjeux souvent des détenteurs de marques ou ceux qui sont propriétaires de produits. Ils ont besoin d’avoir une uniformité dans l’approvisionnement. Lorsqu’ils font surtout pour des produits plus techniques, ils font des spécifications, ils vont faire des certifications ou valider des besoins spécifiques.
de pouvoir avoir un approvisionnement constant. C’est un enjeu, donc de travailler avec un procédé comme le vôtre. Ça offre cet atout là. Si je comprends bien? absolument oui, oui oui. Et puis sans ça, on ne serait pas capable d’expédier en vrac camion, jour après jour avec et puis respecter les caractéristiques demandées de nos clients.
Donc c’est vraiment c’est le côté mélange sur lequel qu’on se distingue, qui nous donne cette force de frappe là. si, si, je me fais l’avocat du diable ou essayer de donner un coût aux gens qui ne sont pas recyclés. Si je comprends bien, on résume vous avez de la matière qui est uniforme d’un lot à l’autre, puis d’un transport à l’autre et vous avez une résine qui est dans un prix compétitif avec la vierge.
Donc maintenant, quelle raison ont les détenteurs de marque pour pas migrer ou recycler? Si je comprends vos explications, il n’y a plus personne qui a d’excuse. C’est sûr que toutes les matières qu’on recycle, c’est des couleurs, les couleurs est un enjeu aussi. Si si, c’est une pièce noire. Ben c’est oui, il y a, il n’y a pas de il n’y a pas d’enjeu, je veux dire il n’y a pas d’enjeu, on peut utiliser la matière recyclée à 100%, mais là, nous les, les couleurs, toutes les couleurs sont mélangées ensemble.
Et nous, ce qu’on fait, c’est qu’on on rajoute à peu près. On rajoute un léger pourcentage de noir de carbone pour noircir la matière. C’est sûr que c’est sûr qu’il y a quelqu’un qui a qui a besoin d’une couleur plus pâle, sachant que les couleurs, c’est difficile de pâlir des produits.
L’enjeu vous venez de mettre le doigt dessus. Oui, mais c’est là qu’on commence à réfléchir aussi. Quel genre de partenariat qu’on pourrait développer parce qu’on voit bien qu’il y a des tendances dans l’industrie qui veulent aller vers là. Mais c’est de trouver ça nous prend aussi les bonnes sources d’approvisionnement, les bons partenaires, ça prend un client dans le fond qui va pouvoir nous appuyer aussi, donc, mais ça fait partie des défis du recyclage du futur si on veut étendre les gammes de produits oui, effectivement.
Et peut être même que la recherche sûrement qu’ils se penche déjà sur la question, mais de voir la décoloration être capable d’extraire les colorants, peut être que ce serait un coup de pouce pour vous aider dans votre travail?
Ah, c’est sûr que s’il y avait une baguette magique qui pourrait faire ça, ça serait le fun.
Oui, oui, absolument, C’est un des défis. Puis l’autre défi aussi, c’est de faire entrer si on veut la matière recyclée dans des industries qui habituellement utilisent peu de matières recyclées. Ou pense l’automobile ou l’emballage alimentaire? Des choses comme ça donc c’est tous des marchés dans lesquels ce serait intéressant de s’attaquer dans le futur.
Mais souvent on voyait à la base pour recycler du produit. Comme je dis, ça fait presque ça fait presque trente ans que je suis dans l’industrie du recyclage de matières plastiques, mais tout passe par l’éducation, c’est l’éducation. comment recycler, comment les recyler ou quel produit qui est recyclé. Puis c’est une question qui n’est vraiment pas facile.
Puis même nous, qui a toujours été dans l’industrie, c’est un casse tête tout le temps. Ça passe par le design du produit L’écoconception L’écoconception. Si le produit il a été pensé que en fin de vie il peut se retrouver soit dans un bac bleu ou soit ailleurs, mais qu’il qu’il soit recyclable, qu’il ne soit pas contaminé.
Quand je dis contaminé, c’est comme si on va dire je sais pas moi si on pense pas un sac de chips par exemple, qui qui est peut être en différentes couches, laminé avec de l’aluminium dedans des choses qui sont peu recyclables, c’est difficile à recycler ça. Même si le sac est hyper mince, il peut y avoir trois, quatre, trois, quatre, cinq couches de polymères différents, ça prend des polymères qui sont compatibles quand on va les recycler en propriétés physiques et en couleurs aussi.
Oui exactement c’est tout un casse-tête, mais que vous avez réussi à maîtriser au fil des ans. Puis, avec ce qu’on voit de votre évolution, vous le maîtrisez plus que bien merci merci. Écoutez juste en terminant le dernier mot. On a parlé des extrants, qu’il y a beaucoup de possibilités en termes d’intrants pour que si jamais les gens qui se disent ah, j’ai de la matière à me départir qui est en post- industriel, c’est quoi les critères pour prendre de la matière?
Est ce qu’il y a des volumes minimums? Il y a des types de matières que vous prenez, d’autres que vous ne prenez pas en dehors des zones. On a parlé tout à l’heure de résine qui pourraient venir de produits, par exemple dans les laboratoires. qui sont très peu souillés, mais qui peut avoir une certaine contamination.
Ça peut être Vous parlez de rejet, de purge. Est-ce que quelqu’un qui en a un sac, vous vous contacte ou il faut attendre d’avoir ramassé une couple de caisses? C’est sûr. C’est sûr qu’ici, il faut savoir qu’on recycle environ 1,3 millions de kilogrammes par mois, à peu près en ce moment ici.
C’est sûr que nous, quand on récupère, on sait qu’on va chercher de la matière. C’est souvent, c’est souvent des camions, c’est des 53 pieds là. Mais il y a des gens, des gens qui désiraient exemple, comme des produits comme le laboratoire ou des choses comme ça. C’est sûr que souvent il faut commencer à quelque part.
On ne peut pas dire ça nous prend absolument des volumes X. Moi, nous, on est toujours prêt à commencer à commencer à comme je disais, tantôt c’est un peu une question d’éducation, c’est qu’est ce qui est recyclable? Qu’est ce qui ne l’est pas? Qu’est ce qui peut? C’est souvent aussi c’est le triage à la source.
C’est sûr que si on nous amène un exemple, on va dire on va essayer de penser, je sais pas moi. Des fioles, des fioles qui viennent en laboratoire, puis que la seringue, le bouchon, le bouchon est dans en polypro la la seringue est en polyethylène ou c’est sûr que la personne qui qui les utilise ne peut pas savoir ou déterminer ça des fois des fois c’est écrit, des fois c’est pas écrit, mais c’est d’y aller il faut pas se décourager, mais il faut y aller.
C’est un produit à la fois. Une étape à la fois il y a un triage à la source. Qu’est ce qui est recyclable? On le recycle, qu’est ce qui l’est pas bien, il faut, il faut qu’il soit détruit, ça sert à rien de nous amener des produits ou d’avoir des produits qui même avec la meilleure intention, Mais si on est obligé de se départir ou de jeter le quart des produits ou mettre de la main d’oeuvre par la suite, c’est plus complexe.
Oui, puis l’autre chose aussi, c’est que des fois, il peut y avoir des regroupements d’entreprises ou de laboratoires. Je dis laboratoire, c’est pas nécessairement des produits que vous voulez utiliser, mais, mais de certaines organisations qui ont des produits. Des fois, ils peuvent se rassembler, puis regrouper leur matière pour pouvoir avoir un volume suffisant qui est plus intéressant à disposer.
Oui, et puis le recyclage aussi. Je crois que c’est bon de mentionner qu’on est dans un je dirais. On est à l’avant-garde de la circularité. Donc s’il y en a qui veulent se mettre à utiliser aussi des matières recyclées, s’ils ont des rejets, bien nous contacter. Puis on va voir. Qu’est-ce qu’on peut développer comme partenariat pour développer des boucles de circularité?
C’est là la force. Je pense qu’on peut intervenir, puis on peut améliorer les choses. oui excellente idée, il n’y a rien de mieux que d’en jaser puis des fois il y a des opportunités qu’on n’aurait pas cru possible qui deviennent possibles parce que là on développe quelque chose qui se faisait pas avant.
Si on veut faire des nouvelles choses, faut essayer y a des choses qu’on ne faisait pas. Vous avez bien dit mais messieurs merci beaucoup. je vous souhaite bonne chance et on se reparle très bientôt pour suivre l’évolution de de de vos projets. Absolument merci merci beaucoup au plaisir à la prochaine à la prochaine merci merci bye bye.
C’était Monsieur Hans Fortin, directeur général et M. Éric Fradette, président d’Exxel Polymère.
Voilà, c’est déjà tout pour ce premier épisode de sortir du moule. Ne ratez pas le prochain épisode alors que nous aborderons les emballages intelligents, l’intelligence artificielle et la valorisation des rebuts de matériaux composites pour rester connecté sur l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Visitez polymeresquebec.com C’était Simon Chrétien et je vous dis au mois prochain.

Épisode 25 — Déchiffrer l’avenir du véhicule électrique

L’électrification des transports bouscule les chaînes d’approvisionnement, redistribue les cartes géopolitiques et transforme les attentes des manufacturiers. Mais où se dirige réellement l’industrie automobile ? Et que peuvent en tirer les entreprises québécoises actives dans les polymères et les matériaux de performance ?

Dans cet épisode, Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile, nous aide à lire entre les lignes des grandes tendances du marché, des stratégies chinoises à l’évolution des lieux de production.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie automobile est en pleine transformation, et au cœur de cette mutation, le véhicule électrique s’impose comme un catalyseur de changements technologiques, économiques et géopolitiques. Pour nous aider à décoder les grandes tendances à surveiller, les enjeux de fabrication et d’approvisionnement, et ce que cela pourrait signifier pour les transformateurs de polymères au Québec, on reçoit un observateur aguerri du secteur : Paul-Robert Raymond, journaliste spécialisé aux affaires et à l’automobile.
On vous en parle dans moins de 30 secondes.

L’électrification des transports n’est plus une promesse d’avenir : elle redessine déjà les chaînes de valeur industrielles, modifie les rapports de force entre régions du globe et pousse les fabricants à se réinventer. Des batteries aux matériaux allégés, en passant par les logiciels embarqués, tout change… et vite. Mais comment ces mutations se traduisent-elles concrètement sur le terrain ? Et surtout, qu’est-ce que ça signifie pour les manufacturiers d’ici, notamment dans l’industrie des polymères ?
Pour y voir plus clair, on a fait appel à un journaliste qui suit ces bouleversements de près depuis des années…
 
Bonjour Paul-Robert Raymond. Merci d’être avec nous aujourd’hui.

 Épisode 24 – Du KShow à votre usine : inspirations concrètes pour innover au Québec

 Chaque trois ans, le KShow à Düsseldorf devient le centre névralgique mondial de l’innovation en plasturgie. Dans cet épisode, Éric Leclair, directeur plasturgie chez Coalia, partage ce qu’il a observé sur le terrain : percées technologiques, tendances émergentes, défis en circularité, robotique et nouveaux matériaux. Une chronique concrète pour aider les manufacturiers d’ici à se projeter, à innover… et à traduire l’inspiration mondiale en actions locales.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

L’industrie mondiale des plastiques et matériaux composites est en pleine mutation. Mais derrière les vitrines technologiques du KShow de Düsseldorf, que peut-on vraiment retenir pour faire avancer nos entreprises d’ici ? Quelles innovations, quels signaux, quelles stratégies méritent qu’on s’y attarde pour bâtir une plasturgie plus compétitive, plus résiliente, mieux alignée sur les attentes de demain ?

Pour en savoir plus, restez avec nous… on débute dans moins de 30 secondes.

Notre invité d’aujourd’hui est M. Éric Leclair, directeur de la plasturgie chez Coalia, qui a pris part à la mission de veille technologique organisée par Alliance Polymères Québec et InnoCaoutchouc 360. Éric a parcouru le salon avec un œil curieux, ouvert aux innovations, aux nouvelles technologies et aux tendances fortes. Il partage avec nous les faits saillants qui l’ont marqué, les pistes prometteuses pour les manufacturiers d’ici, et les réflexions stratégiques qui émergent de cet événement d’envergure.

Un échange qui vous donnera, assurément, des idées concrètes pour faire évoluer vos pratiques… et prendre un pas d’avance afin de faire progresser vos affaires

 

Suite de la transcription à venir.

Épisode #23 Communication-choc : les dessous des coups d’éclat médiatiques 

Dans cet épisode, on s’entretient avec Jimmy Jolicoeur, conseiller senior en communication, pour décoder les fameux « stunts » médiatiques : ces gestes spectaculaires, souvent provocateurs, qui captent l’attention et déclenchent des réactions en chaîne. Pourquoi sont-ils utilisés par certains politiciens ou entreprises ? Quels en sont les risques et les retombées ? Et surtout, les entreprises manufacturières devraient-elles s’en inspirer ou s’en méfier ? Une réflexion stratégique sur l’art de frapper fort… sans frapper à côté.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Dans l’univers médiatique, certains coups d’éclat font plus de bruit que mille campagnes traditionnelles. Vous vous souvenez peut-être de cette pub ontarienne présentant des images de Ronald Reagan qui a fait réagir Donald Trump, ou de l’appel lancé par Doug Ford aux médecins québécois pour les attirer en Ontario. Derrière ces manœuvres provocatrices, il y a une stratégie de communication bien calculée.

Aujourd’hui, on plonge dans les coulisses de ce type d’opération — les « stunts » médiatiques — pour comprendre comment ils fonctionnent, qui ils servent… et ce que les entreprises, même manufacturières, peuvent en apprendre.

On vous en parle dans moins de trente secondes.

Aujourd’hui, on reçoit conseiller senior en communication et politique Jimmy Jolicoeur, pour décortiquer avec nous une arme redoutable — et parfois controversée — du monde médiatique : le stunt de communication. Quand une sortie publique ou campagne de publicité délibérément provocante déclenche une vague de réactions, de partages, voire des décisions politiques majeures… est-ce un simple coup de pub ou une stratégie calculée aux retombées réelles ?
Avec Jimmy, on explore comment ces gestes s’organisent, à qui ils profitent, et surtout, si les entreprises, y compris dans le secteur manufacturier, peuvent — ou devraient — s’en inspirer. Préparez-vous à voir la com sous un autre angle.
Sur ce bonjour Jimmy et bienvenue dans cet épisode de Sortir du moule.

Suite à venir

Épisode #22 Miser sur la cocréation pour renforcer la compétitivité

Dans un monde où la concurrence ne se joue plus entre entreprises, mais entre réseaux d’entreprises, la cocréation devient un levier essentiel de performance. Cet épisode explore comment la collaboration entre PME manufacturières peut accroître leur agilité, leur capacité d’innovation et leur compétitivité face aux marchés mondiaux.

Un regard concret sur la façon dont la mise en commun des forces, des ressources et du savoir-faire peut transformer les défis en occasions de croissance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

 

À venir

Ce que révèle le diagnostic sectoriel 2025 sur la plasturgie au Québec

Entrevue avec Marie-Hélène Hamelin, Chargée de projet – Communications, PlastiCompétences

Le secteur de la plasturgie évolue rapidement, mais quelles sont les réalités vécues par ses entreprises au quotidien ? Le Diagnostic sectoriel 2025, réalisé par PlastiCompétences, dresse un portrait détaillé de la situation notamment en matière de main-d’œuvre, de recrutement, de formation et de rétention mais aussi sur l’économie de l’industrie.

Dans cet épisode, Marie-Hélène Hamelin nous présente les faits saillants de cette étude, les défis qui préoccupent les employeurs, et les leviers possibles pour mieux outiller l’industrie à faire face à la rareté de main-d’œuvre.

Un épisode essentiel pour quiconque souhaite comprendre les grandes tendances qui influencent l’avenir de la plasturgie au Québec

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Miser sur l’humain : des initiatives concrètes pour attirer et garder ses employés

Entrevue avec Ariane Choinière, responsable RH chez Bain Magique, qui nous partage des exemples inspirants et réalistes de ce qui fonctionne (ou non) pour améliorer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre en milieu manufacturier.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.

L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.

Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.

Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.

🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.

Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.

🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.

Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.

🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.

🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.

🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été? 

Chronique estivale: Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Quand l’été inspire l’innovation : plastiques et matériaux composites au service des bons moments


Qui a dit que l’innovation ne prenait pas de vacances ? Aujourd’hui, on vous emmène au cœur des applications estivales des plastiques et matériaux composites. De la plage à la terrasse, en passant par les sentiers de randonnée et le BBQ entre amis, les polymères sont partout – mais pas toujours là où on les attend. Restez avec nous, pour une chronique légère, ensoleillée et pleine d’idées inspirantes… dans moins de 30 secondes.


