SORTIR DU MOULE - BALADO

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  • Rencontres avec des experts : Ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs 
  • Innovations : Dernières avancées technologiques 
  • Développement durable : Solutions écoresponsables pour un avenir plus vert 
  • Histoires de réussite : Témoignages inspirants des leaders de l’industrie 
  • Enjeux et défis : Discussions sur les défis actuels et futurs 
  • Tendances du marché : Analyse des nouvelles tendances et leur impact économique 
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Une production d’Alliance Polymères Québec, un créneau d’excellence de la démarche ACCORD du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.

1- Un nouveau temple de la technologie et de l’éducation voit le jour, Les Halles d’Innovation et de Formation Avancée (HIFA)
2-Le cuir végétal à base de pomme. Un nouveau genre de polymère qui remplace le cuir animal.
3- La collaboration avec un agent manufacturier peut être plus payant qu’on le pense même dans un marché de sous-traitance.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

 

 

À venir

1- Entrevue avec M. Joseph Tayefeh auteur du livre Plastique Bashing: L’intox?
2- Faits saillants de l’évènement JEC World 2024
3- Présentation de la nouvelle chronique «Vos questions, nos réponses»

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À venir

1- Initiative de récupération et de valorisation de rebuts post-production de matériaux composite;
2- Les emballages intelligents;
3- l’utilisation de l’Intelligence articicielle dans la gestion courante des entreprises manufacturières pour alléger le fardeau de certaines tâches.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

 

 

À venir

  1. Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
  2. Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
  3. Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.

NOTE : La transcription de cet épisode a été effectuée grâce à une technologie d’intelligence artificielle. Il est possible que certains passages ne reflètent pas avec exactitude les échanges verbaux originaux.

Bienvenue à l’épisode numéro un de notre balado Sortir du moule où nous explorerons notamment les frontières innovantes du recyclage et de la valorisation des matières plastiques. Nous débuterons avec un focus sur un projet pilote audacieux en Gaspésie où les matières plastiques recyclées prennent une nouvelle vie dans l’asphalte.
Comment cette idée a-t-elle émergé? Quels sont les défis et les opportunités de ce projet? Nous partagerons les témoignages des acteurs clés du projet et discuterons de l’impact potentiel sur l’environnement et l’économie locale. Ensuite, nous naviguerons à travers les méandres des législations sur les matières plastiques.
Dans ce labyrinthe réglementaire, comment les entreprises, les gouvernements et les consommateurs peuvent-ils s’y retrouver, nous démêler ensemble les fils de ces réglementations? Pour terminer, nous plongerons dans le monde fascinant du marché des matières plastiques recyclées. Pour qui, comment et pourquoi?
Joignez-vous à nous pour une exploration approfondie de ces thèmes captivants où innovation, écologie et économie se rencontrent pour redéfinir notre rapport au plastique. On débute dans moins de trente secondes.
Sortir du moule est une production d’Alliance Polymère Québec. Un créneau d’excellence de la démarche Accord du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. Plonger avec nous dans le monde fascinant de l’industrie québécoise, des plastiques et des matériaux composites. Restez connectés sur l’avenir de l’industrie.
L’aventure commence maintenant avec votre animateur Simon Chrétien.
1- Projet pilote de valorisation de matières plastiques recyclés dans l’asphalte en Gaspésie
L’introduction de matières plastiques recyclées dans l’asphalte, que l’on appelle aussi enrobés bitumineux, est le sujet de nombreux essais à divers endroits dans le monde depuis des années. Eh bien, ce n’est maintenant plus un projet réalisé seulement à l’étranger. C’est aujourd’hui une réalité au Québec, et plus précisément en Gaspésie.
J’ai l’immense plaisir de recevoir Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie. et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte. Ensemble, ils portent avec leur équipe un projet innovant, prometteur de valorisation de matières plastiques recyclées, issues de la collecte municipale dans l’asphalte. Une initiative pionnière au Québec.
Alors Madame Drapeau, Monsieur Hersant, bonjour, bienvenue à notre balado. Comment allez-vous aujourd’hui? Très bien, merci. Oui, très bien. Eh bien, si vous le permettez, on va commencer tout de suite avec votre projet d’asphalte à base de plastique recyclé. Est-ce que vous pourriez me décrire plus brièvement?
C’est quoi exactement que vous avez développé et comment ça se distingue de l’asphalte ou enrobée bitumineux, qu’on parle aussi de ce qu’on appellerait l’asphalte conventionnelle, parce que c’est assez nouveau comme procédé. En fait, je peux faire la grande image, puis Grégory pourra compléter avec les détails plus techniques.
Mais chez nous, on était un petit peu coincé avec un gisement de plastique souple, des sacs plastique. les fils, les stretch, ce type de matière là et on cherchait quoi faire avec. De fil en aiguille. Grégory pourra en dire plus. Mais l’application qui est ressortie, qui était gagnante, c’était d’en faire des flocons qui pouvaient être introduits dans la fabrication de l’enrobé bitumineux parce que c’est le langage qui est utilisé dans le milieu, donc l’enrobé bitumineux et que ça vienne peut être soit prendre la place d’un certain polymère qui était déjà utilisé ou sinon bonifier les propriétés de l’enrobé en soi.
Donc pour nous c’est parfait parce que ça offrait un marché potentiel pour cette matière-là qui est très mal aimée actuellement, mais qui est encore générée et produite par l’ensemble des usagers, citoyens et autres entreprises. Donc pour nous ça faisait plein de sens.
On est en région donc de développer ça, de trouver une façon d’introduire ces flocons de plastique là. L’enrobé bitumineux c’est un grand potentiel quand même au Québec alors avec l’ETS ils ont réussi à démontrer qu’il y avait des propriétés intéressantes.
Justement Monsieur Hersant comment vous avez développé ce produit-là? Quel processus vous avez suivi pour arriver au résultat final? Bien je dirais dans un premier temps comme Nathalie disait initialement on a vraiment identifié le potentiel. La plupart des projets qu’on voit ailleurs dans le monde au niveau des plastiques ça va être plutôt des PET qui vont être introduits dans les les enrobés.
Sous des latitudes différentes, du Québec aussi, donc il y a des contraintes. Donc en fait, on a approché, comme disait Nathalie, l’équipe de L’ETS et on a fait un premier projet, en fait un projet Mitacs avec eux pour évaluer le potentiel d’introduire ces plastiques dans différentes proportions au sein d’un enrobé bitumineux standard, je dirais qui est utilisé au Québec. Donc il y a. Il y a plusieurs paramètres qui ont été étudiés. On a regardé les propriétés à basse température, les propriétés donc à plus haute température. L’idée étant que ce type de polymère sont des polymères quand même assez fragiles.
Mais par contre ce qu’il y est intéressant c’est qu’ils ont un effet plastifiant donc vraiment important. Donc c’est ce qu’on voulait vérifier au sein d’un enrobé. Est-ce que justement un enrobé qui contient ce type de plastique va moins craquer avec la variation de température avec le mouvement du sol, etc., Donc ça c’est des choses qu’on a vu.
On a regardé aussi avec l’ETS la malléabilité, donc rapidement est ce que ça se manipule bien? Est-ce que ça se compacte bien? Donc tout un ensemble de tests mécaniques normalisés ont été faits pour vérifier ça. Je dirais aussi un point important, la masse volumique de l’enrobé bitumineux est énorme.
Donc introduire une quantité de plastique qui est un composé très léger, c’est des gros volumes, des masses importantes. Donc il fallait déterminer, en fonction du gisement disponible, la proportion, je dirais minimale et maximale en fait, qui pourrait être introduite pour pouvoir avoir une application à plus grande échelle.
Donc ça, c’est des choses qui ont été faites aussi. Donc il y a plusieurs projets, plusieurs itérations qui ont été faites. Puis il y a une planche d’essai qui a été déposée dans la région de Victoriaville durant l’automne donc, et là, l’idée c’est monitorer cette planche d’essai, donc on va suivre son évolution, donc passer l’hiver, passer une année complète et voir le comportement donc en conditions réelles, au roulement, etc.
Et vous avez parlé justement que la matière plastique utilisée était surtout du PET? Est-ce que vous avez essayé d’autres matières ou c’est la seule qui répond bien.
Non ce n’est pas du PET. Justement, c’est ça, c’est la plupart des applications qu’on voit, il y a peu ou pas d’applications avec des plastiques souples. Ça commence. Nous, c’est principalement du polyéthylène basse densité pour des questions de point de fusion aussi par rapport à la température d’application, donc de l’enrobé.
Donc c’est vraiment comme disait Nathalie, tout ce qui est sacs plastiques des polymères qui vont fondre à des températures relativement basses. Donc ça, c’est vraiment quelque chose qu’on recherchait dans ce type de composé.
Ce qui est particulier aussi dans le projet, c’est qu’on utilise pas les plastiques sous forme de granules, mais sous forme de flocons. Donc c’est vraiment une autre façon, de conditionner le plastique. Donc plutôt que de faire une granule par extrusion, c’est plutôt de faire un flocon, de densifier le plastique.
C’est vraiment des petites particules qui sont introduites, ce qui représente beaucoup d’avantages au niveau production industrielle. Ça fait trois ans qu’on travaille sur le projet et l’idée c’était d’en arriver à être en mesure de produire des flocons.
Premièrement, en petite quantité, parce que nous, on est en région, on n’a pas un gisement comme d’autres centres de tri, c’est du plastique. Ce sont des films plastiques postproduction, postconsommation et on voulait une ligne sans eau, c’est à dire qui ne nécessitait pas de conditionnement des plastiques, qui impliquait l’utilisation de l’eau.
Donc à ce moment-là, ça évite tout rejet et c’est ce qu’on recherchait. La chaîne est assez simple. On broie les plastiques, ils passent à travers un processus de densification après ça à travers une forme de tamisage.
Ça fait des flocons qui sont accumulés dans des sacs. Alors le bitumier lui quand il veut utiliser ces flocons-là. Puis c’est ce qui a été testé lors de la planche d’essai de cet automne. Bien c’est de prendre le sac de flocons et tout simplement l’incorporer à leur mélange qui contient les autres ingrédients pour faciliter la préparation par le bitumier.
Donc on voulait vraiment une chaîne qui était sans émission et qui pour le bitumier ne représentait pas de défi technique ou de contraintes.
D’accord justement, vous avez parlé de vos pellicules plastiques pour éviter d’avoir à les nettoyer. Est-ce que vous pouvez vous permettre d’avoir une certaine souillure des matières où ça doit être des plastiques postconsommation comme des sacs de pain ou ces sacs qui n’auront pas été contaminés par différents produits? Ou vous pouvez vous permettre d’avoir un certain degré de souillure pour éviter d’avoir à les laver?
Il y a un petit degré. C’est ça de petits contaminants. Donc les sacs ne sont pas lavés, les citoyens les déposent au bac comme d’habitude. Évidemment, les sacs qui ont trop de contamination, nous on les retire, ils ne feront pas partie de la chaîne de transformation.