L’été, c’est la saison du plaisir, du plein air, des vacances… et aussi de l’innovation. Dans cette courte chronique, on vous fait découvrir comment les plastiques et les matériaux composites se glissent dans notre quotidien estival pour le rendre plus confortable, plus durable – et même plus écolo.

Côté plein air : des matériaux qui repoussent les limites du terrain de jeu
L’été est la saison du plein air, et c’est aussi un terrain fertile pour innover dans les matériaux polymères. Dans ce secteur, plastiques techniques et matériaux composites permettent non seulement de répondre à des exigences de performance accrues, mais aussi d’ouvrir de nouveaux marchés.


Commençons par le vélo. Les cadres fabriqués à partir de composites à base de fibres de carbone offrent une rigidité et une légèreté inégalées. Mais l’industrie évolue : plusieurs manufacturiers cherchent désormais à intégrer des résines biosourcées ou des fibres naturelles (comme le lin ou le chanvre) pour réduire l’empreinte carbone des produits sans compromettre leur performance. Pour les fabricants québécois, il s’agit là d’une opportunité de R&D ou de repositionnement stratégique, en réponse à une clientèle de plus en plus sensible à la durabilité.

Dans le domaine nautique et récréatif, la planche à pagaie (SUP) illustre bien l’intégration croissante des composites moulés sous pression ou infusés sous vide, qui permettent de gagner en précision et en résistance aux chocs. De plus, les modèles gonflables connaissent une popularité grandissante : fabriqués à partir de PVC renforcé par des technologies de trame intérieure (drop-stitch), il  s combinent légèreté, compacité et robustesse. Ces produits exigent une maîtrise pointue de l’assemblage thermoplastique et de la soudure haute fréquence, autant d’expertises que les transformateurs québécois peuvent développer ou perfectionner pour se positionner dans ce marché en croissance.

Côté camping, on voit apparaître des toiles de tentes et des tissus techniques à base de polyesters recyclés, enduits de formulations plus respectueuses de l’environnement.

L’intégration de plastiques flexibles biodégradables dans les accessoires – comme les tapis de sol ou les sacs imperméables – suscite également l’intérêt. Ces produits pourraient devenir des niches intéressantes pour les manufacturiers capables d’offrir des formulations sur mesure à faible impact.
 
Enfin, parlons mobilier extérieur. De plus en plus d’entreprises utilisent des plastiques recyclés post-consommation pour concevoir des bancs, tables ou glacières durables. Il ne s’agit pas seulement de créer des produits résistants : on voit se dessiner une valeur ajoutée marketing autour de l’origine des plastiques recyclés (contenants alimentaires, filets de pêche, etc.). Pour les transformateurs québécois, cela peut représenter un créneau distinctif, notamment en combinant recyclabilité, traçabilité et design.


🎯 À retenir pour les manufacturiers : le secteur du plein air exige des matériaux à haute valeur fonctionnelle, mais aussi des preuves d’écoresponsabilité.

L’adaptation ou la formulation de polymères techniques ou recyclés pour ces applications pourrait devenir un axe stratégique de développement produit, surtout pour les PME qui veulent diversifier leur marché.

Côté terrasse : matériaux plastiques et composites au service du confort extérieur

La saison estivale est aussi celle où les espaces extérieurs – terrasses, balcons, jardins – deviennent des lieux de vie à part entière. Pour les manufacturiers de la plasturgie, cela ouvre un champ d’application riche en opportunités… à condition d’allier durabilité, esthétisme et performance technique.

Les planches de terrasse en composites bois-polymère (WPC) continuent de gagner en popularité. Offrant une excellente résistance aux intempéries, à l’humidité et aux rayons UV, ces matériaux composites allient fibre de bois ou de bambou à des polymères recyclés comme le PEHD ou le PVC. La demande est forte pour des solutions à faible entretien qui conservent leur aspect dans le temps. Cela oblige les fabricants à innover dans les formulations pour limiter la décoloration, les déformations thermiques ou le fendillement. C’est aussi un créneau favorable au développement de produits 100 % recyclables en fin de vie.

Du côté du mobilier extérieur, l’utilisation de plastiques recyclés post-consommation comme le polypropylène ou le polyéthylène permet de produire des chaises, tables, jardinières et autres accessoires robustes et attrayants. L’enjeu pour les manufacturiers : garantir une stabilité dimensionnelle, une bonne tenue mécanique et un rendu visuel séduisant – notamment par le biais d’additifs colorants, de texturation de surface et d’agents stabilisants. Les fabricants québécois pourraient se démarquer en misant sur la personnalisation (couleurs, finitions, design modulaire) et sur une traçabilité complète de la matière recyclée.

Les glacières rigides et rangement extérieur moulés utilisées pour garder les aliments et les boissons au frais sont un autre segment clé. Fabriquées souvent en PEHD rotomoulé ou en mousse de polyuréthane injectée, elles nécessitent une conception sans faille pour garantir à la fois étanchéité, durabilité et isolation thermique. Plusieurs entreprises locales utilisent ces techniques pour obtenir des formes complexes et résistantes, compatibles avec les exigences de température extrême et d’usages intensifs. L’innovation dans les structures multicouches et les systèmes de verrouillage offre aux transformateurs québécois une occasion de se démarquer. Les manufacturiers pourraient ici explorer des formulations biosourcées ou intégrant des charges minérales, pour réduire les coûts ou améliorer l’impact environnemental tout en maintenant les propriétés fonctionnelles.
 
Enfin, notons l’essor des toiles solaires, pare-soleils et stores extérieurs en PVC tissé ou enduit, qui combinent protection UV, imperméabilité et souplesse. Ces matériaux exigent un savoir-faire pointu en enduction, en thermosoudure et en traitement de surface pour garantir leur performance à long terme. Des opportunités existent pour les entreprises maîtrisant ces procédés, notamment dans la création de solutions sur mesure pour le secteur résidentiel ou commercial.
 
🎯 À retenir pour les transformateurs : la terrasse est devenue une pièce supplémentaire, et les consommateurs sont prêts à investir dans des produits extérieurs durables, esthétiques et écoresponsables.

L’intégration de plastiques recyclés, de matériaux composites avancés ou de formulations adaptées à l’exposition prolongée aux éléments peut permettre de capter cette demande croissante.

Côté vacances : quand les plastiques et les composites propulsent la mobilité estivale

L’été, c’est aussi le temps des escapades, des road trips, du camping et des virées nautiques. Pour les entreprises du secteur des polymères, chaque vacancier devient un utilisateur potentiel d’une panoplie d’objets, d’accessoires et de véhicules intégrant des matériaux plastiques ou composites performants.

Commençons par le secteur du véhicule récréatif (VR). Les matériaux composites y sont rois : panneaux sandwichs en mousse rigide entre deux peaux de fibres de verre, composants en résine polyester ou époxy, pièces structurelles légères… Ils permettent de réduire le poids global du véhicule, donc la consommation de carburant, tout en augmentant la résistance à l’humidité, un critère critique pour ce type d’usage. Pour les transformateurs, le défi est d’offrir des matériaux qui résistent aux vibrations, aux variations de température et à l’usinage à grande échelle.

Du côté des accessoires de voyage, les polymères comme le polycarbonate, l’ABS ou encore le polypropylène sont omniprésents. On les retrouve dans les coques de valises rigides, les glacières, les systèmes de rangement empilables ou encore les pare-vents rétractables. Ici, l’innovation se joue dans les détails : conception modulaire, légèreté, résistance à l’impact, facilité d’entretien, et bien sûr, intégration de contenu recyclé. Certains fabricants vont même jusqu’à utiliser des déchets marins recyclés pour produire des accessoires touristiques, ajoutant ainsi une valeur environnementale au produit final.
 
Les adeptes du camping bénéficient eux aussi des avancées en plasturgie : piquets de tente en fibre composite, tapis de sol en PE tissé, douches portatives pliables en TPU, connecteurs et embouts d’équipement moulés en plastique technique… Le développement de ces objets exige des matières adaptées aux chocs, au frottement, aux rayons UV et au pliage répété, souvent dans des conditions de chaleur ou d’humidité. Les manufacturiers québécois ont tout avantage à investir dans des formulations sur mesure ou dans des micro-séries de produits pour marchés de niche.

Enfin, impossible de passer à côté de l’univers nautique. Les kayaks, canots et embarcations légères en résines rotomoulé ou thermoformé dominent le marché récréatif pour leur rapport qualité/prix, leur robustesse et leur faible besoin d’entretien.


🎯 À retenir pour l’industrie : les vacances estivales sont une vitrine idéale pour démontrer la polyvalence et la performance des plastiques et composites. En intégrant des matériaux légers, résistants et recyclables dans les produits de plein air ou de voyage, les entreprises de la plasturgie peuvent non seulement conquérir de nouveaux marchés, mais aussi renforcer leur image d’acteurs responsables et innovants.

Côté cuisine extérieure : les polymères au cœur de la performance et de la créativité culinaire

Quand il est question de cuisiner dehors, on pense souvent au barbecue, mais les plastiques et matériaux composites sont bien plus présents qu’on ne l’imagine. Pour les entreprises de la plasturgie, cette niche en pleine croissance est riche en opportunités de différenciation et d’innovation.

Prenons les barbecues : au-delà du métal apparent, plusieurs composantes critiques sont réalisées en plastiques techniques. Boutons de réglage, poignées isolantes, roues, panneaux de commande et boîtiers de thermomètre sont moulés à partir de polymères comme le nylon renforcé ou le polypropylène avec additifs thermorésistants. Ces pièces doivent résister à la chaleur, aux UV, aux graisses et aux chocs : un vrai terrain de jeu pour les formulateurs et les mouleurs.

Les ustensiles et accessoires de cuisine extérieure – spatules, pinces, planches à découper, supports à épices – utilisent souvent des polymères comme le silicone alimentaire, le Tritan ou des mélanges de PP avec fibres naturelles (chanvre, bois, bambou). Il existe un fort potentiel de développement autour des produits réutilisables, légers et sécuritaires, particulièrement dans un contexte de réduction du plastique à usage unique.

De plus, le segment des modules de cuisine portables ou encastrables – tiroirs, comptoirs modulaires, stations de lavage – se développe rapidement. Les plastiques utilisés doivent offrir une résistance à l’humidité, aux UV et aux chocs tout en restant esthétiques. C’est une belle porte d’entrée pour les entreprises spécialisées en extrusion ou thermoformage de panneaux composites.
 
🎯 À explorer : Pour les manufacturiers québécois, développer des produits ou composantes adaptées à la cuisine extérieure peut être une manière stratégique de pénétrer un marché saisonnier, mais en croissance, où la valeur ajoutée prime sur le volume.

Côté transport : les polymères roulent en tête de l’innovation estivale

L’été, c’est la saison des escapades, des voyages sur la route ou sur l’eau. Et dans ce domaine, les plastiques et matériaux composites sont au cœur des solutions de mobilité moderne.

Du côté des accessoires nautiques, les plastiques comme le polyéthylène (PE) ou le    sont utilisés pour les sièges, pagaies, compartiments de rangement et attaches modulaires. L’utilisation de plastiques recyclés dans ces applications devient de plus en plus fréquente, surtout dans les marchés grand public sensibles aux enjeux environnementaux.

Une occasion de se démarquer avec une offre durable.

Les coquilles de valise de toit, les porte-bagages de vélo ou les coffres de rangement pour véhicules récréatifs sont quant à eux souvent conçus en polypropylène injecté, ABS ou composites thermoformés. Légers, résistants aux intempéries et conçus pour optimiser l’aérodynamisme, ces produits exigent une haute précision dans la mise en forme et l’assemblage. Pour les transformateurs, cela implique des moules techniques, des tolérances serrées et des matières de qualité.

Les pièces intérieures de véhicules récréatifs ou de vans aménagés — panneaux décoratifs, solutions de rangement, habillage de portes — font aussi appel à des plastiques moussés ou laminés. Ce marché de niche, qui connaît une forte popularité post-pandémie, appelle à une personnalisation accrue et à des solutions intégrées légères et robustes.


🎯 À explorer : L’essor du « vanlife », du nautisme et du transport léger offre des opportunités aux transformateurs et fabricants de moules pour développer des produits à haute valeur ajoutée, où la performance technique s’allie au confort et à la durabilité. Miser sur l’intégration de matières recyclées ou biosourcées pourrait aussi être un avantage concurrentiel notable.

Conclusion : une saison pleine d’opportunités
Comme on l’a vu, les plastiques et les matériaux composites sont omniprésents dans notre quotidien estival : sur l’eau, sur les routes, dans nos cours arrière ou autour d’un barbecue entre amis. Mais au-delà des objets eux-mêmes, c’est tout un savoir-faire manufacturier qui se déploie derrière chaque pièce, chaque produit.

Pour les manufacturiers d’ici, ces applications saisonnières représentent bien plus qu’un marché ponctuel : ce sont des vitrines technologiques, des terrains d’expérimentation, et parfois même des laboratoires à ciel ouvert où s’inventent de nouvelles approches en design, en fabrication et en circularité.
En misant sur l’innovation, la durabilité et l’adaptabilité, les entreprises des plastiques  et des matériaux composites du Québec peuvent se positionner avantageusement sur ces segments de marché souvent porteurs, tout en renforçant leur image de marque auprès d’un public de plus en plus conscient des enjeux environnementaux.

Alors que la saison bat son plein, c’est peut-être le moment idéal pour réfléchir à comment vos produits pourraient s’intégrer dans ces univers estivaux, ou comment vos procédés pourraient contribuer à la performance, au confort… et à la fierté de fabrication locale.

Et vous, sur quel terrain allez-vous sortir du moule cet été?
 

Quand recycler devient un moteur d’entrepreneuriat et d’innovation : l’approche Unique Plastique – Entrevue avec Alexandre Tanguay cofondateur de l’entreprise Unique Plastique.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

Mise à jour sur le recyclage chimique des plastiques (Réponse à la question d’un auditeur) – Entrevue avec David Gendron, Ph.D., chimiste, directeur scientifique et chercheur sénior chez Kemitek.

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À venir

La réforme de la collecte sélective au Québec et ses impacts pour l’industrie des plastiques – Entrevue avec Normand Gadoury, Vice-président, innovation et projets d’infrastructure chez Éco Entreprises Québec.

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À venir

  1. Les obstacles et opportunités liés aux échanges commerciaux au Canada et les bonnes pratiques pour sécuriser ses transactions à l’international avec les Incotermes – Entrevue avec Cloée Lamarre, Conseillère en commerce .international chez Développement PME (DPME)
  2. La nouvelle certification selon la norme canadienne CAN/BNQ 3840-100 Produits à contenu de plastique recyclé – Entrevue avec Isabelle Landry, Directrice principal au Bureau de la normalisation du Québec (BNQ).

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À venir

Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont mises à rude épreuve et où l’incertitude socio-politique complique les décisions d’affaires. Nous explorons comment le secteur manufacturier, en particulier les entreprises de la plasturgie et leurs clients, peuvent saisir des opportunités de repositionnement stratégique en misant sur une approche de collaboration locale.

Entrevue avec M. Frédéric Laurin chercheur à l’Institut de recherche sur les PME et professeur d’économie à l’École de gestion de l’UQTR.

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À venir

Donner une seconde vie aux plastiques et créer de la valeur économique. L’exemple de l’approche de développement technique du projet Irri-Blière. (Entrevue avec Audrey Diouf-Lewis, chargée de projet secteur plasturgie chez COALIA)

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À venir

 Maximiser l’efficacité : le rôle des logiciels de simulation (Entrevue avec Arnaud Divialle, directeur de l’innovation chez MayaHTT)

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À venir

1- Enjeux et défis actuels en matière de gestion des talents et de main-d’œuvre. Entrevue avec Alain Rouleau du Groupe Mission
2- Le rôle clé dans le développement, l’attraction et la rétention des talents des comités sectoriels de main-d’œuvre, notamment le cas de PlastiCompétences dédiés aux industries des plastiques et des composites.

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À venir

1-    Innovation et avenir de la fabrication additive : entretien avec Fanny Charreteur coordonnatrice du Carrefour québécois de la fabrication additive (CQFA);
2- Les abrasifs : secrets de performance inestimée avec Nicolas Trudeau représentant technique pour Les Abrasifs EA;
3- Responsabilité élargie du producteur (REP) : une approche de gestion des déchets universelle en vogue.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

 1- Opportunités d’affaire des marchés publics pour l’industrie québécoise de la plasturgie.
2- État de la situation politique aux États-Unis notamment en lien avec la campagne électorale présidentielle actuelle et ses impacts sur le Québec.

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À venir

 1- L’importance sous-estimée de l’innovation pour les entreprises avec Benoit Labbé Directeur principal – partenariats et écosystèmes du Conseil de l’innovation du Québec.
2- Innovation pratique en entreprise : stratégies et réussites avec Nathalie Quirion, présidente de Opportuna Conseil.
3- Les créneaux d’excellence et les ERAC pour propulser l’innovation des entreprises.

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À venir

 1- Les enjeux de la chaine d’approvisionnement des manufacturiers au Québec.

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À venir

 1- Le marché de la construction et de la maintenance navales au Québec offre des opportunités d’affaires sous-estimées pour l’industrie de la plasturgie.

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À venir

1- La fabrication additive (impression 3D) pour la fabrication des moules pour la mise en forme des pièces en matériaux composites
2- Introduction aux bénéfices de l’intelligence artificielle pour les manufacturiers québécois de l’industrie des plastiques et matériaux composites
3- L’importance des relations médias dans un contexte manufacturier même de sous-traitance.

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À venir

1- Un nouveau temple de la technologie et de l’éducation voit le jour, Les Halles d’Innovation et de Formation Avancée (HIFA)
2-Le cuir végétal à base de pomme. Un nouveau genre de polymère qui remplace le cuir animal.
3- La collaboration avec un agent manufacturier peut être plus payant qu’on le pense même dans un marché de sous-traitance.

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À venir

1- Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024
3- Présentation de la nouvelle chronique «Vos questions, nos réponses»

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Simon Chrétien: Bienvenue dans l’épisode numéro trois de notre balado, Sortir du moule, où nous plongeons au cœur des débats et des innovations qui façonnent l’industrie des matériaux composites et du plastique. Aujourd’hui, nous avons un programme particulièrement riche et stimulant qui promet de vous offrir des perspectives nouvelles et approfondies sur des sujets d’actualité.
Pour commencer, nous aurons l’honneur de recevoir M. Joseph Tayefeh, auteur engagé et esprit critique du livre Plastique Bashing : L’intox ?  Dans cet ouvrage, M. Tayefeh défie les idées reçues et nous invite à reconsidérer notre vision du plastique, un matériau souvent décrié mais essentiel dans notre quotidien.


Ensuite, nous vous proposerons une chronique exclusive sur les faits saillants du JEC World 2024. Le rendez-vous incontestable de l’industrie des composites qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024. De la transition énergétique aux innovations en matière de recyclage en passant par les avancées technologiques telles que l’impression 3D et l’utilisation de matériaux biosourcés, nous couvrirons les moments forts et les découvertes qui marqueront l’avenir de l’industrie. Préparez-vous à être inspiré et informé car cet épisode promet de bousculer les idées reçues et de mettre en lumière les innovations qui dessinent l’avenir de l’industrie, des matériaux composites et du plastique.


Restez avec nous, nous plongerons au cœur de cette discussion captivante dans moins de 30 secondes.


Sortir du moule est une production d’Alliance Polymères Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’économie, de l’innovation et de l’énergie du Québec. Plongez avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Restez connecté sur l’avenir de l’industrie, l’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1 – Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
Simon Chrétien: Nous avons le plaisir d’accueillir un invité très spécial, M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale des filières des plastiques et des composites en France et auteur engagé du livre Plastique Bashing : L’intox ? À travers son livre, M. Tayefeh nous invite à reconsidérer notre approche critique du plastique en mettant en lumière les idées reçues et en questionnant les réactions souvent émotionnelles que suscite ce matériau. Plastique Bashing : L’intox ? ne se contente pas de défendre l’industrie du plastique, il cherche plutôt à équilibrer le débat en présentant les faits, les chiffres et en soulignant l’importance du plastique dans notre société moderne, tout en reconnaissant les défis environnementaux qu’il pose.


Sans plus tarder, plongeons dans le vif du sujet. M. Joseph Tayefeh, bonjour et merci de participer à cet épisode de notre balado Sortir du moule. C’est un plaisir de vous recevoir.