Puis on a remarqué d’ailleurs quand il y a eu la planche d’essais, ils ont fait l’observation de quelques éléments. Sur le plan visuel, il y a un petit bout de lacet qui s’est retrouvé, entre autres. Mais c’était mineur, alors c’est ça qu’il faut pour nous. Ça va être ça. Le défi, ça va être de produire un flocon, le conditionner, le préparer de façon telle qu’il soit exempt de la très grande majorité des contaminants pour ne pas nuire aux opérations subséquentes au niveau du bitume. Mais quand on a fourni nous les sacs pour produire les premiers flocons, on n’a pas fait attention à ça.
Puis est-ce que ça a permis d’apporter des bénéfices à l’enrobé bitumineux ou à l’asphalte par rapport à celle conventionnelle? Est-ce que vous pensez qu’on va pouvoir améliorer ses propriétés ou on reste équivalent ou au contraire, on diminue ses propriétés pour avoir plus de nid de poule?
Est ce qu’il y a des mesures ou des essais qui ont été faits là-dessus?
Oui, je dirais qu’intuitivement, on aurait pu s’attendre à ce qu’au départ en fait, dans les premiers essais, ce qu’on a vu rapidement, c’est qu’on aurait pu s’attendre à ce que les propriétés mécaniques soient meilleures, donc à plus hautes températures.
Mais c’est l’inverse qui s’est produit, donc à basse température. La dureté donc de l’enrobé est vraiment supérieur. Donc il y a vraiment un effet. Un effet qui est étudié de façon très poussée par l’ETS. Actuellement, il faut savoir que le plastique, il joue deux rôles. Il remplace une fraction du bitume donc qui représente à peu près cinq à six pour cent, donc de l’enrobé total.
Donc je dirais qu’il y a un vingt pour cent au maximum qui va remplacer, qui va être remplacé par du plastique. Puis il joue aussi le rôle de matériau de remplissage avec le granulat. Donc il a comme un double rôle aussi. Donc il va se répartir entre les deux faces et assurer quand même une très bonne cohésion.
Je dirais que c’est ça au niveau de la résistance. C’est des choses qu’on vérifie actuellement. On va aller vérifier à la fois en laboratoire, mais aussi avec la planche d’essai. Donc là, on va vraiment voir. On s’attend à ce que le matériau soit plus dur, un peu plus dur. Il est un peu plus difficile à mettre en forme.
Je mets des bémols parce que le partenaire bitumier qui l’a travaillé a trouvé ça très acceptable. Mais il est un peu plus dur à compacter. Ce qu’on anticipe, c’est un produit qui va être un peu plus résistant, donc mécaniquement, probablement donc un avantage pour nos routes au Québec. Il a vraiment été testé, je dirais il y a plusieurs couches d’asphalte, et là, c’est vraiment l’enrobé de surface.
Éventuellement je pense que l’ ETS va le tester comme en enrobé donc de sous couche aussi pour voir un peu l’impact, mais là actuellement il est exposé, c’est la dernière couche d’enrobé qui est déposé sur la route, donc la couche la plus mise à mal.
Dans les éléments qui étaient importants pour nous de suivre et de documenter. C’est qu’on ne voulait absolument pas générer de relargage. Alors ça, c’est un autre élément qui est suivi.
Et la prochaine étape c’est une portion de rue sur le territoire de la ville de Percé, qui mène au Géoparc parce qu’ils avaient déjà un projet de rue Écoconsciente. Alors l’idée, c’est de voir comment on peut réutiliser un maximum de matière résiduelle dans le cadre de ce  projet-là.
Alors là, ça va être vraiment une section beaucoup plus longue qui va se réaliser. Puis ça va être de documenter aussi, de maintenir le suivi de ces différents paramètres. Là, on ne sait pas comment ça va se terminer cette histoire-là. Mais on pense qu’on tient un bon filon. Maintenant, il faut demeurer vigilant, puis maintenir la collaboration avec l’ETS et notre consultant Grégory, pour s’assurer qu’on se dirige vers quelque chose qui est une voie d’avenir.
Moi, je pense qu’on a une voie d’avenir pour une matière qui n’est pas intéressante actuellement, mais qui est encore générée alors il y a encore beaucoup de défis. Ça fait trois ans, mais il me semble que trois ans, c’est court dans la vie d’un projet comme celui-là. Alors nous, on maintient l’effort sur ce projet.
C’est génial, c’est intéressant, on pourra se reparler peut-être pour voir la suite, suite à ce projet pilote. Mais justement, une question qui me vient c’est quel accueil reçoit votre projet de la part des firmes d’ingénierie ou du ministère des Transports et autres qui sont habitués de spécifier dans leur devis un enrobé qui est conventionnel, classique Et là on est assez nouveau est-ce qu’il y a une ouverture ou il y a une réticence de la part des intervenants de ce côté-là.
Je commence Nathalie, on les a rencontrés au début du projet, puis on n’avait pas ces résultats-là. Le ministère des Transports du Québec, on va sûrement leur reparler prochainement parce que là, on a une formulation qui fonctionne. Il y avait un intérêt pour eux, absolument. Ils étaient très intéressés à savoir.
Il faut savoir qu’ici, les routes qui sont couvertes, c’est les routes municipales donc qui sont une juridiction municipale. Les routes secondaires, on n’est pas sur la cent trente deux donc ça, c’est une autre. Mais oui, il y a un intérêt qu’il va falloir poursuivre. Je dirais que c’est d’autres exigences.
Mais oui, il y avait un intérêt de la part du ministère des Transports d’avoir plus d’infos sur ce projet-là. Moi c’est certain que les démarches qu’on fait actuellement c’est au niveau du milieu municipal, justement pour les routes secondaires c’est certain qu’il y a un intérêt.
Nous, en région, il y a un intérêt clairement, mais parce que ce qu’on veut, c’est réduire les distances parcourues par les matières résiduelles générées. Donc cet intérêt-là, il faut le traduire à travers avant tout des projets pilotes. Il faut faire la démonstration et c’est pour ça que la ville de Percé a levé la main très, très rapidement, dès le début du processus et c’est ça qui est bien, c’est que ça nous permet de démontrer vraiment sur le terrain et de rassurer tout le monde sur la faisabilité, sur la durabilité et tous les aspects qui peuvent être questionnés par les firmes d’ingénierie.
Donc on a reçu beaucoup de questions. On a reçu aussi des appels d’autres municipalités au Québec, d’ingénieurs aussi. Maintenant, tout le monde veut voir la planche d’essai. Alors qu’est-ce que ça donne? Il faut avoir la patience, un petit peu la patience d’obtenir ces résultats-là.
Mais nous, comme je disais, on va poursuivre avec l’autre étape au niveau de la deuxième planche d’essai grandeur nature et je pense que ça va venir confirmer à première vue enfin ce que j’entends de l’ETS. Moi, je me fie beaucoup à nos collaborateurs, à nos partenaires, puis eux, ils sont positifs. Moi, quand ils sont positifs, je suis de bonne humeur, tout va bien, alors ça regarde bien.
Je pense que ça augure bien. Donc si on vient qu’à mettre une conclusion là dessus, c’est que c’est prometteur pour le Québec.
À date, les résultats que vous avez obtenus laissent présager qu’on a une solution technologique intéressante pour valoriser nos plastiques permettant d’améliorer nos routes.
C’est l’objectif recherché. Je pense qu’on est sur la bonne voie. Comme je disais tout à l’heure, je ne vais pas me répéter, mais effectivement je pense qu’on est sur la bonne voie.
Génial merci beaucoup. En tout cas on va suivre ça de près puis on se reparle peut-être l’année prochaine quand vous aurez une année supplémentaire en ayant passé un hiver pour voir qu’est ce que ça donne comme résultat?
Bien madame Drapeau Monsieur Hersant, un gros merci puis on se reparle très bientôt merci.
Merci à vous à bientôt merci.
C’était Mme Nathalie Drapeau, directrice générale de la régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie, et M. Grégory Hersant, consultant en chimie verte.
2- Législations sur les matières plastiques : Comment s’y retrouver.
Les différentes législations sur les matières plastiques se multiplient et se complexifient à grande vitesse. Il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, surtout avec l’annonce récente de la décision de la Cour fédérale d’annuler le décret du gouvernement fédéral qui classait les articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Pour démêler ce sujet que l’on pourrait décrire comme aride, j’ai le plaisir d’accueillir notre collaborateur spécial Roger Tambay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic engineers, la SPE section de Québec. Alors bonjour Roger, merci de te joindre à moi aujourd’hui.
Oui bonjour Simon, merci beaucoup de m’inviter à ton premier balado et félicitations pour toutes les choses. Les bonnes choses que tu fais avec Alliance Polymères Québec pour l’industrie.
Merci beaucoup, écoute si tu le veux bien, on va commencer tout de suite en tombant dans le vif du sujet. Il y a beaucoup de législations ces temps-ci qui apparaissent dans le paysage politique, notamment au gouvernement du Canada.
Il y a un nouveau règlement qui interdit les plastiques à usage unique, qui a d’ailleurs été contesté en cours. Mais avant de parler de ça, est ce que ce serait possible pour toi de nous donner un bref aperçu de? Quelle est cette réglementation qui interdit ces plastiques?
Bien sûr. Alors voici, c’est un règlement qui est entré en vigueur le vingt décembre deux mille vingt deux et il interdit la fabrication, l’importation et la vente de certains articles en plastique à usage unique.
On parle ici de sacs d’emplettes les ustensiles en plastique, les récipients alimentaires fabriqués de certains plastiques que le règlement dit problématique, les anneaux pour les emballages de boissons et les bâtonnets et les pailles en plastique. Alors, c’est quoi les plastiques à problème? Selon le règlement, c’est la mousse de polystyrène, le PVC, les articles qui renferment du noir de carbone et les articles qui ont des additifs qu’on dit oxodégradables.
Pour les pailles en plastique flexibles, il y a des exceptions. Heureusement, on parle ici pour les patients d’un hôpital ou d’un établissement médical ou de longue durée. Ces patients là, ils peuvent toujours se servir. On peut toujours leur distribuer des pailles en plastique flexibles. Ce qu’on sait moins un peu, c’est que le règlement exige aussi la tenue d’un registre d’exportation.
On en parle moins souvent, mais c’est bien indiqué au règlement. Alors toute personne qui fabrique ou importe à des fins d’exportation. Un article en plastique à usage unique doit conserver pendant cinq ans le nom, la quantité, les dates de fabrication, la date et la quantité exportée. Et pour les importateurs qui vont exporter des articles par la suite, ils doivent aussi donner des informations sur l’importation et l’exportation et ainsi de suite.
Le règlement, ça ratisse quand même assez large. Et là, justement, le seize novembre dernier, la Cour fédérale a annulé le décret du gouvernement fédéral qui classait ces articles en plastique comme étant toxiques en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
Et ils l’ont fait, même rétroactivement en disant la déclarant nulle et illégale en date de son enregistrement le vingt-trois avril deux mille vingt et un. Là où j’ai de la misère à comprendre, c’est que vu que le règlement a été adopté le seize novembre dernier, mais son enregistrement le vingt-trois avril, comment on démêle ça? Et en même temps, concrètement, qu’est ce que ça veut dire, à quoi on peut s’attendre avec cette décision de la cour?
Excellente question justement, la décision ne change pas grand-chose dans le court terme parce que la loi de deux mille vingt trois. C’était en deux mille vingt trois, la loi avait été modifiée et la contestation, elle portait sur une version antérieure de la loi.
Donc elle n’affecte pas la version la plus courante, tant et aussi longtemps que la nouvelle loi, donc modifiée, n’a pas été contestée. Elle est en vigueur là. Vous allez me dire que c’est une c’est une technicalité, c’est vrai, mais elle est importante. On peut se poser la question. Pourquoi est-ce que le ministre a porté la décision en appel tel qu’il a été rapporté par les médias? On parle ici de la décision de la coalition pour une utilisation responsable du plastique contre Environnement et changement climatique Canada. En réalité, ce n’est pas une demande en appel, c’est une demande de contrôle judiciaire. Ce que ça veut dire, c’est que le ministre Guilbault demande de réexaminer la décision.
Probablement parce qu’il est sous l’impression qu’elle est fondée sur une conclusion de faits erronés c’est-à-dire sans tenir compte des six cents publications scientifiques qui ont été déposés. Il veut donc une nouvelle décision plutôt que d’argumenter à savoir s’il a compétence pour décider ou pas sur ce domaine de compétences.
Là, alors, un petit rappel sur la décision. La juge a déclaré que le fédéral ne pouvait pas être convaincu que tous les articles en plastique sont toxiques juste parce qu’ils sont en plastique, parce que ça rend pas compte de leur dimension, de leur propriété et de de la probabilité qu’ils se retrouvent dans l’environnement et qu’ils causent des dommages.
La Cour a aussi noté que Environnement Canada avait déjà tiré des conclusions et mené une analyse approfondie à l’égard des plastiques à usage unique dont on a parlé tantôt avant de les interdire. Mais elle n’a pas fait environnement Canada n’a pas fait cette analyse poussée pour tous les articles en plastique, donc la toxicité n’a pas été prouvée.
A quoi on peut s’attendre? On peut s’attendre à plus de réglementation, mais plus de réglementation précise pour éviter ce genre de problème dans le futur. Donc ça ne nous aide pas tant. Puis ça fait juste que les prochaines réglementations vont être articulées autrement.
Si je comprends bien pour être sûr que ce ne soit pas contestable?
Oui exactement et dans ce même ordre d’idée là on ne s’améliore pas.
On a d’autres règles qui s’en viennent d’ailleurs. Le gouvernement du Canada. Ils sont en train de procéder au développement de règles sur le contenu recyclé et l’étiquetage des plastiques. C’est un autre type de réglementation qui va s’ajouter. Comment on pourrait présenter ça? En quoi ça va consister? Est-ce que t’as un petit résumé pour nous?
Tu touches sur un point. Tu sais, l’industrie du plastique a été largement non réglementée. Puis là, on nous demande quasiment d’être premier de classe comme immédiatement. C’est comme tout un changement. Alors la notion de recyclabilité pour répondre à ta question, ça a toujours reposé sur le fait que les plastiques, surtout les thermoplastiques, ça peut être transformé et retransformé maintes fois.
Mais ça au sens de la loi, ça va changer. Il y aura trois conditions à rencontrer. La première, c’est qu’il doit y avoir un système de collecte gratuit pour au moins quatre vingts pour cent de la population d’une province. Et dans les milieux urbains, la collecte doit se faire deux fois par mois. Deuxième condition, le rendement de tri.
Il doit être aussi être de quatre vingts pour cent pour une catégorie de plastique, par exemple le polypropylène. Troisièmement, au moins quatre vingts pour cent du volume des balles qui sont produites par les centres de tri doivent trouver preneur et être transformé en autres articles en plastique, pas en produits chimiques, donc ça devient très exigeant de recevoir la possibilité d’apposer le logo recyclable sur un article. Alors pour le logo recyclable lui aussi il va changer. On va tasser les un à sept, le triangle avec les flèches et au centre on indique un à sept. Maintenant ce que ça va être, ça va être soit un crochet vert ou noir dans le cas où l’article est recyclable ou un x noir ou rouge s’il est pas recyclable donc ça change beaucoup les choses.
Ensuite, il va y avoir des exigences minimales au niveau du contenu recyclé dans beaucoup d’articles, surtout dans l’emballage souple et rigide. Alors d’ici deux mille trente, les emballages souples brièvement, ils devront renfermer entre trente et cinquante pour cent de contenu recyclé tout dépendamment de l’épaisseur du film et si c’est dans de l’emballage alimentaire, on parle de dix pour cent d’ici deux mille vingt huit, vingt pour cent d’ici deux mille trente et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. Dans l’emballage rigide, on parle d’entre quarante et soixante pour cent dépendamment du type de résine et à condition de ne pas être en contact avec les aliments.
Si c’est en contact avec les aliments, bien, ça ressemble à l’exigence du souple, c’est à dire dix, vingt et trente pour cent d’ici deux mille trente cinq. L’exception, c’est pour les bouteilles. Alors les bouteilles rigides de boissons, doivent renfermer au moins soixante pour cent de contenu recyclé d’ici deux mille trente.
Puis, selon le règlement, c’est quoi du contenu recyclé? C’est tout plastique qui a été détourné par les utilisateurs et qui étaient des utilisateurs résidentiels, commerciaux, industriels ou institutionnels. On s’attendait à recevoir une mise à jour à la fin de l’année deux mille vingt-trois mais après communication avec Environnement Canada on s’attend à recevoir de l’information en février et mars sur plus de précisions et dans ces plastiques qu’on doit recyclables, en intégrer des pourcentages.
Tout ça est ce que ça s’applique au niveau même des produits qui sont importés ou seulement les productions manufacturées au Canada?
 Ça s’applique à tous les produits qui sont fabriqués ou importés, que les emballages soient remplis ou qui soit non rempli. Donc ça vise tous les propriétaires de marques d’emballage, ceux qui vendent sous leur propre marque sous une marque de commerce. Et il faut comprendre que cette législation là, son but, c’est de réduire les déchets de plastique. En fait, l’objectif, c’est zéro déchet plastique d’ici deux mille trente.
On ne parle pas de zéro déchet, on dit zéro déchet plastique. Ça, c’est un problème parce que l’effet de la loi, il pourrait être néfastes. Parce que lorsqu’on remplace le plastique, par exemple dans l’emballage alimentaire, lorsqu’on l’élimine on augmente les chances de causer du gaspillage alimentaire.
On sait que le plastique est très utile pour contenir les aliments. Le gaspillage alimentaire, ça génère des gaz à effet de serre nocifs, par exemple le méthane. Ensuite, si on remplace le plastique par de la fibre, on sait que même si la fibre est recyclée à par exemple soixante dix pour cent en Europe, elle est quand même deux fois plus présente dans les déchets que le plastique ne l’est donc je trouve qu’on devrait se concentrer sur le recyclage et surtout sur le recyclage pour réduire la consommation de plastique vierge, se concentrer sur la réduction de déchets et lieu de s’acharner au plastique.
On va voir ce que ce que ça va donner et donc on pourrait tous être affectés. parce que ça pourrait bien augmenter les déchets et les gaz à effet de serre.
Bien ça va amener d’autres problématiques, c’est sûr, parce que on remplace un par l’autre. Les gens sont habitués de consommer d’une façon. Puis je pense pas que ça va changer.