Joseph Tayefeh : Bonjour, c’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui.
Simon Chrétien : Si vous permettez, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet.
Afin de mettre les auditeurs de notre balado en contexte, surtout pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire votre livre, est-ce que vous pourriez nous parler brièvement de votre livre Plastique Bashing : L’intox ? en précisant ce qui vous a inspiré, voire motivé à l’écrire?
Joseph Tayefeh : Oui, tout à fait. Alors effectivement, j’ai rédigé ce livre pour défendre le plastique et notre belle industrie. C’est actuellement le seul livre sur cette thématique écrit en français
J’ai remarqué, ces dernières années, qu’il y avait une attaque massive et vraiment concentrée de la part du gouvernement français contre les emballages plastiques. Cette attaque commence même aujourd’hui à se propager vers des secteurs autres que les emballages. Cela a commencé vers 2018, la fameuse année où les Chinois ont refusé de récupérer les déchets des pays occidentaux. Il y a effectivement eu un électrochoc. Beaucoup de gens se sont rendus compte que les emballages plastiques en France n’étaient pas recyclés mais plutôt envoyés à l’étranger. Donc, dès 2018, il y a une grande campagne de plastique bashing notamment via les médias, le service public et sur internet; il y avait une volonté de faire culpabiliser le consommateur en montrant des images effroyables, mais réelles, d’animaux marins étouffés, de plages jonchées de plastique ou de fleuves complètement bouchés par des débris plastiques. Souvent d’ailleurs des images qui n’étaient pas européennes et ni françaises se soit dit en passant.
Et, le gouvernement français, en 2020, a mis en place la fameuse loi AGEC contre le gaspillage et pour l’économie circulaire. C’est le premier pays et le seul dans le monde qui a prévu un tel objectif, soit la fin des emballages plastiques à usage unique, quels qu’ils soient en 2040. Et donc, ça a été effectivement un grand tremblement de terre. Aujourd’hui, l’emballage représente 40 % à peu près en termes de secteur d’activité au niveau du plastique, le deuxième étant le bâtiment avec près de 20 % et l’automobile avec près de 10 %.
Pastalliance, en tant qu’organisation, nous essayons effectivement de nous faire écouter. Mais, nous nous rendons compte, par exemple, que beaucoup de médias refusent de nous recevoir alors qu’ils donnent le micro sans aucun problème, sans contradiction et sans pouvoir à soit des associations environnementaliste, soit des personnes qui ont un intérêt plus ou moins caché à ce que l’industrie plastique française s’affaiblisse. Et donc, à moment donné, je me suis dit il faut prendre la plume ou plutôt le clavier pour répondre.
Ce livre fait une revue un peu historique des commencements du plastique, d’il y a quelques siècles jusqu’à aujourd’hui en parcourant l’ensemble des différents secteurs d’activité sur lesquels le plastique intervient. Concrètement, ça veut dire partout.
Si je dois vous faire un petit résumé, quand vous sortirez du premier chapitre déjà, vous comprendrez qu’on ne peut pas se passer de plastique.
Ça, c’est déjà la première chose que les gens vont comprendre, c’est qu’on est dans quelque chose qui est vraiment le fruit de la science et le fruit de la recherche. Et par la suite dans le livre, j’expose cette fameuse pollution. J’essaie effectivement de présenter et de regarder les faits et les chiffres non pas en se basant sur des études de l’industrie pétrochimique ou plastique, mais en reprenant des études d’ONG qui par exemple présentent les pays qui sont aujourd’hui responsables de la pollution dans la Méditerranée, les solutions qu’on pourrait proposer, celles qui seraient efficaces. Il s’agit donc de regarder un petit peu les causes, que ce soit en termes géographiques, mais également en type de produit. Souvent on accuse les emballages plastiques, mais on a un peu tendance à oublier que les premières sources de microplastiques aujourd’hui, ce sont les pneus, les textiles synthétiques et naturels, les filets de pêche, certains produits cosmétiques ou des revêtements routiers. Donc, quand on voit ça, on comprend qu’on a peut-être un peu ciblé une part de l’industrie plastique qui, en fin de compte, n’est pas responsable, en tout cas, d’une grande partie de cette pollution.
Par la suite, je fais un comparatif de ce que la France a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire avec toutes les lois; j’ai parlé de la loi AGEC mais il y a eu une loi climat en 2021, il y a également le fameux concept des trois R qui a été un peu créé par la France. Trois R pour : Réduction, Réemploi, Recyclage. Mais souvent, quand on regarde un peu les faits, c’est réduction, réduction, réduction. Et en fait, j’ai comparé ça avec ce que l’Union européenne a fait jusqu’à présent et ce qu’elle prévoit de faire. Et c’est là où ça devient très intéressant et je le dis clairement dans le livre. Pour moi actuellement, en France, on a entendu beaucoup de critiques sur l’Europe ou l’Union européenne et en l’occurrence, sur la partie de l’industrie plastique. L’union européenne est exemplaire au niveau mondial. Je pense vraiment que l’Europe va vraiment devenir ce qu’on appelle le hub mondial du plastique éco-conçu car vous avez quand même les normes les plus poussées et les plus fortes concernant le plastique et les emballages alimentaires, chose que vous n’avez pas forcément dans d’autres pays. Vous avez différentes réglementations qui se sont succédé pour réduire ou en tout cas, sortir quelques types de plastique inutiles ou de produits plastiques inutiles. Je pourrais citer des pailles ou des touillettes, soit des produits qui n’étaient pas vraiment fabriqués en France mais qui venaient souvent d’Asie. La disparition de ces produits n’a donc pas remis en cause notre industrie au niveau local.
Et actuellement, vous avez l’Union européenne qui est en train de travailler sur toute la réglementation qui va se mettre en place pour les 20 ou 30 prochaines années sur justement les emballages plastiques. Et quand on regarde cette réglementation, il y a nulle part où il est indiqué dans les projets comme quoi il y aurait plus de plastique à usage unique ou d’emballages plastiques à usage unique en 2040, en 2050 ou en 2060; on n’en parle pas. Au contraire, on est dans une volonté de vouloir développer le recyclage, de développer l’écoconception, de développer la recyclabilité et, en fait, tous les pays européens sont dans cette dynamique. Je vais très souvent à Bruxelles et je vois un peu ce qui se passe à l’extérieur de la France. Je constate que la France fait un petit peu bande à part. Elle fait un peu ce qu’on appelle de la surtransposition, c’est à dire, elle essaye de laver plus blanc que blanc au plus vert que vert, et elle adopte des mesures que même l’Union européenne n’a pas exigées.
Et donc le danger que je vois pour notre industrie, ce n’est pas la disparition du plastique en France, jamais. En revanche, ce qui m’inquiète, c’est de ne plus avoir de plastique français et c’est pour cette raison également que ce livre a été rédigé. D’ailleurs, dans le Plastique Bashing : L’intox ? le plastique est écrit ‘’QUE’’ et pas hissé en version anglo-saxonne parce que justement on est dans un Plastique Bashing vraiment très franco-français.
En fait, ce livre est un signal d’alarme pour notamment les décideurs, pour les politiques et ce, pour qu’ils évitent de refaire les erreurs qu’ils ont déjà pu faire; notamment avec l’industrie nucléaire à une époque. On est au même niveau que le nucléaire il y a 20 ans avec ce qu’on vit actuellement en France avec le plastique en termes de bashing. Il y a 20 ans, on disait que le nucléaire était l’énergie du passé, que le nucléaire c’était has-been, que le nucléaire c’était un problème de déchets mal gérés, que le nucléaire c’était dangereux. On montrait des images de catastrophes qui choquaient tout le monde. On va dire que ce sont les mêmes procédés et parfois d’ailleurs, avec les mêmes organisations.
Actuellement, le plus important, c’est de proposer les solutions mondiales qui, en fin de compte, n’ont jamais été mises en place pour répondre aux problèmes de la pollution plastique. Et donc ce livre propose aussi des solutions, pas seulement pour la France, mais d’une manière générale, au niveau international, avec des actions qui jusqu’à présent, n’ont pas été menées mais qui, si elles étaient menées, permettraient réellement de faire baisser vraiment cette pollution pour la réduire au minimum.
Simon Chrétien: Vous mentionnez tout à l’heure justement plastique ‘’QUE’’ et non pas plastique hissé, parce que c’est vraiment une notion de bashing français. Mais est-ce que vous voyez justement une dichotomie avec les cultures anglophones ou anglo-saxonne et autres ? Comment voyez-vous ce bashing du plastique au niveau mondial ? Comment cela se distingue-t ’il ? Car, par exemple les États-Unis entre autres sont beaucoup moins en mode bashing que le Québec ou la France.
Joseph Tayefeh : Même en Allemagne, Espagne ou en Italie.
Je vais vous prendre l’exemple de la Belgique qui tout récemment avait l’intention de copier la France sur la restriction ou la diminution des emballages plastiques pour les fruits et légumes. En effet, en France depuis le 1er janvier 2024, un certain nombre de fruits et légumes ne peuvent plus être protégés par un emballage plastique. La Belgique voulait nous imiter  mais ils sont revenus sur cette décision car ils se sont rendus compte que ça allait être une atteinte au marché intérieur européen et qu’en fin de compte, leurs producteurs de fruits et légumes n’étaient pas très heureux de cette situation vu les surcoûts que ça engendrait.
De mon côté, je regarde ce qui se passe à l’étranger. Plusieurs pays font des annonces pour interdire des produits en plastique à usage unique. Mais quand on regarde un peu plus dans les détails, on n’est pas dans une interdiction généralisée globale de tous les produits. Ce sont souvent des produits à faible valeur ajoutée qui, en l’occurrence ont peu d’impact. J’ai cité, plus tôt, les pailles et les touillettes, ce sont des choses dont on peut se passer. Et même j’ai envie de dire, est-ce que ça vaut le coup même de le remplacer par autre chose ? Est-ce qu’on est obligé d’avoir une paille maintenant en papier pour remplacer une paille en plastique? J’ai envie de dire, pour ceux qui ont essayé les deux, que je préfère le goût de la paille en plastique que le goût de la paille en papier.
Simon Chrétien: Entièrement d’accord, c’est une catastrophe.
Joseph Tayefeh : Et surtout même en termes de produits chimiques. Il y a un certain nombre de scandales qui commencent à sortir en France et pas qu’en France d’ailleurs. On se rend compte que certains produits à base de papier ou de carton ont été enduits de ce qu’on appelle des PFAS, des produits perfluorés, pour les rendre étanches. Un carton ou un papier n’est pas étanche par nature et que s’il l’est, soit une couche de polyéthylène ou de plastique a été appliquée pour l’isoler. Si c’est une autre substance, alors là c’est le saut dans l’inconnu.  Je ne vois pas de Plastique Bashing comme on peut avoir en France dans d’autres pays. Par contre, vous avez aujourd’hui 16 pays européens qui ont mis en place une consigne pour les bouteilles en plastique. Les derniers, je crois, ce sont la Hongrie et la Roumanie. L’Allemagne, ça fait depuis les années 90 qu’ils y sont. Et la France refuse de mettre en place la consigne. Il y a plusieurs raisons, mais pour certains, si vous mettez en place la consigne, ça va améliorer le recyclage donc ça va augmenter le nombre de bouteilles qui vont être sur le marché. Donc la logique est là pour eux car, d’une certaine manière, ça va protéger la bouteille plastique parce qu’elle sera très bien recyclée et très bien collectée, on ne pourra alors plus reprocher une mauvaise collecte; on ne veut donc pas la mettre en place. Donc vous voyez jusqu’où ça va. Et aujourd’hui on est en train de prendre du retard et avec les objectifs européens qui visent à incorporer à grande échelle du plastique recyclé dans les emballages, il va y avoir une course et une guerre à la matière plastique recyclée.
Et aujourd’hui, en France, on a déjà de la difficulté à avoir du gisement. On est obligé d’aller le chercher parfois aux Pays-Bas, en Belgique ou en Allemagne. Dès que la réglementation sera la même pour tous les pays européens, ça va être un peu chacun pour soi. Il faut absolument aujourd’hui développer le recyclage; la France est actuellement l’avant dernier européen dans le recyclage des emballages plastiques.
Donc on donne des leçons au monde entier. Mais on est quand même un pays dans lequel il y a 23 % des emballages en polystyrène qui sont envoyés en Espagne et en Belgique pour être recyclés.
Donc c’est quand même assez incroyable de voir que le pays qui se prétend être un peu à l’avant-garde de l’écologie en tapant sur les emballages plastiques à usage unique, en fin de compte, dépend d’autres pays pour recycler certains emballages ou procède à l’enfouissement et à l’incinération.
Simon Chrétien : Si vous permettez, je vais lire une citation que vous avez dans la conclusion de votre livre et qui est très intéressante. Ça se dit comme suit ‘’Quand ils sont venus chercher les plastiques, je n’ai rien dit, je ne fabriquais pas de plastique. Quand ils sont venus chercher les avions, je n’ai rien dit je ne fabriquais pas d’avion. Quand ils sont venus chercher le ciment et l’acier, je n’ai rien dit je ne fabriquais ni l’un ni l’autre. Quand ils sont venus chercher les jeux vidéo, je n’ai rien dit car je n’en produis pas. Quand ils sont venus chercher mon industrie, il ne restait plus personne pour protester.’’
Si on avait à parler aux chefs d’entreprise, aux chercheurs, aux travailleurs, aux intervenants du développement économique, voire même aux politiciens et à la population, comment ces personnes-là peuvent-elles jouer un rôle pour assurer un avenir durable pour l’industrie des plastiques qui reste un pilier économique important ? Quel message pourriez-vous envoyer à ces gens-là pour justement ‘’le pas dans ma cour ou ce n’est pas moi, je ne fais rien’’? Comment peut-on régler ça selon vous ?
Joseph Tayefeh : En fait, aujourd’hui, on a une attaque contre tout ce qui est croissance.
Cette citation est une inspiration des paroles du pasteur Niemöller qui durant l’occupation avait dénoncé la lâcheté de la population lorsqu’une certaine catégorie de gens était ciblée.
‘’Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas de cette religion quand ils sont venus chercher d’autres catégories. Je n’étais pas non plus là-dedans’’.
Donc on est un peu aujourd’hui dans le même contexte. C’est ce qu’on voit dans d’autres secteurs hors plastique, c’est à dire le verre, l’aluminium, le carton et le ciment. Tant qu’ils ne sont pas touchés, à la rigueur que le plastique soit le bouc émissaire, ça arrange tout le monde. Sauf que tout récemment, vous avez le ministre de l’écologie qui a indiqué que pour les secteurs de l’automobile et du bâtiment par exemple il faudrait commencer à réfléchir à la réduction des usages. On marchait déjà sur la tête, mais là, ça devient complètement fou. Vous avez aussi aujourd’hui l’industrie du carton qui commence à être un peu attaquée. Vous avez l’industrie du verre également qui commence à l’être. Certains disent le verre que ce matériau demande de l’énergie fossile, du gaz, que c’est de la silice cristalline. Or, la silice cristalline est cancérigène. On commence à entendre des choses comme ça. Et donc, on a une attaque pour tout ce qui peut représenter la croissance. Et le plastique, j’ai envie de dire, parmi tous les matériaux, est le matériau de la croissance. C’est à dire que la croissance économique des pays européens et des pays de l’Amérique du Nord s’est faite par le développement des polymères plastiques. D’ailleurs, selon les prévisions mondiales, la production va augmenter de 2 à 3 fois dans les 20 ou 30 prochaines années parce que vous allez avoir aussi tous les pays en développement qui, justement, vont avoir un besoin extrêmement important de plastique, que ce soit pour les secteurs de la santé, le bâtiment, leur propre véhicule ou pour emballer. Et beaucoup de gens n’ont pas accès à l’eau potable donc la demande va effectivement exploser.
Aujourd’hui, le conseil que je pourrais donner aux politiques ou aux gouvernants et éventuellement à tous ceux qui réfléchissent à ce sujet-là, c’est de regarder ce qui a été fait au niveau de l’Europe et comment l’Europe a travaillé sur le sujet. Quand on regarde les textes européens en cours de préparation, on n’est pas dans quelque chose dans lequel on accuse ou on blâme un type de matériau. On est dans une circularité. L’Europe essaie de développer le ré-employable pour certaines choses et le plastique d’ailleurs à toute sa place dans le ré-employable, et ce dans beaucoup de domaines.
De plus, les textes ne disent pas qu’il faudra interdire les emballages à usage unique ou qu’il faudra interdire les bouteilles en plastique. En revanche, ils mettent des seuils d’incorporation et des normes de recyclabilité assez importantes.
Après pour les pays qui sont vraiment tout au début de l’économie circulaire, je souhaite et j’espère vraiment que le traité international contre la pollution plastique va mettre en place des fonds très importants pour bloquer cette pollution qui finit dans les océans. Il faut quand même garder à l’esprit qu’un pays comme les Philippines génère une pollution plastique de 36 % dans les océans, c’est majeur. La France c’est 0.02 %. L’Amérique du Nord, on est à peu près à 4 %. L’Europe, c’est 0,6 %. Mais rien que les Philippines, c’est 36 % ! Plus que les Chinois d’ailleurs. Cela montre aussi qu’un pays qui n’est pas forcément un producteur de plastique peu polluer, alors que des pays qui sont producteurs de plastique et producteurs de déchets ne sont pas synonymes de déchets qui finit dans la nature.
Et d’ailleurs, dans mon livre, les études en question sont citées et c’est vrai qu’on se rend compte que ce ne sont pas les pays les plus développés aujourd’hui et les plus consommateurs de plastique, ça veut dire, en gros, les pays occidentaux qui sont les plus gros pollueurs. On génère plus de déchets effectivement que des pays africains ou des pays asiatiques, mais l’immense majorité des déchets qu’on génère, alors je ne vais pas dire qu’ils sont recyclés, ça c’est sûr, pour l’instant, ce n’est pas encore le cas, mais au moins ils sont captés.
Vous avez des pays dans lesquels il n’y a aucune poubelle de tri. La poubelle, c’est l’espace public, la rue. À un moment donné, effectivement, on se retrouve avec des fleuves et des océans qui se remplissent, et des marées qui ramènent le tout chez nous.
Simon Chrétien : Vous avez bien raison, je pense qu’il faut vraiment se repositionner, puis revoir toute cette philosophie mondiale de gestion des plastiques, et je pense que vous avez mis le doigt dessus. Monsieur Tayefeh, merci beaucoup. C’est très intéressant. Je vous remercie d’avoir participé, puis j’invite tous les gens à consulter votre livre. Ça donne une autre perspective, ça ramène un peu les faits.
Joseph Tayefeh : Merci beaucoup. Merci à vous.
Simon Chrétien: Merci beaucoup. À bientôt. C’était M. Joseph Tayefeh, secrétaire général de Plastalliance, une organisation professionnelle patronale, des filières de la plasturgie et des composites en France et auteur du livre Plastique Bashing : L’intox ? N’oubliez pas de vous procurer un exemplaire du livre de M. Tayafeh pour une lecture approfondie sur le sujet.
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024 (23min55)
Simon Chrétien : L’édition 2024 du JEC World, qui s’est tenu à Paris du 5 au 7 mars 2024, a une fois de plus confirmé sa position de leader mondial dans la promotion des composites et de leur application.
L’événement a rassemblé des professionnels de l’industrie venus du monde entier. C’était pour explorer les dernières innovations, tendances et technologies qui façonnent l’avenir des matériaux composites. Alors, pour tous ceux qui n’ont pas pu y assister ou qui n’ont pas eu l’occasion de s’attarder sur toute l’information présentée qui était assez imposante, d’ailleurs, voici donc les cinq faits les plus notables lors du JEC.
Premièrement, parlons de transition énergétique et de transport durable. L’édition 2024 de JEC World a mis en lumière l’importance cruciale de la transition énergétique et même le rôle pivot des matériaux composites dans le développement de solutions de transport durable.
Cette année, l’accent a été particulièrement mis sur l’hydrogène comme vecteur énergétique de l’avenir et sur les innovations en matière de composites qui rendent cette transition possible et efficace. D’ailleurs, en passant, le Québec peut compter sur une nouvelle filière hydrogène, notamment sous l’égide de l’organisation qui se nomme Hydrogène Québec, mais aussi par l’intermédiaire de la nouvelle zone d’innovation de la Vallée de la transition énergétique.
Donc ainsi l’hydrogène est considéré comme le carburant de l’avenir pour sa combustion propre, il ne libère que de l’eau et nécessite des solutions de stockage innovantes pour surmonter des défis intrinsèques, on parle notamment de sa faible densité énergétique à l’état naturel et surtout les risques liés à sa haute inflammabilité.
Ainsi, il y a des réservoirs en composite qui ont été présentés au JEC World 2024 qui offrent une réponse technologique avancée à ces défis. Ces réservoirs sont fabriqués à partir de matériaux composites avancés et ils sont capables de stocker de l’hydrogène sous haute pression tout en garantissant une sécurité maximale et une réduction significative du poids par rapport aux solutions de stockage traditionnelles à métal.
Cette innovation ouvre la voie à une session plus large de l’hydrogène dans les véhicules à pile à combustible, ça marque en même temps un pas significatif vers des transports plus propres, mais aussi pour un nouveau marché pour l’industrie des composites. L’allègement des véhicules, c’est une autre pierre angulaire de la transition vers des transports durables, avec des implications directes sur l’efficacité énergétique et les émissions de CO2.
D’ailleurs, les châssis en composite et même les planchers de remorque de camion lourd qui sont faits à partir de composites ont un rapport résistance sur poids qui est assez exceptionnel. Cela permet de concevoir des véhicules si significativement plus légers sans qu’on compromettre leur sécurité ou leur performance.
Donc, on remarque que cette réduction de poids se traduit par une consommation d’énergie moindre pour les véhicules thermiques et une autonomie accrue pour les véhicules électriques, ce qui va contribuer bien entendu à l’efficacité globale du transport. Pour ce qui concerne les blocs batteries avec les composites dans le domaine des véhicules électriques, l’optimisation des blocs batteries est essentielle pour améliorer l’autonomie et la durabilité.
Là encore les composites jouent un rôle crucial dans l’encapsulation des blocs batteries en offrant une protection supérieure contre les impacts contre tout autre élément et ça contribue à la réduction du poids global du véhicule. Les innovations qui ont été présentées à JEC World 2024 dans ce domaine montrent comment les matériaux composites peuvent être utilisés pour améliorer la gestion thermique des batteries, ce qui est un aspect vital pour la sécurité et l’efficacité des véhicules électriques. Donc, ces avancées dans l’utilisation des composites pour la transition énergétique et les transports durables illustrent parfaitement la capacité de l’industrie des matériaux composites à innover en réponse aux défis environnementaux et tout ça en développant des solutions qui non seulement vont répondre aux exigences de performance et de sécurité, mais qui vont également être alignées avec les objectifs de durabilité. Donc, ça permet à l’industrie des composites de se positionner à l’avant-garde de la transformation des transports pour le futur.
Ensuite, la deuxième grande révélation du JEC World 2024 a été l’accent mis sur l’utilisation des fibres naturelles et des matériaux biosourcés. Ça marque une étape significative vers une industrie des composites plus durable et respectueuse de l’environnement.
Cette orientation reflète une prise de conscience croissante des impacts environnementaux qui sont associés aux matériaux traditionnels et aussi une volonté d’explorer des alternatives renouvelables et moins polluantes. Au cœur de cette transition se trouvent les résines biosourcées qui ont été présentées comme des alternatives prometteuses aux résines synthétiques qui sont dérivées du pétrole.
On parle de résines qui sont élaborées à partir de ressources renouvelables telles que des huiles végétales, des sucres et même des déchets agricoles. Ça offre une empreinte carbone réduite et une meilleure biodégradabilité. Leur développement et leur intégration dans les processus de fabrication des composites ouvrent la voie à des applications industrielles plus écologiques sans compromettre les performances mécaniques et la durabilité des produits finaux. Donc, les discussions et les études de cas qui ont été présentées au JEC World 2024 ont mis en évidence de nombreuses avancées technologiques qui permettent d’optimiser les propriétés de ces résines pour diverses applications comme pour le secteur automobile, la construction ou autres usages technologiques. Et même au niveau des précurseurs de fibre de carbone, il y a des molécules naturelles aussi qui ont été identifiées pour être intégrées dans la chaîne de fabrication de ces fibres à haute performance. Donc ça nous met des fibres qui sont biosourcées avec un potentiel de biodégradabilité intéressant et beaucoup plus respectueuses de l’environnement.
D’ailleurs parlant de fait, parallèlement aux résines, il y a les fibres naturelles qui ont également été mises à l’honneur, ce qui souligne leur potentiel en tant que renfort dans les matériaux composites. Si on parle de fibres tels que le lin et le chanvre, par exemple, grâce à leur légèreté, leur résistance mécanique, puis leur faible impact environnemental, ça représente une alternative viable aux fibres de verre ou aux fibres de carbone dans certaines applications, ce qui offre un potentiel très intéressant.
Donc, leur utilisation contribue non seulement à réduire notre dépendance aux matériaux fossiles, mais aussi à valoriser les ressources locales et renouvelables. Ainsi, les participants au JEC World 2024 ont pu découvrir comment ces fibres sont intégrées dans des composites innovants, puis comment ça ouvre des nouvelles perspectives pour l’industrie en termes de performance et de durabilité.
Je dirais que l’engouement pour les fibres naturelles et les matériaux biosourcés témoigne d’un changement de paradigme graduel dans l’industrie des composites avec une recherche accrue de solutions durables et responsables. On voit donc une tendance vers ce qu’on pourrait dire la verdification des composites qui ne ne va pas se limiter à une niche écologique, mais qui s’inscrit dans une démarche globale afin de répondre aux exigences réglementaires et surtout aux attentes des consommateurs en matière d’écologie et de développement durable.
On remarque que les échanges et les collaborations qui ont été initiées là aussi lors du JEC World 2024 et même celles qui ont été présentées, qui avaient déjà été initiées préalablement entre chercheurs et industriels et acteurs du marché soulignent l’importance de cette transition du passage de la résine pétrosourcée et des fibres pétrosourcées aux matières biosourcées. Ça vient démontrer encore plus l’importance du rôle clé que joue l’innovation et la coopération dans la réalisation d’une industrie des composites plus verts et plus durables pour l’avenir.
Une autre des innovations fortement présentées au JEC World 2024 concerne le moulage sous vide en utilisant des membranes réutilisables en silicone.
Cette technique promet de transformer les processus de fabrication dans l’industrie des composites en offrant une alternative durable et efficace aux méthodes traditionnelles. Le moulage sous vide est une technique bien établie dans la fabrication de composites qui est réputée pour sa capacité à produire des pièces de haute qualité avec d’excellentes propriétés mécaniques. L’introduction de membranes en silicone réutilisables dans le processus marque toutefois une avancée significative. Principalement en termes de durabilité et de réduction des déchets, parce que, contrairement aux films consommables qui sont habituellement utilisés et qui génèrent des déchets après chaque cycle de production, les membranes en silicone peuvent être utilisées de nombreuses fois sans perte de performance, en réduisant ainsi l’impact environnemental et aussi, bien entendu, les coûts associés à la fabrication de composites.
Donc l’utilisation de membranes réutilisables en silicone dans le moulage sous vide présente plusieurs avantages clés pour les fabricants de composites.  On peut voir notamment que ça améliore l’efficacité du processus en réduisant le temps de préparation et les coûts de matériel. Deuxièmement, cette méthode contribue à une production plus propre, en minimisant les déchets générés. Et on pourrait dire que la durabilité des membranes en silicone associée à leur flexibilité et résistance aux température élevées permet une application plus large, y compris dans la fabrication de pièces complexes ou de grande taille. On peut donc voir que l’adoption du moulage sous vide avec une membrane réutilisable en silicone s’inscrit dans une tendance assez large de l’industrie des composites vers des pratiques de fabrication plus durables.
Donc, en réduisant les quantités de déchets produits, en optimisant les solutions des ressources, cette innovation va contribuer à l’effort global de l’industrie pour minimiser son empreinte écologique. On a pu voir au JEC World 2024 de nombreuses présentations et démonstrations démontrant les avancées technologiques avec le moulage sous vide en silicone et comment il ouvre la voie à une fabrication de composites plus respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Comme vous voyez, l’événement était fortement tourné vers le développement durable.
L’édition 2024 a aussi mis en évidence l’importance croissante de l’impression 3D ou ce qu’on appelle la fabrication additive pour notamment la fabrication de moules pour composite. Cette technologie reconnue pour sa capacité à produire des pièces complexes avec une grande précision, ouvre de nouvelles voies pour l’innovation dans la conception et la production de moules ce qui offre ainsi des avantages significatifs en termes de coût, de temps et de flexibilité. L’utilisation de l’impression 3D pour créer des moules qui sont destinés à la production de composites présente plusieurs avantages. Premièrement, ça permet une liberté de conception quasi illimitée, ce qui permet aux ingénieurs et aux concepteurs d’explorer des formes, des structures complexes qui seraient difficiles voire impossibles à réaliser avec des méthodes de fabrication traditionnelles. Ensuite, la rapidité avec laquelle les moules peuvent être produits permet de réduire considérablement les délais de mise sur le marché pour de nouveaux produits ou pour livrer des commandes aux clients. Et enfin, l’aspect personnalisable de la fabrication additive permet une adaptation rapide aux besoins spécifiques de chaque projet sans avoir les coûts prohibitifs associés à la modification des moules traditionnels.
Donc l’adoption de l’impression 3D pour la fabrication de moules est vraiment intéressante. Ainsi, l’élimination des besoins de moules en bois ou autres matériaux, comme le métal qui peut être coûteux, vient réduire le gaspillage de matériaux et l’utilisation de ressources coûteuses.
Les entreprises peuvent aussi réaliser des économies substantielles grâce aux matières auxquelles ils ont accès par le processus d’impression 3D. Si on ajoute à ça la capacité à produire rapidement des prototypes de moules, ça accélère le cycle de développement des produits, ce qui permet aux entreprises de répondre plus efficacement aux demandes du marché et aux opportunités émergentes et, bien entendu, de livrer plus rapidement les demandes des clients.
Les applications de l’impression 3D à la fabrication de moules pour composite sont très vastes et touchent divers secteurs comme l’automobile ou l’aéronautique. C’est important de voir que toutes les industries peuvent en bénéficier autant les industries du sport et du loisir en passant par l’énergie et la construction. On voit que la flexibilité et l’efficacité de cette technologie laissent présager une augmentation de son utilisation, non seulement pour la fabrication de moules, mais aussi pour la production directe de pièces finales en composite.
En outre, certains modèles d’imprimantes 3D qui ont été présentés peuvent être munis, en plus de la tête d’impression, de l’outillage d’usinage qui est requis pour travailler le fini de surface sans autre étape subséquente ou autre manipulation, ce qui simplifie le travail. Toutefois, malgré ces nombreux avantages, l’intégration de l’impression 3D en fabrication de moule pour composite présente bien entendu des défis, notamment en termes de coûts initiaux d’investissement ainsi que de la nécessité de compétences spécialisées pour exploiter pleinement le potentiel de cette technologie. Mais de toute façon, ce qu’on a pu voir et constater lors des présentations, c’est qu’il y a un fort engagement de l’industrie à surmonter les obstacles et, bien entendu, aux fournisseurs de ces technologies à simplifier cette accessibilité, notamment en accentuant la formation disponible et le développement de partenaires stratégiques, mais aussi en développant des nouvelles technologies plus simples à programmer et à utiliser.
D’ailleurs, j’en profite pour mentionner que le Centre de développement des composites du Québec qui est bien connu sous le nom de CDCQ notamment, s’intéresse beaucoup à cette voie d’avenir et peut accompagner les entreprises dans l’adoption de cette technologie et faciliter l’usage de l’impression 3D dans la fabrication de prototypes, mais aussi de moules. Et, il y a aussi le Carrefour québécois de la fabrication additive, qui est une mine d’or d’information en lien avec l’impression 3D. Vous pouvez consulter leur portail à cqfa.quebec. Donc finalement l’impression 3D transforme actuellement la fabrication de moules pour composite en offrant une voie vers une production plus rapide, plus économique et plus innovante. Et je crois que les avancées présentées au JEC World 2024 témoignent amplement de l’évolution rapide de cette technologie, de son potentiel à redéfinir les processus de fabrication dans l’industrie des composites pour que les manufacturiers s’y intéressent et à tout le moins, surveillent les avancées technologiques dans ce domaine-là qui vont quand même très rapidement.
Maintenant le cinquième fait saillant de l’édition 2024 du JEC World. Je vous dirais que l’événement a mis en lumière une tendance de plus en plus présente dans l’industrie des composites. Il s’agit de l’intégration de matériaux composites recyclés dans la production de nouveaux produits. Cette approche, qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire, vise à réduire l’impact, bien entendu, environnemental des composites tout en conservant leurs propriétés techniques et mécaniques. On peut voir que l’utilisation de composites recyclés présente de nombreux avantages significatifs pour l’industrie, mais surtout pour l’environnement. Et, elle permet de réduire la quantité de déchets composite qui est destinée à l’enfouissement ou à l’incinération. Ça permet de contribuer à la préservation des ressources naturelles et à la réduction des émissions des gaz à effet de serre et d’autre part, ça offre aux fabricants une alternative moins coûteuse aux matières premières vierges, tout en répondant bien entendu aux exigences croissantes des consommateurs et des législateurs pour la mise en marché de produits plus durables et respectueux de l’environnement.
Dans ce cadre-là, le recyclage des composites pose toutefois, vous vous en doutez, bien des défis techniques qui sont non négligeables en raison, entre autres, de la nature hétérogène de ces matériaux et de la difficulté à séparer leurs composants. Donc, dans le cadre des innovations qui ont été présentées au JEC World 2024, on a mis en avant des procédés avancés de recyclage qui permettent la récupération des fibres et des résines pour les réintégrer dans de nouveaux cycles de production. Actuellement, la capacité à traiter de forts volumes n’est pas nécessairement présente. Mais pour des volumes plus petits, il y a des avancées technologiques très présentes en ce sens.
Donc ces technologies ouvrent la voie à une valorisation accrue des composites qui sont en fin de vie et à la création de produits composites recyclés ayant des propriétés comparables à celles des matériaux vierges et espérons-le peut-être même supérieure.
Si on regarde dans les applications de composites recyclés, elles sont diverses et touchent plusieurs secteurs. Ça va de l’automobile aux matériaux de construction, en passant par l’aéronautique et les équipements sportifs notamment. On a pu découvrir lors des présentations, des exemples concrets de produits qui incorporent des composites recyclés. Cela démontre le potentiel du marché et surtout les opportunités commerciales qu’offre cette approche verte si on peut dire. Les exemples présentés illustrent bien comment l’industrie des composites peut contribuer à une économie plus circulaire et durable sans compromettre la performance ou la qualité des produits. J’en profite pour vous rappeler qu’il y a une initiative conjointe entre le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) et le Regroupement des industries de composites du Québec, le RICQ, qui vise notamment à recycler les rebuts de production des manufacturiers composites du Québec qui offrent un fort potentiel de faire avancer la situation en développement durable pour l’industrie des composites au Québec. Donc, vous pouvez prendre information auprès d’eux. Je suis certain que vous allez trouver des opportunités très intéressantes pour prendre le virage vert. L’intégration des matériaux composites recyclés dans des nouveaux produits représente bien entendu une étape importante vers la durabilité dans l’industrie des composites.
Lors des présentations, il a été fortement souligné l’importance de poursuivre la recherche puis le développement dans ce domaine et aussi la nécessité de renforcer la collaboration entre tous les acteurs, que ce soit les industriels, les institutions de recherche et les autorités réglementaires pour aider à surmonter les défis techniques et optimiser bien entendu les chaînes de valeur pour le recyclage des composites.
De cette façon-là, l’industrie peut s’attendre à une adoption croissante des matériaux recyclés en ouvrant ainsi la voie à une production plus respectueuse de l’environnement et socialement responsable. L’intégration des matériaux composites recyclés est une tendance en plein essor et elle reflète l’engagement de l’industrie mondiale des composites envers la durabilité et l’innovation. Les avancées présentées lors du JEC World le témoignent et démontrent fortement l’évolution positive de cette industrie vers des pratiques plus vertes et plus circulaires.
Il est donc important d’emboîter le pas au Québec et de poursuivre la lancée des différents intervenants pour collaborer et grandir ensemble dans cette protection de l’environnement. Pour conclure, l’événement JEC World 2024 a offert définitivement une fenêtre sur l’avenir des matériaux composites en mettant en évidence des innovations qui promettent de rendre notre monde plus durable, plus efficace et plus connecté. Ces avancées, que ce soit des transports verts aux pratiques de fabrication éco-responsables, montrent la voie à suivre pour l’industrie avec un potentiel de transformation qui dépasse largement le cadre des composites
3- Présentation de la nouvelle chronique « Vos questions, nos réponses »
Chronique ‘’Vos questions, nos réponses’’
Simon Chrétien : Dans les prochains épisodes de notre balado Sortir du moule, nous sommes ravis d’annoncer le lancement d’un tout nouveau segment qui est dédié à vous, nos auditeurs passionnés et curieux. Le segment s’intitule vos questions, nos réponses et ce sera votre espace pour poser toutes vos questions qu’elles concernent les innovations dans le secteur des composites ainsi que des plastiques, les défis de la durabilité dans l’industrie plastique ou encore les tendances futures en matière de fabrication et de design. Vous vous demandez comment les dernières avancées en matière de matériaux biosourcés peuvent impacter votre entreprise ou peut-être vous êtes curieux de connaître les meilleures pratiques pour intégrer l’économie circulaire dans vos processus de production ? Quelle que soit votre question, nous sommes là pour y répondre.
Nous invitons donc tous nos auditeurs à participer activement à ce nouveau segment, à nous envoyer vos questions, vos doutes ou même vos idées de sujet que vous aimeriez voir aborder dans nos futurs épisodes. Pour ce faire rien de plus simple, adressez-nous un courriel à l’adresse sortirdumoule@alliancepolymères.org. Votre participation enrichira nos discussions et permettra à notre communauté de plonger encore plus profondément dans les sujets qui vous passionnent.