Ça va juste déplacer le problème. On ne pourra plus appeler ça du plastique, ça va être un autre matériau. Puis là, on verra si un combat pour cette matière-là, on le voit avec les nouveaux ustensiles en bambou ou la multiplication des contenants en carton c’est une catastrophe. Mais ça, c’est un autre débat.
Justement, en même temps, t’as parlé tout à l’heure de registre qu’il fallait tenir un registre. Là, il y a justement une consultation qui se fait actuellement et la législation va être mise en vigueur sous peu pour tenir un registre fédéral sur les plastiques. Comment ça va s’articuler tout ça?
Bon alors effectivement, on est maintenant en période de consultation publique jusqu’au treize février.
Concernant le registre le registre fédéral, il vise à créer un inventaire de données des flux de plastique au Canada. Ok alors on peut aller envoyer un courriel simplement à Environnement Canada et puis faire ses commentaires par rapport à l’information qui est sur leur site web.
Alors ce que c’est, c’est que tout producteur d’un produit en plastique et tout fournisseur d’un service qui gère les plastiques en fin de vie devra fournir des informations.
Par exemple le type de résine, les quantités utilisées, ce qu’ils ont fabriqué, leurs sources, la catégorie de l’article mis en marché sur le marché canadien, la quantité collectée en fin de vie qui a été détournée, recyclée, transformée en produits chimiques, envoyée des décharges ou encore composté il faut même rapporter les méthodes employées pour mesurer les quantités qui ont été rapportés.
Et maintenant on parle de quelle résine et quel article.
Alors la liste, elle est très longue et elle est assez complète.
Alors rapidement, on parle bien évidemment des emballages souples et rigides, y compris ceux qui sont réutilisables. Les produits jetables par exemple, les rasoirs, les équipements électroniques, articles de sport, jouets, outils électriques, pneus plastique en construction dans les véhicules de transport dans les produits blancs, c’est à dire par exemple les appareils de réfrigération, les plastiques agricoles, même les bouées de sauvetage et les textiles sont compris.
Et pour les résines bien, c’est toutes les résines qu’on connaît, polyéthylène, PET, PVC, ABS, nylon, polyuréthane tous les thermodurcissables, même les résines biodégradables, qu’elles soient naturelles ou non. Alors c’est une liste très longue.
Espérons que cette information sera utilisée de façon intelligente par nos décideurs et que les décisions législatives et réglementaires vont suivre les observations qu’on fait plutôt que d’être motivé par d’autres intérêts.
Oui. Espérons aussi que ça va être constructif et plus pour aider et avoir des outils supplémentaires pour pouvoir valoriser les ressources.
L’avenir nous le dira. Écoute en terminant, c’est quand même déjà juste. On vient de parler de réglementation fédérale et on n’a pas parlé de réglementation provinciale, municipale parce qu’en plus des diverses législations dont on vient de parler du gouvernement du Canada à l’égard des plastiques, il y a le gouvernement du Québec qui a présenté le quinze novembre dernier son projet de stratégie de réduction et de gestion responsable des plastiques, qui va probablement mener à la législation provinciale.
Il y a aussi la ville de Montréal notamment, qui a adopté un règlement municipal qui est entré en vigueur le vingt huit mars deux mille vingt trois, qui interdit l’utilisation d’articles en plastique à usage unique. Comment il est possible de se retrouver dans tout ça là? Comment s’intègre les diverses législations provenant des paliers de gouvernement différents?
Qui a préséance sur quoi? Parce que là, la ville interdit des choses que le provincial ou fédéral interdit pas. Le fédéral interdit d’autres choses. Comment on démêle ça? C’est une série de questions à développement. On pourrait y passer des heures. Comme tu disais. On pourrait quasiment faire une thèse de doctorat.
C’est effectivement difficile, mais il  y a espoir.
Puis on va essayer de démêler ça un peu. Alors justement, un des objectifs non écrits de la stratégie québécoise, c’est d’orienter la province et de s’en tenir moins aux municipalités, petites ou grandes, pour légiférer. Ça fait du sens parce que le sujet de plastique est tellement généralisé que c’est logique que la province donne les directives, pas les municipalités.
Ensuite, quand ça vient, la question de fédéral provincial, c’est un autre enjeu. Il s’agit de la compétence des paliers gouvernementaux les deux se préoccupent de la protection de l’environnement, que ce soit par des règlements, des mesures fiscales, des droits d’émissions de carbone par exemple. Alors le fédéral, lui, il tire sa compétence du fait que la pollution n’a pas de frontières.
Autrement dit, il y a des enjeux interprovinciaux et internationaux, donc ils ont le droit. Le fédéral a le droit de légiférer dans le domaine des plastiques et aussi avec leurs compétences en droit criminel. Ils peuvent instaurer des infractions qui poursuivent un intérêt national légitime, par exemple le contrôle des substances dangereuses.
Le Québec, lui, y tire son pouvoir sur l’environnement en fonction de son champ de compétence sur les droits de propriété, par exemple, les terres publiques de l’État, les forêts, dans l’environnement. Alors en principe, il ne faut pas qu’il y ait conflit entre les lois provinciales et fédérales, mais ça peut arriver.
Mais pour l’environnement, on peut dire qu’en général c’est un champ de compétence où il y a coopération et coordination. Alors la question c’est comment est-ce qu’on interprète des lois qui peuvent être adoptées sur le même sujet? alors si ça arrive bien, on les interprète de façon non conflictuelle.
Ça veut dire quoi? Ça veut dire que par exemple, si le provincial adopte un règlement qui dit que pas moins de un ppm d’arsenic dans un résidu est toléré et que le fédéral dit pas moins de cinq ppm bien c’est la norme québécoise qui s’applique parce que un ppm c’est moins que cinq ppm, mais on dit pas que la loi fédérale est invalide.
On dit juste qu’elle est moins sévère, alors la norme québécoise l’emporte même si les deux s’appliquent. Alors pour s’y retrouver, il faut être à l’affût. Malheureusement, l’ignorance n’est pas un moyen de défense.
Donc à la base, je pense que c’est de partir de la législation provinciale, parce que si je comprends bien, elle est toujours plus restrictive habituellement. Donc en s’assurant de respecter les règlements de la province où on est, on est sûr de ne pas se tromper.
C’est ça. Et ensuite d’être sûr que notre interprétation correspond aussi avec l’interprétation de la loi fédérale.
Et puis là on est OK sur le sujet. Mais comme c’est relativement nouveau, je crois qu’il va sûrement y avoir d’autres causes devant les tribunaux. Beaucoup de jurisprudence qui va se préciser avec les années, l’interprétation de tout ça va sûrement prendre sa place. Oui et les nouvelles lois aussi.
Les règlements qui s’en viennent à suivre encore. Ils ont l’air à avoir beaucoup de plaisir à taper sur les plastiques. Merci beaucoup Roger, c’est très apprécié.
J’espère que ça éclairci les différents aspects de la législation sur les plastiques au Québec, au Canada pour les auditeurs. Puis on aura l’occasion sûrement de s’en reparler, de traiter de la question au fur et à mesure que ça évolue.
Parce que, comme on vient de le mentionner, ce n’est que le début. Donc il y a sûrement beaucoup d’autres surprises qui nous attendent. Donc on aura l’occasion d’en reparler. Merci beaucoup Roger, puis au plaisir de parler très bientôt.
Au plaisir.
C’était notre très estimé collaborateur, M. Roger Tembay, avocat et notamment directeur du développement durable de la Society of Plastic Engineers, la SPE section de Québec.
3- Le marché des matières plastiques recyclés pour qui, comment et pourquoi: L’exemple de Exxel Polymers.
Que diriez-vous d’explorer les défis et les opportunités liées à la réutilisation des plastiques dans l’industrie, en se concentrant sur la manière dont Exxel polymère contribue à cette révolution écologique.
La prochaine entrevue permettra de démystifier le processus de recyclage des matières plastiques. et d’examiner comment ces pratiques influencent le marché actuel des polymères pour découvrir comment l’entreprise redéfinit l’avenir du recyclage des plastiques depuis vingt ans déjà. J’ai le plaisir de recevoir Monsieur Hans Fortin directeur général et M. Éric Fradette président d’Exxel polymère. Alors messieurs Fortin et Fradette bienvenue, merci de vous joindre à notre balado.
Bienvenue merci, merci de nous accueillir, c’est un plaisir.
Écoutez, on va enchaîner tout de suite avec des questions pratiques parce que le sujet et quand même connu et mal connu.
Les matières plastiques recyclées, on en entend de plus en plus parler, mais ce n’est pas toujours évident de savoir qu’est ce qui se recycle? Qu’est ce qui, même si c’est recyclable, va être recyclé. Qui peut se départir de matières? Qui peut s’approvisionner de matières recyclées avec l’expertise de votre entreprise et même de vos connaissances personnelles?
Je pense que vous êtes les bonnes personnes pour aider les gens à démystifier ce sujet là. Je vais commencer peut-être dans le terme de matières. Quelle sorte de matière on peut retrouver dans une entreprise comme la vôtre et sous quelle forme.
Écoutez ce qu’on trouve comme produit ici. En fait, nous on recycle, des matières plastiques et surtout des matières de commodité. Je dirais beaucoup de ce qui est de polypropylène, de polystyrène, aussi de l’ABS et de polycarbonate. Mais je dirais le plus gros gros volume de ce temps ci pour en 2024, je dirais pratiquement soixante pour cent de notre production en ce moment est en polypropylène oui, nos matières, c’est des matières qui viennent, surtout de sources post industrielles, des rejets industriels, ça veut dire que tous les mouleurs en injection, en extrusion ou quoi que ce soit, génèrent des rejets, des rejets industriels, que ce soit sous forme de pièces manquées, mal colorées ou de purge, c’est ce genre de matériel là que nous, on s’approvisionne à la grandeur du Québec, du Canada et le reste des États-Unis.
J’ajouterais qu’on s’approvisionne aussi quand même en post consommations, mais des biens qui ont été utilisés dans des industries, donc des palettes, des packs, Des choses comme ça, ce n’est pas nécessairement des matières qui sortent des centres de tri, mais c’est des matières qui ont été utilisées et consommées, donc qui se qualifient comme post consommation.
Je peux vous donner une petite idée là juste des fois c’est pas industriel, c’est quoi? C’est il y a une matière qu’on récupère, qui suscite un peu l’intérêt justement des gens, c’est des rejets de couches, de couches d’incontinence. Ce n’est pas de la matière postconsommation, c’est plus les fabricants des usines qui fabriquent en fait des couches ont des rejets. C’est à dire que le tissu comme tel, c’est cent pour cent polypropylène qui est cent pour cent recyclable, c’est à dire les rejets, on peut imaginer un peu la coupe, la découpe de ces rejets là bien c’est une de nos sources de matière. Mais on appelle ça quand même un déchet industriel.
Oui, bien c’est ça. En fait, c’est dans le procédé de transformation. La matière n’a pas été souillée, elle n’a pas été utilisée. Mais, il y a quand même des rebuts. On a les équipements ici pour densifier le produit, c’est à dire le faire fondre pour le filtrer, s’il y a eu des contaminants, puis changer les propriétés de la matière.
Ça c’est quand on parle de propriété au niveau de l’impact, redonner de la résistance ou augmenter la fluidité, c’est toutes des choses qu’on peut faire nous ici en cours de procédé.
D’accord et les gens qui vous alimentent en matière, est ce qu’ils vous vendent leur matière? Ils vous la donnent? Est ce qu’ils doivent payer pour que vous preniez cette matière?
Là, on achète la matière, c’est à dire qu’il y a un marché. Il y a un marché qui se créé. Ça fait, vingt ans qu’on travaille  à l’éducation et pour acheter la matière le plus propre possible parce que c’est des matières industrielles qui ont été dans les usines, mais il s’est créé un marché.
Puis c’est un prix au kilo, tout dépendant des spécifications de la matière. Tout dépend de la quantité, de la qualité, la forme aussi. Si c’est une pièce ou elle arrive déjà en flocons si on veut ça fait qu’il y a des prix selon le type de matière. Puis comment de traitement on doit mettre aussi parce qu’il y en a des fois qui nous sont offerts gratuitement, mais habituellement, ça implique toujours un traitement manuel.
Puis d’ailleurs, vous parlez de prix là, est ce qu’il y a un marché du polymère ou du plastique recyclé un peu comme la bourse, ou si c’est chacun qui fixe les prix comme il veut, selon la demande ou s’il en veut, il n’en veut pas. Comment ça fonctionne? La fixation des prix sur un marché?
Bien, oui, il y a un marché. C’est un marché d’offre et de demande si on peut dire. C’est à dire que nous, on se compare.
En fait, on suit beaucoup l’indice de la résine vierge. Que ce soit polyéthylène ou Polystyrène. Bien ça, ça bouge, ça bouge continuellement. Je veux dire c’est un marché. C’est comme aller mettre de l’essence dans ton auto. Aujourd’hui t’as 1,57$, demain t’as 1,62$, ça bouge, ça bouge beaucoup.
Les plastiques bien, c’est souvent de pétrole ou de gaz naturel. Il y a un marché. Pour les fabricants de résines vierges, c’est aussi un marché, un peu d’offre et de demande.
Et nous, ça suit ça. Je dirais à peu près et donc tout dépendant de la matière, du coût de la matière vendant, on associe le prix en conséquence. Oui c’est une industrie ou qu’il faut que t’aies des bonnes connaissances de tes prix de revient parce que t’es toujours en relation avec ton prix de vente.
Donc il faut que tu comprennes selon le prix de l’achat si tu vas être capable de faire des profits ou non. Donc il faut que tu comprennes très bien tes opérations.
Oui, j’imagine de suivre. Le coût de la matière vierge a un impact, étant donné que vous compétitionnez directement cette matière.
 Il faut, même si des fois les gens sont prêts à payer un peu plus cher pour ce genre de matière.
Là, ils peuvent pas, ils n’ont pas n’importe quelle limite, on est encore. On est encore au point que les gens achètent parce que nos clients achètent beaucoup de matières recyclées. Mais souvent, par souci d’économie aussi. On est encore là, on n’est pas on vend la matière, mais on est compétitif à la résine vierge, ça c’est sûr.
C’est vraiment intéressant parce qu’on a l’habitude d’entendre que la résine vierge est toujours moins chère que la résine recyclée parce qu’il doit y avoir des traitements supplémentaires de faits sur la matière recyclée. Mais dans votre cas, probablement du fait qu’il y a des post-industriels, qu’il y a moins de nettoyage ou de traitement à faire, ce qui vous permet d’avoir des plus bas coûts.
Mais, c’est une bonne nouvelle, ça de voir que c’est compétitif et que les gens peuvent offrir des produits recyclés sans avoir de coût supplémentaire à payer? Absolument, puis il faut respecter en plus les paramètres de la résine vierge. Je veux dire que peu importe le produit ou au niveau des spécifications.
Il faut être égal sinon supérieur à la résine vierge avec une constance, puis en plu, tu peux en parler Et en plus c’est au niveau de la décarbonisation et puis site d’enfouissement, côté environnemental c’est sûr que c’est très bénéfique à prix comparatif. On prend de la matière dans le fond qui a été détournée des sites d’enfouissement.
Et puis il y a un haut facteur d’évitement aussi en termes de carbone. On a fait des études. Ce qu’Éric fait référence, c’est qu’on a fait une étude très détaillée et certifiée par le Conseil des industries durables sur notre performance environnementale. Et puis ce qui est ressorti, c’est que le facteur d’évitement est de 2,7 tonnes de CO2 par tonne de plastique recyclé.
Dans notre cas, donc il y a un évitement majeur à chaque fois que tu es côté environnemental, c’est très bénéfique. Le plastique c’est un gros avantage. C’est quoi une tonne de CO2? Une tonne de CO2? Oui, merci Éric. Parce que là on est tellement dans le détail, on vient qu’on oublie les comparatifs.
C’est que dans le fond, ce que Éric fait allusion, c’est que, en 2021, on a fait l’évitement dans le fond de 42 000 tonnes de CO2. Puis ça, ça équivaut à planter 210 000 arbres dans un an, c’est l’équivalent de 10 000 voitures retirées de la route. C’est l’équivalent de la consommation électrique de 135 000 foyers.
Donc c’est pour dire que le plastique a un gros impact environnemental. Ca vaut la peine comme ça. Puis vous parliez tout à l’heure que la matière vous deviez respecter des standards, des spécifications techniques très précises qui devait dépasser même la résine vierge. C’est quoi le procédé et les traitements que vous devez faire subir à la matière pour être capable de contrôler justement ces paramètres là à la sortie?
Mais quand on dit nous recycler le produit ou la compounder ou la revaloriser,  conditionner, on essaie de se démystifier un petit peu dans tout ça. C’est que dans le cours de notre production, ce qu’on veut la matière, elle est fondue. C’est à dire que tout ce qui est une matière solide, tantôt je parlais de couche, mais n’importe quel produit sous forme solide ou flexible bien nous ici on va les déchiqueter, on va les rendre une granulométrie qu’on peut qui est travaillable avec un flot et on va on va passer. Oui tout est testé. Oui, c’est juste une précision, mais dans le fond, tous les intrants qui rentrent dans l’usine doivent être testés pour les propriétés physiques.
Ca c’est très important pour nous. oui, puis ou on se démarque ici aussi, c’est qu’on a. On investit beaucoup aussi dans la capacité de mélange pour uniformiser les lots ou les batchs si on peut dire. On est rendu à presque dix neuf silos. Faut installer on en a treize présentement on en a sept autres en commande.
C’est tous des silos qui sont des mélangeurs, c’est à dire qu’il faut bien comprendre une fois que la matière est granulé que ce soit un polypropylène ou un polystyrène, ou peu importe, la qualité passe par l’uniformité de la matière, ça veut dire qu’on va uniformiser des lots de je veux dire 20 000 kilos ou 20 000 kilos pour que ce soit le plus constant possible, le plus uniforme possible soit uniforme au niveau des caractérisations de la matière, oui.
puis par la suite bien. C’est une fois qu’on a nos paramètres, qu’on sait qu’est ce qu’on a mélangé ensemble ou qu’est ce qu’on a à produire? On va c’est là ou on va faire fondre le produit dans des lignes d’extrusion. On a cinq, on travaille sur une sixième ligne d’extrusion en ce moment, c’est à dire on fait fondre le produit.
Puis une fois l’état liquide, on est capable de le filtrer. vous savez, la des filtres, c’est une filtration qui est à peu près de 100 mesh 120 mesh pour donner une idée, c’est comme un filtre. C’est comme un filtre de on va dire comme un gros freesbee, un gros freesbee qui a des trous au laser dedans.