Ainsi, à chaque nouvel épisode, nous tenterons de répondre au maximum de questions de nos auditeurs.

Ne manquez pas cette opportunité unique de contribuer au contenu de votre balado préféré. Vos questions seront donc au cœur de nos prochains épisodes et ensemble, nous continuerons à explorer les innovations et les défis qui façonnent l’avenir de l’industrie des composites et des plastiques.

Envoyez-nous vos questions dès aujourd’hui et rester à l’écoute pour des discussions enrichissantes et des réponses éclairées de nos experts.


Et voilà, chers auditeurs, nous arrivons déjà à la fin de cet épisode de Sortir du moule. Nous espérons que les discussions d’aujourd’hui vous ont non seulement informés, mais également inspirés et que vous repartez avec de nouvelles perspectives sur l’industrie des composites et des plastiques, ainsi que sur les innovations et les défis qui la façonnent.

Nous tenons à remercier chaleureusement notre invité pour son expertise et sa passion contagieuse. Et bien entendu, la contribution de chaque invité rend chaque épisode non seulement enrichissant, mais aussi permet d’avoir un balado qui est un véritable catalyseur de changement et d’innovation dans notre secteur. N’oubliez pas aussi votre curiosité et vos questions alimentent la flamme de ce balado.
Alors envoyez-nous vos interrogations et vos suggestions à sortirdumoule@alliancepolymères.org. Votre participation est bien sûr la clé qui nous permet d’aborder les sujets les plus pertinents et captivants pour notre communauté.

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D’ici à notre prochain épisode, continuez à innover, à questionner et à Sortir du moule. N’oubliez pas de partager cet épisode, de cliquez J’aime et de vous abonner à notre balado. Merci d’avoir été avec nous aujourd’hui, je suis Simon chrétien et c’est un plaisir de partager ce moment avec vous. À la prochaine sur Sortir du moule. Pour joindre la communauté de l’industrie des plastiques et des composites du Québec, visitez dès maintenant le portail polymèrequebec.com.

1- Initiative de récupération et de valorisation de rebuts post-production de matériaux composite;
2- Les emballages intelligents;
3- l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la gestion courante des entreprises manufacturières pour alléger le fardeau de certaines tâches.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