Mais c’est ça, la matière liquide passe au travers de ce filtre là. pour capter tout contaminant qu’il y aurait eu soit de papiers de carton ou des fois de plastique qui fond à plus haute température et et par la suite c’est remis à à l’état solide. C’est comme on peut imaginer des genres de brins de spagheti qu’on va découper, mais c’est fait là à des niveaux Si on parle des machines qui font 500-1000 kg à l’heure.
puis après on retourne en silo pour remélanger pour uniformiser les différents lots. Donc nos clients, eux, ils peuvent recevoir des camions citernes jour après jour. Puis ça a l’air toujours la même du même lot alors que les intrants étaient complètement disparates. Nous notre force c’est vraiment c’est les formulations, c’est savoir mélanger quoi avant et après c’est là que je te dirais Exxel se distingue des autres.
oui de ce que je comprends même. C’est un des enjeux souvent des détenteurs de marques ou ceux qui sont propriétaires de produits. Ils ont besoin d’avoir une uniformité dans l’approvisionnement. Lorsqu’ils font surtout pour des produits plus techniques, ils font des spécifications, ils vont faire des certifications ou valider des besoins spécifiques.
de pouvoir avoir un approvisionnement constant. C’est un enjeu, donc de travailler avec un procédé comme le vôtre. Ça offre cet atout là. Si je comprends bien? absolument oui, oui oui. Et puis sans ça, on ne serait pas capable d’expédier en vrac camion, jour après jour avec et puis respecter les caractéristiques demandées de nos clients.
Donc c’est vraiment c’est le côté mélange sur lequel qu’on se distingue, qui nous donne cette force de frappe là. si, si, je me fais l’avocat du diable ou essayer de donner un coût aux gens qui ne sont pas recyclés. Si je comprends bien, on résume vous avez de la matière qui est uniforme d’un lot à l’autre, puis d’un transport à l’autre et vous avez une résine qui est dans un prix compétitif avec la vierge.
Donc maintenant, quelle raison ont les détenteurs de marque pour pas migrer ou recycler? Si je comprends vos explications, il n’y a plus personne qui a d’excuse. C’est sûr que toutes les matières qu’on recycle, c’est des couleurs, les couleurs est un enjeu aussi. Si si, c’est une pièce noire. Ben c’est oui, il y a, il n’y a pas de il n’y a pas d’enjeu, je veux dire il n’y a pas d’enjeu, on peut utiliser la matière recyclée à 100%, mais là, nous les, les couleurs, toutes les couleurs sont mélangées ensemble.
Et nous, ce qu’on fait, c’est qu’on on rajoute à peu près. On rajoute un léger pourcentage de noir de carbone pour noircir la matière. C’est sûr que c’est sûr qu’il y a quelqu’un qui a qui a besoin d’une couleur plus pâle, sachant que les couleurs, c’est difficile de pâlir des produits.
L’enjeu vous venez de mettre le doigt dessus. Oui, mais c’est là qu’on commence à réfléchir aussi. Quel genre de partenariat qu’on pourrait développer parce qu’on voit bien qu’il y a des tendances dans l’industrie qui veulent aller vers là. Mais c’est de trouver ça nous prend aussi les bonnes sources d’approvisionnement, les bons partenaires, ça prend un client dans le fond qui va pouvoir nous appuyer aussi, donc, mais ça fait partie des défis du recyclage du futur si on veut étendre les gammes de produits oui, effectivement.
Et peut être même que la recherche sûrement qu’ils se penche déjà sur la question, mais de voir la décoloration être capable d’extraire les colorants, peut être que ce serait un coup de pouce pour vous aider dans votre travail?
Ah, c’est sûr que s’il y avait une baguette magique qui pourrait faire ça, ça serait le fun.
Oui, oui, absolument, C’est un des défis. Puis l’autre défi aussi, c’est de faire entrer si on veut la matière recyclée dans des industries qui habituellement utilisent peu de matières recyclées. Ou pense l’automobile ou l’emballage alimentaire? Des choses comme ça donc c’est tous des marchés dans lesquels ce serait intéressant de s’attaquer dans le futur.
Mais souvent on voyait à la base pour recycler du produit. Comme je dis, ça fait presque ça fait presque trente ans que je suis dans l’industrie du recyclage de matières plastiques, mais tout passe par l’éducation, c’est l’éducation. comment recycler, comment les recyler ou quel produit qui est recyclé. Puis c’est une question qui n’est vraiment pas facile.
Puis même nous, qui a toujours été dans l’industrie, c’est un casse tête tout le temps. Ça passe par le design du produit L’écoconception L’écoconception. Si le produit il a été pensé que en fin de vie il peut se retrouver soit dans un bac bleu ou soit ailleurs, mais qu’il qu’il soit recyclable, qu’il ne soit pas contaminé.
Quand je dis contaminé, c’est comme si on va dire je sais pas moi si on pense pas un sac de chips par exemple, qui qui est peut être en différentes couches, laminé avec de l’aluminium dedans des choses qui sont peu recyclables, c’est difficile à recycler ça. Même si le sac est hyper mince, il peut y avoir trois, quatre, trois, quatre, cinq couches de polymères différents, ça prend des polymères qui sont compatibles quand on va les recycler en propriétés physiques et en couleurs aussi.
Oui exactement c’est tout un casse-tête, mais que vous avez réussi à maîtriser au fil des ans. Puis, avec ce qu’on voit de votre évolution, vous le maîtrisez plus que bien merci merci. Écoutez juste en terminant le dernier mot. On a parlé des extrants, qu’il y a beaucoup de possibilités en termes d’intrants pour que si jamais les gens qui se disent ah, j’ai de la matière à me départir qui est en post- industriel, c’est quoi les critères pour prendre de la matière?
Est ce qu’il y a des volumes minimums? Il y a des types de matières que vous prenez, d’autres que vous ne prenez pas en dehors des zones. On a parlé tout à l’heure de résine qui pourraient venir de produits, par exemple dans les laboratoires. qui sont très peu souillés, mais qui peut avoir une certaine contamination.
Ça peut être Vous parlez de rejet, de purge. Est-ce que quelqu’un qui en a un sac, vous vous contacte ou il faut attendre d’avoir ramassé une couple de caisses? C’est sûr. C’est sûr qu’ici, il faut savoir qu’on recycle environ 1,3 millions de kilogrammes par mois, à peu près en ce moment ici.
C’est sûr que nous, quand on récupère, on sait qu’on va chercher de la matière. C’est souvent, c’est souvent des camions, c’est des 53 pieds là. Mais il y a des gens, des gens qui désiraient exemple, comme des produits comme le laboratoire ou des choses comme ça. C’est sûr que souvent il faut commencer à quelque part.
On ne peut pas dire ça nous prend absolument des volumes X. Moi, nous, on est toujours prêt à commencer à commencer à comme je disais, tantôt c’est un peu une question d’éducation, c’est qu’est ce qui est recyclable? Qu’est ce qui ne l’est pas? Qu’est ce qui peut? C’est souvent aussi c’est le triage à la source.
C’est sûr que si on nous amène un exemple, on va dire on va essayer de penser, je sais pas moi. Des fioles, des fioles qui viennent en laboratoire, puis que la seringue, le bouchon, le bouchon est dans en polypro la la seringue est en polyethylène ou c’est sûr que la personne qui qui les utilise ne peut pas savoir ou déterminer ça des fois des fois c’est écrit, des fois c’est pas écrit, mais c’est d’y aller il faut pas se décourager, mais il faut y aller.
C’est un produit à la fois. Une étape à la fois il y a un triage à la source. Qu’est ce qui est recyclable? On le recycle, qu’est ce qui l’est pas bien, il faut, il faut qu’il soit détruit, ça sert à rien de nous amener des produits ou d’avoir des produits qui même avec la meilleure intention, Mais si on est obligé de se départir ou de jeter le quart des produits ou mettre de la main d’oeuvre par la suite, c’est plus complexe.
Oui, puis l’autre chose aussi, c’est que des fois, il peut y avoir des regroupements d’entreprises ou de laboratoires. Je dis laboratoire, c’est pas nécessairement des produits que vous voulez utiliser, mais, mais de certaines organisations qui ont des produits. Des fois, ils peuvent se rassembler, puis regrouper leur matière pour pouvoir avoir un volume suffisant qui est plus intéressant à disposer.
Oui, et puis le recyclage aussi. Je crois que c’est bon de mentionner qu’on est dans un je dirais. On est à l’avant-garde de la circularité. Donc s’il y en a qui veulent se mettre à utiliser aussi des matières recyclées, s’ils ont des rejets, bien nous contacter. Puis on va voir. Qu’est-ce qu’on peut développer comme partenariat pour développer des boucles de circularité?
C’est là la force. Je pense qu’on peut intervenir, puis on peut améliorer les choses. oui excellente idée, il n’y a rien de mieux que d’en jaser puis des fois il y a des opportunités qu’on n’aurait pas cru possible qui deviennent possibles parce que là on développe quelque chose qui se faisait pas avant.
Si on veut faire des nouvelles choses, faut essayer y a des choses qu’on ne faisait pas. Vous avez bien dit mais messieurs merci beaucoup. je vous souhaite bonne chance et on se reparle très bientôt pour suivre l’évolution de de de vos projets. Absolument merci merci beaucoup au plaisir à la prochaine à la prochaine merci merci bye bye.
C’était Monsieur Hans Fortin, directeur général et M. Éric Fradette, président d’Exxel Polymère.
Voilà, c’est déjà tout pour ce premier épisode de sortir du moule. Ne ratez pas le prochain épisode alors que nous aborderons les emballages intelligents, l’intelligence artificielle et la valorisation des rebuts de matériaux composites pour rester connecté sur l’industrie québécoise des plastiques et des matériaux composites. Visitez polymeresquebec.com C’était Simon Chrétien et je vous dis au mois prochain.