À venir

  1. Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
  2. Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
  3. Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Bienvenue à l’épisode numéro un de notre balado Sortir du moule où nous explorerons notamment les frontières innovantes du recyclage et de la valorisation des matières plastiques. Nous débuterons avec un focus sur un projet pilote audacieux en Gaspésie où les matières plastiques recyclées prennent une nouvelle vie dans l’asphalte.
Comment cette idée a-t-elle émergé? Quels sont les défis et les opportunités de ce projet? Nous partagerons les témoignages des acteurs clés du projet et discuterons de l’impact potentiel sur l’environnement et l’économie locale. Ensuite, nous naviguerons à travers les méandres des législations sur les matières plastiques.
Dans ce labyrinthe réglementaire, comment les entreprises, les gouvernements et les consommateurs peuvent-ils s’y retrouver, nous démêler ensemble les fils de ces réglementations? Pour terminer, nous plongerons dans le monde fascinant du marché des matières plastiques recyclées. Pour qui, comment et pourquoi?
Joignez-vous à nous pour une exploration approfondie de ces thèmes captivants où innovation, écologie et économie se rencontrent pour redéfinir notre rapport au plastique. On débute dans moins de trente secondes.
Sortir du moule est une production d’Alliance Polymère Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. Plonger avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise, des plastiques et des matériaux composites. Restez connectés sur l’avenir de l’industrie.
L’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1- Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
L’introduction de matières plastiques recyclées dans l’asphalte, que l’on appelle aussi enrobés bitumineux, est le sujet de nombreux essais à divers endroits dans le monde depuis des années. Eh bien, ce n’est maintenant plus un projet réalisé seulement à l’étranger. C’est aujourd’hui une réalité au Québec, et plus précisément en Gaspésie.
J’ai l’immense plaisir de recevoir Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie. et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte. Ensemble, ils portent avec leur équipe un projet innovant, prometteur de valorisation de matières plastiques recyclées, issues de la collecte municipale dans l’asphalte. Une initiative pionnière au Québec.
Alors Madame Drapeau, Monsieur Hersant, bonjour, bienvenue à notre balado. Comment allez-vous aujourd’hui? Très bien, merci. Oui, très bien. Eh bien, si vous le permettez, on va commencer tout de suite avec votre projet d’asphalte à base de plastique recyclé. Est-ce que vous pourriez me décrire plus brièvement?
C’est quoi exactement que vous avez développé et comment ça se distingue de l’asphalte ou enrobée bitumineux, qu’on parle aussi de ce qu’on appellerait l’asphalte conventionnelle, parce que c’est assez nouveau comme procédé. En fait, je peux faire la grande image, puis Grégory pourra compléter avec les détails plus techniques.
Mais chez nous, on était un petit peu coincé avec un gisement de plastique souple, des sacs plastique. les fils, les stretch, ce type de matière là et on cherchait quoi faire avec. De fil en aiguille. Grégory pourra en dire plus. Mais l’application qui est ressortie, qui était gagnante, c’était d’en faire des flocons qui pouvaient être introduits dans la fabrication de l’enrobé bitumineux parce que c’est le langage qui est utilisé dans le milieu, donc l’enrobé bitumineux et que ça vienne peut être soit prendre la place d’un certain polymère qui était déjà utilisé ou sinon bonifier les propriétés de l’enrobé en soi.
Donc pour nous c’est parfait parce que ça offrait un marché potentiel pour cette matière-là qui est très mal aimée actuellement, mais qui est encore générée et produite par l’ensemble des usagers, citoyens et autres entreprises. Donc pour nous ça faisait plein de sens.
On est en région donc de développer ça, de trouver une façon d’introduire ces flocons de plastique là. L’enrobé bitumineux c’est un grand potentiel quand même au Québec alors avec l’ETS ils ont réussi à démontrer qu’il y avait des propriétés intéressantes.
Justement Monsieur Hersant comment vous avez développé ce produit-là? Quel processus vous avez suivi pour arriver au résultat final? Bien je dirais dans un premier temps comme Nathalie disait initialement on a vraiment identifié le potentiel. La plupart des projets qu’on voit ailleurs dans le monde au niveau des plastiques ça va être plutôt des PET qui vont être introduits dans les les enrobés.
Sous des latitudes différentes, du Québec aussi, donc il y a des contraintes. Donc en fait, on a approché, comme disait Nathalie, l’équipe de L’ETS et on a fait un premier projet, en fait un projet Mitacs avec eux pour évaluer le potentiel d’introduire ces plastiques dans différentes proportions au sein d’un enrobé bitumineux standard, je dirais qui est utilisé au Québec. Donc il y a. Il y a plusieurs paramètres qui ont été étudiés. On a regardé les propriétés à basse température, les propriétés donc à plus haute température. L’idée étant que ce type de polymère sont des polymères quand même assez fragiles.
Mais par contre ce qu’il y est intéressant c’est qu’ils ont un effet plastifiant donc vraiment important. Donc c’est ce qu’on voulait vérifier au sein d’un enrobé. Est-ce que justement un enrobé qui contient ce type de plastique va moins craquer avec la variation de température avec le mouvement du sol, etc., Donc ça c’est des choses qu’on a vu.
On a regardé aussi avec l’ETS la malléabilité, donc rapidement est ce que ça se manipule bien? Est-ce que ça se compacte bien? Donc tout un ensemble de tests mécaniques normalisés ont été faits pour vérifier ça. Je dirais aussi un point important, la masse volumique de l’enrobé bitumineux est énorme.
Donc introduire une quantité de plastique qui est un composé très léger, c’est des gros volumes, des masses importantes. Donc il fallait déterminer, en fonction du gisement disponible, la proportion, je dirais minimale et maximale en fait, qui pourrait être introduite pour pouvoir avoir une application à plus grande échelle.
Donc ça, c’est des choses qui ont été faites aussi. Donc il y a plusieurs projets, plusieurs itérations qui ont été faites. Puis il y a une planche d’essai qui a été déposée dans la région de Victoriaville durant l’automne donc, et là, l’idée c’est monitorer cette planche d’essai, donc on va suivre son évolution, donc passer l’hiver, passer une année complète et voir le comportement donc en conditions réelles, au roulement, etc.
Et vous avez parlé justement que la matière plastique utilisée était surtout du PET? Est-ce que vous avez essayé d’autres matières ou c’est la seule qui répond bien.
Non ce n’est pas du PET. Justement, c’est ça, c’est la plupart des applications qu’on voit, il y a peu ou pas d’applications avec des plastiques souples. Ça commence. Nous, c’est principalement du polyéthylène basse densité pour des questions de point de fusion aussi par rapport à la température d’application, donc de l’enrobé.
Donc c’est vraiment comme disait Nathalie, tout ce qui est sacs plastiques des polymères qui vont fondre à des températures relativement basses. Donc ça, c’est vraiment quelque chose qu’on recherchait dans ce type de composé.
Ce qui est particulier aussi dans le projet, c’est qu’on utilise pas les plastiques sous forme de granules, mais sous forme de flocons. Donc c’est vraiment une autre façon, de conditionner le plastique. Donc plutôt que de faire une granule par extrusion, c’est plutôt de faire un flocon, de densifier le plastique.
C’est vraiment des petites particules qui sont introduites, ce qui représente beaucoup d’avantages au niveau production industrielle. Ça fait trois ans qu’on travaille sur le projet et l’idée c’était d’en arriver à être en mesure de produire des flocons.
Premièrement, en petite quantité, parce que nous, on est en région, on n’a pas un gisement comme d’autres centres de tri, c’est du plastique. Ce sont des films plastiques postproduction, postconsommation et on voulait une ligne sans eau, c’est à dire qui ne nécessitait pas de conditionnement des plastiques, qui impliquait l’utilisation de l’eau.
Donc à ce moment-là, ça évite tout rejet et c’est ce qu’on recherchait. La chaîne est assez simple. On broie les plastiques, ils passent à travers un processus de densification après ça à travers une forme de tamisage.
Ça fait des flocons qui sont accumulés dans des sacs. Alors le bitumier lui quand il veut utiliser ces flocons-là. Puis c’est ce qui a été testé lors de la planche d’essai de cet automne. Bien c’est de prendre le sac de flocons et tout simplement l’incorporer à leur mélange qui contient les autres ingrédients pour faciliter la préparation par le bitumier.
Donc on voulait vraiment une chaîne qui était sans émission et qui pour le bitumier ne représentait pas de défi technique ou de contraintes.
D’accord justement, vous avez parlé de vos pellicules plastiques pour éviter d’avoir à les nettoyer. Est-ce que vous pouvez vous permettre d’avoir une certaine souillure des matières où ça doit être des plastiques postconsommation comme des sacs de pain ou ces sacs qui n’auront pas été contaminés par différents produits? Ou vous pouvez vous permettre d’avoir un certain degré de souillure pour éviter d’avoir à les laver?
Il y a un petit degré. C’est ça de petits contaminants. Donc les sacs ne sont pas lavés, les citoyens les déposent au bac comme d’habitude. Évidemment, les sacs qui ont trop de contamination, nous on les retire, ils ne feront pas partie de la chaîne de transformation.
Puis on a remarqué d’ailleurs quand il y a eu la planche d’essais, ils ont fait l’observation de quelques éléments. Sur le plan visuel, il y a un petit bout de lacet qui s’est retrouvé, entre autres. Mais c’était mineur, alors c’est ça qu’il faut pour nous. Ça va être ça. Le défi, ça va être de produire un flocon, le conditionner, le préparer de façon telle qu’il soit exempt de la très grande majorité des contaminants pour ne pas nuire aux opérations subséquentes au niveau du bitume. Mais quand on a fourni nous les sacs pour produire les premiers flocons, on n’a pas fait attention à ça.
Puis est-ce que ça a permis d’apporter des bénéfices à l’enrobé bitumineux ou à l’asphalte par rapport à celle conventionnelle? Est-ce que vous pensez qu’on va pouvoir améliorer ses propriétés ou on reste équivalent ou au contraire, on diminue ses propriétés pour avoir plus de nid de poule?
Est ce qu’il y a des mesures ou des essais qui ont été faits là-dessus?
Oui, je dirais qu’intuitivement, on aurait pu s’attendre à ce qu’au départ en fait, dans les premiers essais, ce qu’on a vu rapidement, c’est qu’on aurait pu s’attendre à ce que les propriétés mécaniques soient meilleures, donc à plus hautes températures.
Mais c’est l’inverse qui s’est produit, donc à basse température. La dureté donc de l’enrobé est vraiment supérieur. Donc il y a vraiment un effet. Un effet qui est étudié de façon très poussée par l’ETS. Actuellement, il faut savoir que le plastique, il joue deux rôles. Il remplace une fraction du bitume donc qui représente à peu près cinq à six pour cent, donc de l’enrobé total.
Donc je dirais qu’il y a un vingt pour cent au maximum qui va remplacer, qui va être remplacé par du plastique. Puis il joue aussi le rôle de matériau de remplissage avec le granulat. Donc il a comme un double rôle aussi. Donc il va se répartir entre les deux faces et assurer quand même une très bonne cohésion.
Je dirais que c’est ça au niveau de la résistance. C’est des choses qu’on vérifie actuellement. On va aller vérifier à la fois en laboratoire, mais aussi avec la planche d’essai. Donc là, on va vraiment voir. On s’attend à ce que le matériau soit plus dur, un peu plus dur. Il est un peu plus difficile à mettre en forme.
Je mets des bémols parce que le partenaire bitumier qui l’a travaillé a trouvé ça très acceptable. Mais il est un peu plus dur à compacter. Ce qu’on anticipe, c’est un produit qui va être un peu plus résistant, donc mécaniquement, probablement donc un avantage pour nos routes au Québec. Il a vraiment été testé, je dirais il y a plusieurs couches d’asphalte, et là, c’est vraiment l’enrobé de surface.
Éventuellement je pense que l’ ETS va le tester comme en enrobé donc de sous couche aussi pour voir un peu l’impact, mais là actuellement il est exposé, c’est la dernière couche d’enrobé qui est déposé sur la route, donc la couche la plus mise à mal.
Dans les éléments qui étaient importants pour nous de suivre et de documenter. C’est qu’on ne voulait absolument pas générer de relargage. Alors ça, c’est un autre élément qui est suivi.
Et la prochaine étape c’est une portion de rue sur le territoire de la ville de Percé, qui mène au Géoparc parce qu’ils avaient déjà un projet de rue Écoconsciente. Alors l’idée, c’est de voir comment on peut réutiliser un maximum de matière résiduelle dans le cadre de ce  projet-là.
Alors là, ça va être vraiment une section beaucoup plus longue qui va se réaliser. Puis ça va être de documenter aussi, de maintenir le suivi de ces différents paramètres. Là, on ne sait pas comment ça va se terminer cette histoire-là. Mais on pense qu’on tient un bon filon. Maintenant, il faut demeurer vigilant, puis maintenir la collaboration avec l’ETS et notre consultant Grégory, pour s’assurer qu’on se dirige vers quelque chose qui est une voie d’avenir.
Moi, je pense qu’on a une voie d’avenir pour une matière qui n’est pas intéressante actuellement, mais qui est encore générée alors il y a encore beaucoup de défis. Ça fait trois ans, mais il me semble que trois ans, c’est court dans la vie d’un projet comme celui-là. Alors nous, on maintient l’effort sur ce projet.
C’est génial, c’est intéressant, on pourra se reparler peut-être pour voir la suite, suite à ce projet pilote. Mais justement, une question qui me vient c’est quel accueil reçoit votre projet de la part des firmes d’ingénierie ou du ministère des Transports et autres qui sont habitués de spécifier dans leur devis un enrobé qui est conventionnel, classique Et là on est assez nouveau est-ce qu’il y a une ouverture ou il y a une réticence de la part des intervenants de ce côté-là.
Je commence Nathalie, on les a rencontrés au début du projet, puis on n’avait pas ces résultats-là. Le ministère des Transports du Québec, on va sûrement leur reparler prochainement parce que là, on a une formulation qui fonctionne. Il y avait un intérêt pour eux, absolument. Ils étaient très intéressés à savoir.
Il faut savoir qu’ici, les routes qui sont couvertes, c’est les routes municipales donc qui sont une juridiction municipale. Les routes secondaires, on n’est pas sur la cent trente deux donc ça, c’est une autre. Mais oui, il y a un intérêt qu’il va falloir poursuivre. Je dirais que c’est d’autres exigences.
Mais oui, il y avait un intérêt de la part du ministère des Transports d’avoir plus d’infos sur ce projet-là. Moi c’est certain que les démarches qu’on fait actuellement c’est au niveau du milieu municipal, justement pour les routes secondaires c’est certain qu’il y a un intérêt.
Nous, en région, il y a un intérêt clairement, mais parce que ce qu’on veut, c’est réduire les distances parcourues par les matières résiduelles générées. Donc cet intérêt-là, il faut le traduire à travers avant tout des projets pilotes. Il faut faire la démonstration et c’est pour ça que la ville de Percé a levé la main très, très rapidement, dès le début du processus et c’est ça qui est bien, c’est que ça nous permet de démontrer vraiment sur le terrain et de rassurer tout le monde sur la faisabilité, sur la durabilité et tous les aspects qui peuvent être questionnés par les firmes d’ingénierie.
Donc on a reçu beaucoup de questions. On a reçu aussi des appels d’autres municipalités au Québec, d’ingénieurs aussi. Maintenant, tout le monde veut voir la planche d’essai. Alors qu’est-ce que ça donne? Il faut avoir la patience, un petit peu la patience d’obtenir ces résultats-là.
Mais nous, comme je disais, on va poursuivre avec l’autre étape au niveau de la deuxième planche d’essai grandeur nature et je pense que ça va venir confirmer à première vue enfin ce que j’entends de l’ETS. Moi, je me fie beaucoup à nos collaborateurs, à nos partenaires, puis eux, ils sont positifs. Moi, quand ils sont positifs, je suis de bonne humeur, tout va bien, alors ça regarde bien.
Je pense que ça augure bien. Donc si on vient qu’à mettre une conclusion là dessus, c’est que c’est prometteur pour le Québec.
À date, les résultats que vous avez obtenus laissent présager qu’on a une solution technologique intéressante pour valoriser nos plastiques permettant d’améliorer nos routes.
C’est l’objectif recherché. Je pense qu’on est sur la bonne voie. Comme je disais tout à l’heure, je ne vais pas me répéter, mais effectivement je pense qu’on est sur la bonne voie.
Génial merci beaucoup. En tout cas on va suivre ça de près puis on se reparle peut-être l’année prochaine quand vous aurez une année supplémentaire en ayant passé un hiver pour voir qu’est ce que ça donne comme résultat?
Bien madame Drapeau Monsieur Hersant, un gros merci puis on se reparle très bientôt merci.
Merci à vous à bientôt merci.
C’était Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie, et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte.
2- Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
Les différentes législations sur les matières plastiques se multiplient et se complexifient à grande vitesse. Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, surtout avec l’annonce récente de la décision de la Cour fédérale d’annuler le décret du gouvernement fédéral qui classait les articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Pour démêler ce sujet que l’on pourrait décrire comme aride, j’ai le plaisir d’accueillir notre collaborateur spécial Roger Tambay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic engineers, la SPE section de Québec. Alors bonjour Roger, merci de te joindre à moi aujourd’hui.
Oui bonjour Simon, merci beaucoup de m’inviter à ton premier balado et félicitations pour toutes les choses. Les bonnes choses que tu fais avec Alliance Polymères Québec pour l’industrie.
Merci beaucoup, écoute si tu le veux bien, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet. Il y a beaucoup de législations ces temps-ci qui apparaissent dans le paysage politique, notamment au gouvernement du Canada.
Il y a un nouveau règlement qui interdit les plastiques à usage unique, qui a d’ailleurs été contesté en cours. Mais avant de parler de ça, est ce que ce serait possible pour toi de nous donner un bref aperçu de? Quelle est cette réglementation qui interdit ces plastiques?
Bien sûr. Alors voici, c’est un règlement qui est entré en vigueur le vingt décembre deux mille vingt deux et il interdit la fabrication, l’importation et la vente de certains articles en plastique à usage unique.
On parle ici de sacs d’emplettes les ustensiles en plastique, les récipients alimentaires fabriqués de certains plastiques que le règlement dit problématique, les anneaux pour les emballages de boissons et les bâtonnets et les pailles en plastique. Alors, c’est quoi les plastiques à problème? Selon le règlement, c’est la mousse de polystyrène, le PVC, les articles qui renferment du noir de carbone et les articles qui ont des additifs qu’on dit oxodégradables.
Pour les pailles en plastique flexibles, il y a des exceptions. Heureusement, on parle ici pour les patients d’un hôpital ou d’un établissement médical ou de longue durée. Ces patients là, ils peuvent toujours se servir. On peut toujours leur distribuer des pailles en plastique flexibles. Ce qu’on sait moins un peu, c’est que le règlement exige aussi la tenue d’un registre d’exportation.
On en parle moins souvent, mais c’est bien indiqué au règlement. Alors toute personne qui fabrique ou importe à des fins d’exportation. Un article en plastique à usage unique doit conserver pendant cinq ans le nom, la quantité, les dates de fabrication, la date et la quantité exportée. Et pour les importateurs qui vont exporter des articles par la suite, ils doivent aussi donner des informations sur l’importation et l’exportation et ainsi de suite.
Le règlement, ça ratisse quand même assez large. Et là, justement, le seize novembre dernier, la Cour fédérale a annulé le décret du gouvernement fédéral qui classait ces articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Et ils l’ont fait, même rétroactivement en disant la déclarant nulle et illégale en date de son enregistrement le vingt-trois avril deux mille vingt et un. Là où j’ai de la misère à comprendre, c’est que vu que le règlement a été adopté le seize novembre dernier, mais son enregistrement le vingt-trois avril, comment on démêle ça? Et en même temps, concrètement, qu’est ce que ça veut dire, à quoi on peut s’attendre avec cette décision de la cour?
Excellente question justement, la décision ne change pas grand-chose dans le court terme parce que la loi de deux mille vingt trois. C’était en deux mille vingt trois, la loi avait été modifiée et la contestation, elle portait sur une version antérieure de la loi.
Donc elle n’affecte pas la version la plus courante, tant et aussi longtemps que la nouvelle loi, donc modifiée, n’a pas été contestée. Elle est en vigueur là. Vous allez me dire que c’est une c’est une technicalité, c’est vrai, mais elle est importante. On peut se poser la question. Pourquoi est-ce que le ministre a porté la décision en appel tel qu’il a été rapporté par les médias? On parle ici de la décision de la coalition pour une utilisation responsable du plastique contre Environnement et changement climatique Canada. En réalité, ce n’est pas une demande en appel, c’est une demande de contrôle judiciaire. Ce que ça veut dire, c’est que le ministre Guilbault demande de réexaminer la décision.
Probablement parce qu’il est sous l’impression qu’elle est fondée sur une conclusion de faits erronés c’est-à-dire sans tenir compte des six cents publications scientifiques qui ont été déposés. Il veut donc une nouvelle décision plutôt que d’argumenter à savoir s’il a compétence pour décider ou pas sur ce domaine de compétences.
Là, alors, un petit rappel sur la décision. La juge a déclaré que le fédéral ne pouvait pas être convaincu que tous les articles en plastique sont toxiques juste parce qu’ils sont en plastique, parce que ça rend pas compte de leur dimension, de leur propriété et de de la probabilité qu’ils se retrouvent dans l’environnement et qu’ils causent des dommages.
La Cour a aussi noté que Environnement Canada avait déjà tiré des conclusions et mené une analyse approfondie à l’égard des plastiques à usage unique dont on a parlé tantôt avant de les interdire. Mais elle n’a pas fait environnement Canada n’a pas fait cette analyse poussée pour tous les articles en plastique, donc la toxicité n’a pas été prouvée.
A quoi on peut s’attendre? On peut s’attendre à plus de réglementation, mais plus de réglementation précise pour éviter ce genre de problème dans le futur. Donc ça ne nous aide pas tant. Puis ça fait juste que les prochaines réglementations vont être articulées autrement.
Si je comprends bien pour être sûr que ce ne soit pas contestable?
Oui exactement et dans ce même ordre d’idée là on ne s’améliore pas.
On a d’autres règles qui s’en viennent d’ailleurs. Le gouvernement du Canada. Ils sont en train de procéder au développement de règles sur le contenu recyclé et l’étiquetage des plastiques. C’est un autre type de réglementation qui va s’ajouter. Comment on pourrait présenter ça? En quoi ça va consister? Est-ce que t’as un petit résumé pour nous?
Tu touches sur un point. Tu sais, l’industrie du plastique a été largement non réglementée. Puis là, on nous demande quasiment d’être premier de classe comme immédiatement. C’est comme tout un changement. Alors la notion de recyclabilité pour répondre à ta question, ça a toujours reposé sur le fait que les plastiques, surtout les thermoplastiques, ça peut être transformé et retransformé maintes fois.
Mais ça au sens de la loi, ça va changer. Il y aura trois conditions à rencontrer. La première, c’est qu’il doit y avoir un système de collecte gratuit pour au moins quatre vingts pour cent de la population d’une province. Et dans les milieux urbains, la collecte doit se faire deux fois par mois. Deuxième condition, le rendement de tri.
Il doit être aussi être de quatre vingts pour cent pour une catégorie de plastique, par exemple le polypropylène. Troisièmement, au moins quatre vingts pour cent du volume des balles qui sont produites par les centres de tri doivent trouver preneur et être transformé en autres articles en plastique, pas en produits chimiques, donc ça devient très exigeant de recevoir la possibilité d’apposer le logo recyclable sur un article. Alors pour le logo recyclable lui aussi il va changer. On va tasser les un à sept, le triangle avec les flèches et au centre on indique un à sept. Maintenant ce que ça va être, ça va être soit un crochet vert ou noir dans le cas où l’article est recyclable ou un x noir ou rouge s’il est pas recyclable donc ça change beaucoup les choses.
Ensuite, il va y avoir des exigences minimales au niveau du contenu recyclé dans beaucoup d’articles, surtout dans l’emballage souple et rigide. Alors d’ici deux mille trente, les emballages souples brièvement, ils devront renfermer entre trente et cinquante pour cent de contenu recyclé tout dépendamment de l’épaisseur du film et si c’est dans de l’emballage alimentaire, on parle de dix pour cent d’ici deux mille vingt huit, vingt pour cent d’ici deux mille trente et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. Dans l’emballage rigide, on parle d’entre quarante et soixante pour cent dépendamment du type de résine et à condition de ne pas être en contact avec les aliments.
Si c’est en contact avec les aliments, bien, ça ressemble à l’exigence du souple, c’est à dire dix, vingt et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. L’exception, c’est pour les bouteilles. Alors les bouteilles rigides de boissons, doivent renfermer au moins soixante pour cent de contenu recyclé d’ici deux mille trente.
Puis, selon le règlement, c’est quoi du contenu recyclé? C’est tout plastique qui a été détourné par les utilisateurs et qui étaient des utilisateurs résidentiels, commerciaux, industriels ou institutionnels. On s’attendait à recevoir une mise à jour à la fin de l’année deux mille vingt-trois mais après communication avec Environnement Canada on s’attend à recevoir de l’information en février et mars sur plus de précisions et dans ces plastiques qu’on doit recyclables, en intégrer des pourcentages.
Tout ça est ce que ça s’applique au niveau même des produits qui sont importés ou seulement les productions manufacturées au Canada?
 Ça s’applique à tous les produits qui sont fabriqués ou importés, que les emballages soient remplis ou qui soit non rempli. Donc ça vise tous les propriétaires de marques d’emballage, ceux qui vendent sous leur propre marque sous une marque de commerce. Et il faut comprendre que cette législation là, son but, c’est de réduire les déchets de plastique. En fait, l’objectif, c’est zéro déchet plastique d’ici deux mille trente.
On ne parle pas de zéro déchet, on dit zéro déchet plastique. Ça, c’est un problème parce que l’effet de la loi, il pourrait être néfastes. Parce que lorsqu’on remplace le plastique, par exemple dans l’emballage alimentaire, lorsqu’on l’élimine on augmente les chances de causer du gaspillage alimentaire.
On sait que le plastique est très utile pour contenir les aliments. Le gaspillage alimentaire, ça génère des gaz à effet de serre nocifs, par exemple le méthane. Ensuite, si on remplace le plastique par de la fibre, on sait que même si la fibre est recyclée à par exemple soixante dix pour cent en Europe, elle est quand même deux fois plus présente dans les déchets que le plastique ne l’est donc je trouve qu’on devrait se concentrer sur le recyclage et surtout sur le recyclage pour réduire la consommation de plastique vierge, se concentrer sur la réduction de déchets et lieu de s’acharner au plastique.
On va voir ce que ce que ça va donner et donc on pourrait tous être affectés. parce que ça pourrait bien augmenter les déchets et les gaz à effet de serre.
Bien ça va amener d’autres problématiques, c’est sûr, parce que on remplace un par l’autre. Les gens sont habitués de consommer d’une façon. Puis je pense pas que ça va changer.
Ça va juste déplacer le problème. On ne pourra plus appeler ça du plastique, ça va être un autre matériau. Puis là, on verra si un combat pour cette matière-là, on le voit avec les nouveaux ustensiles en bambou ou la multiplication des contenants en carton c’est une catastrophe. Mais ça, c’est un autre débat.
Justement, en même temps, t’as parlé tout à l’heure de registre qu’il fallait tenir un registre. Là, il y a justement une consultation qui se fait actuellement et la législation va être mise en vigueur sous peu pour tenir un registre fédéral sur les plastiques. Comment ça va s’articuler tout ça?
Bon alors effectivement, on est maintenant en période de consultation publique jusqu’au treize février.
Concernant le registre le registre fédéral, il vise à créer un inventaire de données des flux de plastique au Canada. Ok alors on peut aller envoyer un courriel simplement à Environnement Canada et puis faire ses commentaires par rapport à l’information qui est sur leur site web.
Alors ce que c’est, c’est que tout producteur d’un produit en plastique et tout fournisseur d’un service qui gère les plastiques en fin de vie devra fournir des informations.
Par exemple le type de résine, les quantités utilisées, ce qu’ils ont fabriqué, leurs sources, la catégorie de l’article mis en marché sur le marché canadien, la quantité collectée en fin de vie qui a été détournée, recyclée, transformée en produits chimiques, envoyée des décharges ou encore composté il faut même rapporter les méthodes employées pour mesurer les quantités qui ont été rapportés.
Et maintenant on parle de quelle résine et quel article.
Alors la liste, elle est très longue et elle est assez complète.
Alors rapidement, on parle bien évidemment des emballages souples et rigides, y compris ceux qui sont réutilisables. Les produits jetables par exemple, les rasoirs, les équipements électroniques, articles de sport, jouets, outils électriques, pneus plastique en construction dans les véhicules de transport dans les produits blancs, c’est à dire par exemple les appareils de réfrigération, les plastiques agricoles, même les bouées de sauvetage et les textiles sont compris.
Et pour les résines bien, c’est toutes les résines qu’on connaît, polyéthylène, PET, PVC, ABS, nylon, polyuréthane tous les thermodurcissables, même les résines biodégradables, qu’elles soient naturelles ou non. Alors c’est une liste très longue.
Espérons que cette information sera utilisée de façon intelligente par nos décideurs et que les décisions législatives et réglementaires vont suivre les observations qu’on fait plutôt que d’être motivé par d’autres intérêts.
Oui. Espérons aussi que ça va être constructif et plus pour aider et avoir des outils supplémentaires pour pouvoir valoriser les ressources.
L’avenir nous le dira. Écoute en terminant, c’est quand même déjà juste. On vient de parler de réglementation fédérale et on n’a pas parlé de réglementation provinciale, municipale parce qu’en plus des diverses législations dont on vient de parler du gouvernement du Canada à l’égard des plastiques, il y a le gouvernement du Québec qui a présenté le quinze novembre dernier son projet de stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques, qui va probablement mener à la législation provinciale.
Il y a aussi la ville de Montréal notamment, qui a adopté un règlement municipal qui est entré en vigueur le vingt huit mars deux mille vingt trois, qui interdit l’utilisation d’articles en plastique à usage unique. Comment il est possible de se retrouver dans tout ça là? Comment s’intègre les diverses législations provenant des paliers de gouvernement différents?
Qui a préséance sur quoi? Parce que là, la ville interdit des choses que le provincial ou fédéral interdit pas. Le fédéral interdit d’autres choses. Comment on démêle ça? C’est une série de questions à développement. On pourrait y passer des heures. Comme tu disais. On pourrait quasiment faire une thèse de doctorat.
C’est effectivement difficile, mais il  y a espoir.
Puis on va essayer de démêler ça un peu. Alors justement, un des objectifs non écrits de la stratégie québécoise, c’est d’orienter la province et de s’en tenir moins aux municipalités, petites ou grandes, pour légiférer. Ça fait du sens parce que le sujet de plastique est tellement généralisé que c’est logique que la province donne les directives, pas les municipalités.
Ensuite, quand ça vient, la question de fédéral provincial, c’est un autre enjeu. Il s’agit de la compétence des paliers gouvernementaux les deux se préoccupent de la protection de l’environnement, que ce soit par des règlements, des mesures fiscales, des droits d’émissions de carbone par exemple. Alors le fédéral, lui, il tire sa compétence du fait que la pollution n’a pas de frontières.
Autrement dit, il y a des enjeux interprovinciaux et internationaux, donc ils ont le droit. Le fédéral a le droit de légiférer dans le domaine des plastiques et aussi avec leurs compétences en droit criminel. Ils peuvent instaurer des infractions qui poursuivent un intérêt national légitime, par exemple le contrôle des substances dangereuses.
Le Québec, lui, y tire son pouvoir sur l’environnement en fonction de son champ de compétence sur les droits de propriété, par exemple, les terres publiques de l’État, les forêts, dans l’environnement. Alors en principe, il ne faut pas qu’il y ait conflit entre les lois provinciales et fédérales, mais ça peut arriver.
Mais pour l’environnement, on peut dire qu’en général c’est un champ de compétence où il y a coopération et coordination. Alors la question c’est comment est-ce qu’on interprète des lois qui peuvent être adoptées sur le même sujet? alors si ça arrive bien, on les interprète de façon non conflictuelle.
Ça veut dire quoi? Ça veut dire que par exemple, si le provincial adopte un règlement qui dit que pas moins de un ppm d’arsenic dans un résidu est toléré et que le fédéral dit pas moins de cinq ppm bien c’est la norme québécoise qui s’applique parce que un ppm c’est moins que cinq ppm, mais on dit pas que la loi fédérale est invalide.
On dit juste qu’elle est moins sévère, alors la norme québécoise l’emporte même si les deux s’appliquent. Alors pour s’y retrouver, il faut être à l’affût. Malheureusement, l’ignorance n’est pas un moyen de défense.
Donc à la base, je pense que c’est de partir de la législation provinciale, parce que si je comprends bien, elle est toujours plus restrictive habituellement. Donc en s’assurant de respecter les règlements de la province où on est, on est sûr de ne pas se tromper.
C’est ça. Et ensuite d’être sûr que notre interprétation correspond aussi avec l’interprétation de la loi fédérale.
Et puis là on est OK sur le sujet. Mais comme c’est relativement nouveau, je crois qu’il va sûrement y avoir d’autres causes devant les tribunaux. Beaucoup de jurisprudence qui va se préciser avec les années, l’interprétation de tout ça va sûrement prendre sa place. Oui et les nouvelles lois aussi.
Les règlements qui s’en viennent à suivre encore. Ils ont l’air à avoir beaucoup de plaisir à taper sur les plastiques. Merci beaucoup Roger, c’est très apprécié.
J’espère que ça éclairci les différents aspects de la législation sur les plastiques au Québec, au Canada pour les auditeurs. Puis on aura l’occasion sûrement de s’en reparler, de traiter de la question au fur et à mesure que ça évolue.
Parce que, comme on vient de le mentionner, ce n’est que le début. Donc il y a sûrement beaucoup d’autres surprises qui nous attendent. Donc on aura l’occasion d’en reparler. Merci beaucoup Roger, puis au plaisir de parler très bientôt.
Au plaisir.
C’était notre très estimé collaborateur, M. Roger Tembay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic Engineers, la SPE section de Québec.
3- Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.
Que diriez-vous d’explorer les défis et les opportunités liées à la réutilisation des plastiques dans l’industrie, en se concentrant sur la manière dont Exxel polymère contribue à cette révolution écologique.
La prochaine entrevue permettra de démystifier le processus de recyclage des matières plastiques. et d’examiner comment ces pratiques influencent le marché actuel des polymères pour découvrir comment l’entreprise redéfinit l’avenir du recyclage des plastiques depuis vingt ans déjà. J’ai le plaisir de recevoir Monsieur Hans Fortin directeur général et M. Éric Fradette président d’Exxel polymère. Alors messieurs Fortin et Fradette bienvenue, merci de vous joindre à notre balado.
Bienvenue merci, merci de nous accueillir, c’est un plaisir.
Écoutez, on va enchaîner tout de suite avec des questions pratiques parce que le sujet et quand même connu et mal connu.
Les matières plastiques recyclées, on en entend de plus en plus parler, mais ce n’est pas toujours évident de savoir qu’est ce qui se recycle? Qu’est ce qui, même si c’est recyclable, va être recyclé. Qui peut se départir de matières? Qui peut s’approvisionner de matières recyclées avec l’expertise de votre entreprise et même de vos connaissances personnelles?
Je pense que vous êtes les bonnes personnes pour aider les gens à démystifier ce sujet là. Je vais commencer peut-être dans le terme de matières. Quelle sorte de matière on peut retrouver dans une entreprise comme la vôtre et sous quelle forme.
Écoutez ce qu’on trouve comme produit ici. En fait, nous on recycle, des matières plastiques et surtout des matières de commodité. Je dirais beaucoup de ce qui est de polypropylène, de polystyrène, aussi de l’ABS et de polycarbonate. Mais je dirais le plus gros gros volume de ce temps ci pour en 2024, je dirais pratiquement soixante pour cent de notre production en ce moment est en polypropylène oui, nos matières, c’est des matières qui viennent, surtout de sources post industrielles, des rejets industriels, ça veut dire que tous les mouleurs en injection, en extrusion ou quoi que ce soit, génèrent des rejets, des rejets industriels, que ce soit sous forme de pièces manquées, mal colorées ou de purge, c’est ce genre de matériel là que nous, on s’approvisionne à la grandeur du Québec, du Canada et le reste des États-Unis.
J’ajouterais qu’on s’approvisionne aussi quand même en post consommations, mais des biens qui ont été utilisés dans des industries, donc des palettes, des packs, Des choses comme ça, ce n’est pas nécessairement des matières qui sortent des centres de tri, mais c’est des matières qui ont été utilisées et consommées, donc qui se qualifient comme post consommation.
Je peux vous donner une petite idée là juste des fois c’est pas industriel, c’est quoi? C’est il y a une matière qu’on récupère, qui suscite un peu l’intérêt justement des gens, c’est des rejets de couches, de couches d’incontinence. Ce n’est pas de la matière postconsommation, c’est plus les fabricants des usines qui fabriquent en fait des couches ont des rejets. C’est à dire que le tissu comme tel, c’est cent pour cent polypropylène qui est cent pour cent recyclable, c’est à dire les rejets, on peut imaginer un peu la coupe, la découpe de ces rejets là bien c’est une de nos sources de matière. Mais on appelle ça quand même un déchet industriel.
Oui, bien c’est ça. En fait, c’est dans le procédé de transformation. La matière n’a pas été souillée, elle n’a pas été utilisée. Mais, il y a quand même des rebuts. On a les équipements ici pour densifier le produit, c’est à dire le faire fondre pour le filtrer, s’il y a eu des contaminants, puis changer les propriétés de la matière.
Ça c’est quand on parle de propriété au niveau de l’impact, redonner de la résistance ou augmenter la fluidité, c’est toutes des choses qu’on peut faire nous ici en cours de procédé.
D’accord et les gens qui vous alimentent en matière, est ce qu’ils vous vendent leur matière? Ils vous la donnent? Est ce qu’ils doivent payer pour que vous preniez cette matière?
Là, on achète la matière, c’est à dire qu’il y a un marché. Il y a un marché qui se créé. Ça fait, vingt ans qu’on travaille  à l’éducation et pour acheter la matière le plus propre possible parce que c’est des matières industrielles qui ont été dans les usines, mais il s’est créé un marché.
Puis c’est un prix au kilo, tout dépendant des spécifications de la matière. Tout dépend de la quantité, de la qualité, la forme aussi. Si c’est une pièce ou elle arrive déjà en flocons si on veut ça fait qu’il y a des prix selon le type de matière. Puis comment de traitement on doit mettre aussi parce qu’il y en a des fois qui nous sont offerts gratuitement, mais habituellement, ça implique toujours un traitement manuel.
Puis d’ailleurs, vous parlez de prix là, est ce qu’il y a un marché du polymère ou du plastique recyclé un peu comme la bourse, ou si c’est chacun qui fixe les prix comme il veut, selon la demande ou s’il en veut, il n’en veut pas. Comment ça fonctionne? La fixation des prix sur un marché?
Bien, oui, il y a un marché. C’est un marché d’offre et de demande si on peut dire. C’est à dire que nous, on se compare.
En fait, on suit beaucoup l’indice de la résine vierge. Que ce soit polyéthylène ou Polystyrène. Bien ça, ça bouge, ça bouge continuellement. Je veux dire c’est un marché. C’est comme aller mettre de l’essence dans ton auto. Aujourd’hui t’as 1,57$, demain t’as 1,62$, ça bouge, ça bouge beaucoup.
Les plastiques bien, c’est souvent de pétrole ou de gaz naturel. Il y a un marché. Pour les fabricants de résines vierges, c’est aussi un marché, un peu d’offre et de demande.
Et nous, ça suit ça. Je dirais à peu près et donc tout dépendant de la matière, du coût de la matière vendant, on associe le prix en conséquence. Oui c’est une industrie ou qu’il faut que t’aies des bonnes connaissances de tes prix de revient parce que t’es toujours en relation avec ton prix de vente.
Donc il faut que tu comprennes selon le prix de l’achat si tu vas être capable de faire des profits ou non. Donc il faut que tu comprennes très bien tes opérations.
Oui, j’imagine de suivre. Le coût de la matière vierge a un impact, étant donné que vous compétitionnez directement cette matière.
 Il faut, même si des fois les gens sont prêts à payer un peu plus cher pour ce genre de matière.
Là, ils peuvent pas, ils n’ont pas n’importe quelle limite, on est encore. On est encore au point que les gens achètent parce que nos clients achètent beaucoup de matières recyclées. Mais souvent, par souci d’économie aussi. On est encore là, on n’est pas on vend la matière, mais on est compétitif à la résine vierge, ça c’est sûr.
C’est vraiment intéressant parce qu’on a l’habitude d’entendre que la résine vierge est toujours moins chère que la résine recyclée parce qu’il doit y avoir des traitements supplémentaires de faits sur la matière recyclée. Mais dans votre cas, probablement du fait qu’il y a des post-industriels, qu’il y a moins de nettoyage ou de traitement à faire, ce qui vous permet d’avoir des plus bas coûts.
Mais, c’est une bonne nouvelle, ça de voir que c’est compétitif et que les gens peuvent offrir des produits recyclés sans avoir de coût supplémentaire à payer? Absolument, puis il faut respecter en plus les paramètres de la résine vierge. Je veux dire que peu importe le produit ou au niveau des spécifications.
Il faut être égal sinon supérieur à la résine vierge avec une constance, puis en plu, tu peux en parler Et en plus c’est au niveau de la décarbonisation et puis site d’enfouissement, côté environnemental c’est sûr que c’est très bénéfique à prix comparatif. On prend de la matière dans le fond qui a été détournée des sites d’enfouissement.
Et puis il y a un haut facteur d’évitement aussi en termes de carbone. On a fait des études. Ce qu’Éric fait référence, c’est qu’on a fait une étude très détaillée et certifiée par le Conseil des industries durables sur notre performance environnementale. Et puis ce qui est ressorti, c’est que le facteur d’évitement est de 2,7 tonnes de CO2 par tonne de plastique recyclé.
Dans notre cas, donc il y a un évitement majeur à chaque fois que tu es côté environnemental, c’est très bénéfique. Le plastique c’est un gros avantage. C’est quoi une tonne de CO2? Une tonne de CO2? Oui, merci Éric. Parce que là on est tellement dans le détail, on vient qu’on oublie les comparatifs.
C’est que dans le fond, ce que Éric fait allusion, c’est que, en 2021, on a fait l’évitement dans le fond de 42 000 tonnes de CO2. Puis ça, ça équivaut à planter 210 000 arbres dans un an, c’est l’équivalent de 10 000 voitures retirées de la route. C’est l’équivalent de la consommation électrique de 135 000 foyers.
Donc c’est pour dire que le plastique a un gros impact environnemental. Ca vaut la peine comme ça. Puis vous parliez tout à l’heure que la matière vous deviez respecter des standards, des spécifications techniques très précises qui devait dépasser même la résine vierge. C’est quoi le procédé et les traitements que vous devez faire subir à la matière pour être capable de contrôler justement ces paramètres là à la sortie?
Mais quand on dit nous recycler le produit ou la compounder ou la revaloriser,  conditionner, on essaie de se démystifier un petit peu dans tout ça. C’est que dans le cours de notre production, ce qu’on veut la matière, elle est fondue. C’est à dire que tout ce qui est une matière solide, tantôt je parlais de couche, mais n’importe quel produit sous forme solide ou flexible bien nous ici on va les déchiqueter, on va les rendre une granulométrie qu’on peut qui est travaillable avec un flot et on va on va passer. Oui tout est testé. Oui, c’est juste une précision, mais dans le fond, tous les intrants qui rentrent dans l’usine doivent être testés pour les propriétés physiques.
Ca c’est très important pour nous. oui, puis ou on se démarque ici aussi, c’est qu’on a. On investit beaucoup aussi dans la capacité de mélange pour uniformiser les lots ou les batchs si on peut dire. On est rendu à presque dix neuf silos. Faut installer on en a treize présentement on en a sept autres en commande.
C’est tous des silos qui sont des mélangeurs, c’est à dire qu’il faut bien comprendre une fois que la matière est granulé que ce soit un polypropylène ou un polystyrène, ou peu importe, la qualité passe par l’uniformité de la matière, ça veut dire qu’on va uniformiser des lots de je veux dire 20 000 kilos ou 20 000 kilos pour que ce soit le plus constant possible, le plus uniforme possible soit uniforme au niveau des caractérisations de la matière, oui.
puis par la suite bien. C’est une fois qu’on a nos paramètres, qu’on sait qu’est ce qu’on a mélangé ensemble ou qu’est ce qu’on a à produire? On va c’est là ou on va faire fondre le produit dans des lignes d’extrusion. On a cinq, on travaille sur une sixième ligne d’extrusion en ce moment, c’est à dire on fait fondre le produit.
Puis une fois l’état liquide, on est capable de le filtrer. vous savez, la des filtres, c’est une filtration qui est à peu près de 100 mesh 120 mesh pour donner une idée, c’est comme un filtre. C’est comme un filtre de on va dire comme un gros freesbee, un gros freesbee qui a des trous au laser dedans.
Mais c’est ça, la matière liquide passe au travers de ce filtre là. pour capter tout contaminant qu’il y aurait eu soit de papiers de carton ou des fois de plastique qui fond à plus haute température et et par la suite c’est remis à à l’état solide. C’est comme on peut imaginer des genres de brins de spagheti qu’on va découper, mais c’est fait là à des niveaux Si on parle des machines qui font 500-1000 kg à l’heure.
puis après on retourne en silo pour remélanger pour uniformiser les différents lots. Donc nos clients, eux, ils peuvent recevoir des camions citernes jour après jour. Puis ça a l’air toujours la même du même lot alors que les intrants étaient complètement disparates. Nous notre force c’est vraiment c’est les formulations, c’est savoir mélanger quoi avant et après c’est là que je te dirais Exxel se distingue des autres.
oui de ce que je comprends même. C’est un des enjeux souvent des détenteurs de marques ou ceux qui sont propriétaires de produits. Ils ont besoin d’avoir une uniformité dans l’approvisionnement. Lorsqu’ils font surtout pour des produits plus techniques, ils font des spécifications, ils vont faire des certifications ou valider des besoins spécifiques.
de pouvoir avoir un approvisionnement constant. C’est un enjeu, donc de travailler avec un procédé comme le vôtre. Ça offre cet atout là. Si je comprends bien? absolument oui, oui oui. Et puis sans ça, on ne serait pas capable d’expédier en vrac camion, jour après jour avec et puis respecter les caractéristiques demandées de nos clients.
Donc c’est vraiment c’est le côté mélange sur lequel qu’on se distingue, qui nous donne cette force de frappe là. si, si, je me fais l’avocat du diable ou essayer de donner un coût aux gens qui ne sont pas recyclés. Si je comprends bien, on résume vous avez de la matière qui est uniforme d’un lot à l’autre, puis d’un transport à l’autre et vous avez une résine qui est dans un prix compétitif avec la vierge.
Donc maintenant, quelle raison ont les détenteurs de marque pour pas migrer ou recycler? Si je comprends vos explications, il n’y a plus personne qui a d’excuse. C’est sûr que toutes les matières qu’on recycle, c’est des couleurs, les couleurs est un enjeu aussi. Si si, c’est une pièce noire. Ben c’est oui, il y a, il n’y a pas de il n’y a pas d’enjeu, je veux dire il n’y a pas d’enjeu, on peut utiliser la matière recyclée à 100%, mais là, nous les, les couleurs, toutes les couleurs sont mélangées ensemble.
Et nous, ce qu’on fait, c’est qu’on on rajoute à peu près. On rajoute un léger pourcentage de noir de carbone pour noircir la matière. C’est sûr que c’est sûr qu’il y a quelqu’un qui a qui a besoin d’une couleur plus pâle, sachant que les couleurs, c’est difficile de pâlir des produits.
L’enjeu vous venez de mettre le doigt dessus. Oui, mais c’est là qu’on commence à réfléchir aussi. Quel genre de partenariat qu’on pourrait développer parce qu’on voit bien qu’il y a des tendances dans l’industrie qui veulent aller vers là. Mais c’est de trouver ça nous prend aussi les bonnes sources d’approvisionnement, les bons partenaires, ça prend un client dans le fond qui va pouvoir nous appuyer aussi, donc, mais ça fait partie des défis du recyclage du futur si on veut étendre les gammes de produits oui, effectivement.
Et peut être même que la recherche sûrement qu’ils se penche déjà sur la question, mais de voir la décoloration être capable d’extraire les colorants, peut être que ce serait un coup de pouce pour vous aider dans votre travail?
Ah, c’est sûr que s’il y avait une baguette magique qui pourrait faire ça, ça serait le fun.
Oui, oui, absolument, C’est un des défis. Puis l’autre défi aussi, c’est de faire entrer si on veut la matière recyclée dans des industries qui habituellement utilisent peu de matières recyclées. Ou pense l’automobile ou l’emballage alimentaire? Des choses comme ça donc c’est tous des marchés dans lesquels ce serait intéressant de s’attaquer dans le futur.
Mais souvent on voyait à la base pour recycler du produit. Comme je dis, ça fait presque ça fait presque trente ans que je suis dans l’industrie du recyclage de matières plastiques, mais tout passe par l’éducation, c’est l’éducation. comment recycler, comment les recyler ou quel produit qui est recyclé. Puis c’est une question qui n’est vraiment pas facile.
Puis même nous, qui a toujours été dans l’industrie, c’est un casse tête tout le temps. Ça passe par le design du produit L’écoconception L’écoconception. Si le produit il a été pensé que en fin de vie il peut se retrouver soit dans un bac bleu ou soit ailleurs, mais qu’il qu’il soit recyclable, qu’il ne soit pas contaminé.
Quand je dis contaminé, c’est comme si on va dire je sais pas moi si on pense pas un sac de chips par exemple, qui qui est peut être en différentes couches, laminé avec de l’aluminium dedans des choses qui sont peu recyclables, c’est difficile à recycler ça. Même si le sac est hyper mince, il peut y avoir trois, quatre, trois, quatre, cinq couches de polymères différents, ça prend des polymères qui sont compatibles quand on va les recycler en propriétés physiques et en couleurs aussi.
Oui exactement c’est tout un casse-tête, mais que vous avez réussi à maîtriser au fil des ans. Puis, avec ce qu’on voit de votre évolution, vous le maîtrisez plus que bien merci merci. Écoutez juste en terminant le dernier mot. On a parlé des extrants, qu’il y a beaucoup de possibilités en termes d’intrants pour que si jamais les gens qui se disent ah, j’ai de la matière à me départir qui est en post- industriel, c’est quoi les critères pour prendre de la matière?
Est ce qu’il y a des volumes minimums? Il y a des types de matières que vous prenez, d’autres que vous ne prenez pas en dehors des zones. On a parlé tout à l’heure de résine qui pourraient venir de produits, par exemple dans les laboratoires. qui sont très peu souillés, mais qui peut avoir une certaine contamination.
Ça peut être Vous parlez de rejet, de purge. Est-ce que quelqu’un qui en a un sac, vous vous contacte ou il faut attendre d’avoir ramassé une couple de caisses? C’est sûr. C’est sûr qu’ici, il faut savoir qu’on recycle environ 1,3 millions de kilogrammes par mois, à peu près en ce moment ici.
C’est sûr que nous, quand on récupère, on sait qu’on va chercher de la matière. C’est souvent, c’est souvent des camions, c’est des 53 pieds là. Mais il y a des gens, des gens qui désiraient exemple, comme des produits comme le laboratoire ou des choses comme ça. C’est sûr que souvent il faut commencer à quelque part.
On ne peut pas dire ça nous prend absolument des volumes X. Moi, nous, on est toujours prêt à commencer à commencer à comme je disais, tantôt c’est un peu une question d’éducation, c’est qu’est ce qui est recyclable? Qu’est ce qui ne l’est pas? Qu’est ce qui peut? C’est souvent aussi c’est le triage à la source.
C’est sûr que si on nous amène un exemple, on va dire on va essayer de penser, je sais pas moi. Des fioles, des fioles qui viennent en laboratoire, puis que la seringue, le bouchon, le bouchon est dans en polypro la la seringue est en polyethylène ou c’est sûr que la personne qui qui les utilise ne peut pas savoir ou déterminer ça des fois des fois c’est écrit, des fois c’est pas écrit, mais c’est d’y aller il faut pas se décourager, mais il faut y aller.
C’est un produit à la fois. Une étape à la fois il y a un triage à la source. Qu’est ce qui est recyclable? On le recycle, qu’est ce qui l’est pas bien, il faut, il faut qu’il soit détruit, ça sert à rien de nous amener des produits ou d’avoir des produits qui même avec la meilleure intention, Mais si on est obligé de se départir ou de jeter le quart des produits ou mettre de la main d’oeuvre par la suite, c’est plus complexe.
Oui, puis l’autre chose aussi, c’est que des fois, il peut y avoir des regroupements d’entreprises ou de laboratoires. Je dis laboratoire, c’est pas nécessairement des produits que vous voulez utiliser, mais, mais de certaines organisations qui ont des produits. Des fois, ils peuvent se rassembler, puis regrouper leur matière pour pouvoir avoir un volume suffisant qui est plus intéressant à disposer.
Oui, et puis le recyclage aussi. Je crois que c’est bon de mentionner qu’on est dans un je dirais. On est à l’avant-garde de la circularité. Donc s’il y en a qui veulent se mettre à utiliser aussi des matières recyclées, s’ils ont des rejets, bien nous contacter. Puis on va voir. Qu’est-ce qu’on peut développer comme partenariat pour développer des boucles de circularité?
C’est là la force. Je pense qu’on peut intervenir, puis on peut améliorer les choses. oui excellente idée, il n’y a rien de mieux que d’en jaser puis des fois il y a des opportunités qu’on n’aurait pas cru possible qui deviennent possibles parce que là on développe quelque chose qui se faisait pas avant.
Si on veut faire des nouvelles choses, faut essayer y a des choses qu’on ne faisait pas. Vous avez bien dit mais messieurs merci beaucoup. je vous souhaite bonne chance et on se reparle très bientôt pour suivre l’évolution de de de vos projets. Absolument merci merci beaucoup au plaisir à la prochaine à la prochaine merci merci bye bye.
C’était Monsieur Hans Fortin, directeur général et M. Éric Fradette, président d’Exxel Polymère.
Voilà, c’est déjà tout pour ce premier épisode de sortir du moule. Ne ratez pas le prochain épisode alors que nous aborderons les emballages intelligents, l’intelligence artificielle et la valorisation des rebuts de matériaux composites pour rester connecté sur l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Visitez polymeresquebec.com C’était Simon Chrétien et je vous dis au mois prochain.