Dégagement de Responsabilité 

Le balado “Sortir du Moule” est une initiative d’Alliance Polymères Québec visant à offrir une plateforme d’échange et de discussion sur divers sujets relatifs à notre secteur d’activité. Nous tenons à préciser que les opinions et informations transmises par les invités au cours de nos épisodes ne reflètent pas nécessairement celles d’Alliance Polymères Québec.

Les propos tenus par les invités sont exclusivement les leurs. Ils ne sont en aucun cas une représentation des vues, politiques ou positions officielles d’Alliance Polymères Québec. Notre organisation ne prend pas en charge, et par conséquent, décline toute responsabilité quant à l’exactitude, la complétude, la fiabilité ou l’actualité des informations présentées par les invités.

Nous encourageons nos auditeurs à faire preuve de discernement et à considérer que les discussions dans “Sortir du Moule” sont destinées à stimuler la réflexion et le débat et ne doivent pas être perçues comme des conseils professionnels ou officiels.

Nous remercions nos auditeurs pour leur compréhension et leur intérêt continu envers “Sortir du Moule” et Alliance Polymères Québec.

Réalisation : Alliance Polymères Québec
Animation : Simon Chrétien
Prise de son, conception sonore et mixage : Simon Chrétien
Texte et montage : Simon Chrétien

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