Dégagement de Responsabilité 

Le balado « Sortir du Moule » est une initiative d’Alliance Polymères Québec visant à offrir une plateforme d’échange et de discussion sur divers sujets relatifs à notre secteur d’activité. Nous tenons à préciser que les opinions et informations transmises par les invités au cours de nos épisodes ne reflètent pas nécessairement celles d’Alliance Polymères Québec.

Les propos tenus par les invités sont exclusivement les leurs. Ils ne sont en aucun cas une représentation des vues, politiques ou positions officielles d’Alliance Polymères Québec. Notre organisation ne prend pas en charge, et par conséquent, décline toute responsabilité quant à l’exactitude, la complétude, la fiabilité ou l’actualité des informations présentées par les invités.

Nous encourageons nos auditeurs à faire preuve de discernement et à considérer que les discussions dans « Sortir du Moule » sont destinées à stimuler la réflexion et le débat et ne doivent pas être perçues comme des conseils professionnels ou officiels.

Nous remercions nos auditeurs pour leur compréhension et leur intérêt continu envers « Sortir du Moule » et Alliance Polymères Québec.

Réalisation : Alliance Polymères Québec
Animation : Simon Chrétien
Prise de son, conception sonore et mixage : Simon Chrétien
Texte et montage : Simon Chrétien

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